C’est un vrai bonheur d’écrire sur ce blog. D’écrire tout court, j’imagine. Mais les discussions et les échanges en commentaires amènent un plus qui est essentiel.
C’est un bonheur d’écrire, parce que ça force à cristalliser momentanément sa pensée, à la formaliser. Cet acte d’immobilisation de la pensée, que l’on pourrait assimiler à un frein au changement, est au contraire ce qui permet de sentir sa pensée en mouvement.
Depuis que j’écris sur ce blog, j’ai une conscience plus forte de l’évolution de ma pensée. Relire un texte écrit il y a deux ans permet de retracer mentalement le chemin parcouru. De réaliser ce qui change, et ce qui ne change pas.
Ecrire est un vrai bonheur.





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[...] font-size:10.0pt; font-family:”Times New Roman”;} Hace unos días leí un post en un blog francés , titulado “El placer de escribir” (Le bonheur d’écrire), en el cual el autor reflexionaba [...]
[...] on se situe. Ce qui est vraiment intéressant, c’est de voir aussi comment la position évolue. En effet, ce qui m’intéresse, c’est d’aller sur les points de contradiction [...]
15 Comments
100% d’accord avec toi et pourtant quand j’étais plus jeune, j’avais horreur de faire des rédactions
Que voilà un excellent billet pour un jour de grève
salut à vous, et merci d’être venu commenter cette petite pensée qui m’est venue tout à l’heure en marchant.
J’ai toujours aimé pour ma part les rédactions ; par ailleurs, Rubin, je suis allé travailler aujourd’hui. Mais ça, tu t’en doutes…
Je pense qu’à la différence d’une rédaction scolaire, la rédaction d’un article est une action volontaire, non forcée et non jugée par un arbitraire… Ce changement contexte fait beaucoup je pense.
En tout cas je partage a peu près ton sentiment lors de l’écriture.
salut AsTeR, merci pour ton passage ici…oui le contexte est très différent. Mais je n’oublie pas les quelques profs au collège qui, après mes parents, m’ont fait aimer notre langue en l’écrivant et en la lisant. Je n’ai pas un souvenir horrible des rédactions, au contraire…!
à bientôt
En effet, écrire, même laborieusement comme je le fais moi-même, contribue au bonheur dans la mesure où on accouche ainsi de sa propre vérité. Sans l’écriture, on ne peut savoir réellement ce que l’on pense. Quand on parle à quelqu’un oralement, toutes sortes de facteurs non verbaux nous empêchent d’aller au bout de notre pensée, ou de ce que l’on a à dire et qui reste donc ainsi vague parce qu’informulé. Nous pouvons aussi exprimer des opinions que dans la vie réelle la prudence dissuade de formuler. Internet est le véritable lieu de la liberté d’expression et d’opinion même s’il y a le revers de la médaille donnant lieu à des défoulements que l’on peut considérer comme des exutoires. Avant, quel autre moyen était offert au simple pékin d’écrire et par là de développer sa réflexion ? C’est pourquoi j’apprécie énormément les blogs mais pas n’importe lesquels. Par exemple, j’ai fréquenté un temps ceux du nouvel obs. Dès que l’on aborde le sujet de l’islam, aussitôt on est vite catalogué d’extrémiste et de pousse au crime, ce qui n’est guère propice à la liberté d’expression, même si le nouvel obs ne censure pas lui-même, ses lecteurs s’en chargent. Il n’est plus alors possible de s’exprimer sans qu’aussitôt les anathèmes pleuvent. Je pourrais aller me défouler sur des sites islamophobes mais cela ne me ferait pas avancer dans ma réflexion. Il faut de la contradiction suffisamment pour pouvoir affiner sa pensée, si tout le monde dit la même chose, ce n’est plus possible, même si au fond, c’est bien ce à quoi l’on voudrait parvenir. Mais quel ennui ce serait au fond ! Il faut donc un peu de contradiction pour avoir de quoi penser mais il ne faut pas que cela suscite de la rancoeur contre ses adversaires. Chaque jour, nous avons ce problème avec les autres, de les supporter, ce que Kant appelait « l’insociable sociabilité » de l’être humain. Ainsi en débattant sur de petites différences de points de vue, nous tachons d’apprivoiser cette part d’insociabilité qui est en nous en essayant de sortir de notre seul point de vue et de comprendre celui des autres. C’est du moins ce que j’essaie de faire personnellement dans les blogs. Merci à toi, cher lomig de me le permettre.
salut Michèle, merci pour ce partage. Et oui : c’est bien le but de ce blog que de pouvoir discuter, tranquillement, de tout. tous les avis sont acceptés ici, sauf la violence ouverte.
C’est à moi de te remercier pour ta participation active et pour ton apport dans les discussions. Cet espace n’existe que par les discussions qui y naissent, et par l’esprit général donné par le titre : Expression Libre !
à bientôt
Je découvre ce blog tout à fait par hasard et je vous approuve quand vous parlez du « bonheur d’écrire ». C’est ce que je ressens avec mon propre blog même si parfois c’est ardu, difficile et contraigant. Le bonheur est en fait au bout du texte.
Salut François Collette, merci pour ton commentaire.
Oui c’est parfois ardu et contraignant. Plus qu’au bout du texte, je dirais que le bonheur est aussi sur le bord du chemin…c’est en faisant que parfois, sans prévenir, un moment de vrai plaisir ou de bonheur survient, fugace.
Mais le vrai bonheur, c’est de rencontrer des gens et de discuter grâce à ce travail. C’est ce que nous faisons chez LHC, et à la république des blogs… à bientôt
Je pense qu’écrire ce qui suit serait un bonheur pour mes lecteurs pour dire que si le paradoxe de la philosophie théorétique est éclairci il n’en reste pas moins un point central de la science actuelle et puisque l’inanité à laquelle la philosophie theoritique est réduite porte en soi l’inanité profonde de la recherche philosophique en tant que discipline exclusivement spécialisée , elle est une contradiction et une absurdité irrémédiable et puisque l’inanité de la science ‘ dés lors qu’une science totalement spécialisée et de ce fait inapte à définir le savoir scientifique et l’idée même de l’irrationalité scientifique est , à son tour contradiction théorique et pratique insoluble, dés lors la crise de la philosophie théorétique porte l’emblématique en soi et les motifs et les causes de la crise des sciences et de la civilisation européenne, comme l’a dit justement hurssel, font que la crise de la philosophie et de son paradoxe constitutif est donc bien autre chose qu’une épisode marginale et négligeable de la culture, dont on viendrait à bout par quelque forme de réorganisation des études universitaires ou autrement. Cette crise, bien au contraire, concerne notre vie et la signification de la vie de chacun, exilé dans sa discipline, exil aussi absurde qu’inévitable, le philosophe théorétique ( qui aux yeux de beaucoup, serait l’incarnation résiduelle d’un type de savoir obsolète, sans actualité et donc inutile) coupe en réalité sur la ligne la plus avancée des contradictions , des difficultés et des paradoxes caractéristiques des événements contemporains, dans sa relative solitude et son impression sociale, il perçoit pour tous et sans doute mieux que personne l’origine de la crise telle qu’elle se profile au seuil des sociétés technologiquement avancée matériellement.
beuh….?!?
bon, je considère que la philosophie doit être une discipline de vie, et non pas un savoir. Il faut revenir pour cela à la conception grecque de la philosophie : remise en question, pensée de la vie.
à bientôt
Pour ma part, je ne sais pas si écrire est un plaisir. Ou alors c’est un plaisir un peu particulier, comme la drague. Et la drague, c’est un art mes amis !
Oui Maxime, le plaisir d’écrire et le bonheur de lecture, le meilleur ami est le livre. lis s’il te plait sur mon site. http://azizmohamedbennani.unblog.fr/
salut Maxime, veux-tu dire qu’écrire est un art ? Quel est le rapport entre la drague et l’écrit ? L’écriture serait une sorte de drague spirituelle ? (et asexuée)
A vrai dire j’ai oublié ce que je voulais montrer à travers cette comparaison avec la drague. Mais elle était sincère