- La dislocation hexagonale : l’état-providence dépassé ou chronique d’une implosion inlassablement annonçée, tribune de Jean-Louis Caccomo sur le Québécois Libre
- Chips et statistiques ethniques, chez Hashtable
- Obama à l’heure française, chez Guy Sorman
- Défense de Benoît XVI, chez Ivan Rioufol
- Défendre le secret bancaire, c’est défendre l’individu contre l’oppression, tribune de Thierry Afschrift sur l’Institut Hayek
Bonne lecture !
Tagged: Barak Obama, Benoît XVI, Etatisme, Individu, Institut Hayek, Québécois Libre, Secret banquaire, Statistiques
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9 Comments
LOmiG,
Le billet de Caccomo est exceptionnel de lucidité et de bon sens. Je le ferais bien lire à une légion de trolls gauchos, les quelques principes simples qu’il rappelle sont de salubrité publique. J’invite en tout cas ceux qui l’ont lu à le diffuser largement.
Au passage, j’ai beaucoup aimé cette phrase, qui si elle n’était pas au centre du propos, résume à elle seule l’incommensurable supériorité américaine en matière de vitalité démocratique sur une certaine France qui prétend pourtant s’ériger en référence mondiale sur le sujet :
«Les Américains ont assumé leur choix électoral jusqu’au bout, sachant qu’ils auraient la possibilité de changer le moment venu.»
Ceci est la BASE. Et dans ce pays, on l’a complètement oubliée, au profit de hautes considérations idéologiques à l’intérêt fumeux.
@ Evan: oui le billet de Caccomo est excellent ! Et oui, la phrase que tu cites est la base du jeu démocratique. Il y a là un paradoxe qui n’est peut être qu’apparent, mais qui interpelle tout de même : ce sont ceux qui nous rabachent sans arrêt les oreilles avec l’aspect démocratique des choses (au point d’en faire une sorte d’absolu de perfection, même là où ce n’est pas le mode de décision le plus adapté), qui sont également les moins clairs sur ses principes.…
à bientôt
Je viens d’avaler celui de Thierry Afschrift, il est redoutable aussi.
Je crois qu’il est très important de comprendre les enjeux cachés derrière l’apparent souci d’équité qui est la source de cette nouvelle chasse aux sorcières. Cet exemple résume assez bien, je trouve, l’irréconciliable schizophrénie d’une opinion française et européenne qui réclame à corps et à cris les solutions auprès d’Etats dont elle prétend, de l’autre côté, réduire l’influence au motif de la préservation des libertés individuelles.
Il m’apparaît de plus en plus urgent d’informer, inlassablement, sur les enjeux que cette crise porte en elle à propos du rôle d’un Etat national et des limites de ses compétences. Il me semble que, si les opinions parviennent à intégrer, petit à petit, ces limites et leurs conséquences directes sur le règlement progressif de la crise (et donc sur leur niveau de vie individuel) on ira vers un apaisement du climat social et sur l’éclosion d’un contexte davantage susceptible d’aérer les perspectives de l’Europe.
Mais cela implique de gagner la bataille de l’information contre le puissant courant d’opinon mono-pensant qui tend à exiger, sous peine de chaos social, des administrations suffocantes des garanties qu’elles sont bien loin d’être en mesure de pouvoir apporter.
@ Evan: d’accord en tous point avec cela. C’est la bataille de l’opinion qu’il faut gagner. Répeter, encore et encore, la vérité. Infiltrer les médias pour les secouer de leur gauchisme congénital…Infiltrer l’éducation nationale pour les secouer de leur socialisme et de leur étatisme…y’a du boulot !
Et ben avec des titres comme «défendre le secret bancaire, c’est défendre l’individu contre l’oppression»(faut pas pousser quand même) c’est pas gagné
@ polluxe: ah ? et pourquoi ? tu as lu l’article ?
Oui. Et le terme «oppression» en matière fiscale me parait déplacé. Les tibétains sont opprimés par la Chine par exemple mais Johnny n’est pas opprimé par le fisc.
salut Polluxe,
après vérification dans le dico, en droit constitutionnel, l’oppression est «la violation répétée et systématique, par les pouvoirs publics, par un usurpateur, des principes constitutionnels et spécialement de ceux qui protègent les droits publics individuels»…on peut donc utiliser ce mot, en français, pour décrire ce qu’on estime être un excès de fiscalité, surtout si cette fiscalité est ciblée sur une catégorie de personne : on sort effectivement alors des principes constitutionnels qui voudraient que les règles soient les mêmes pour tous…non ?
Il me paraît un peu étrange d’ergoter sur le terme «oppression» quand l’auteur démontre avec tant de clarté en quoi la chasse aux sorcières déclenchée sur le secret bancaire procède de ce type de mécanisme.
Non, les démêlés de Johnny avec le fisc ne relèvent pas, à proprement parler, de l’oppression. Par contre, les exigences grandissantes de transparence des Etats vis-à-vis de leurs propres citoyens relèvent, elle, d’un mécanisme d’oppression, dont le secret bancaire n’est qu’un aspect.
Il y a dans cet exemple un mal très français qui consiste à se croire assez pertinent pour démonter d’un revers de main, en extrayant un détail de forme hors de son contexte, une démonstration étayée et solide, parce qu’elle semble initialement aller à l’encontre de nos idées habituelles.
Afschrift le démontre très bien, au-delà de ce titre provocateur qui fait mouche : «Défendre le secret bancaire, donc ces vilains millionnaires qui planquent leur argent par absence totale de sentiment de solidarité? Ce n’est pas sérieux…» Certains aspects de nos libertés individuelles ne font pas «peuple», pas «social», mais ils relèvent des fondements même de la démocratie, souvent acquis de haute lutte, ne l’oublions pas.