Conseils de lecture #46

Bonne lec­ture !

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9 Comments

  1. Evan

    LOmiG,

    Le billet de Cac­como est excep­tion­nel de luci­dité et de bon sens. Je le ferais bien lire à une légion de trolls gau­chos, les quelques prin­cipes simples qu’il rap­pelle sont de salu­brité publique. J’invite en tout cas ceux qui l’ont lu à le dif­fu­ser largement.

    Au pas­sage, j’ai beau­coup aimé cette phrase, qui si elle n’était pas au centre du pro­pos, résume à elle seule l’incommensurable supé­rio­rité amé­ri­caine en matière de vita­lité démo­cra­tique sur une cer­taine France qui pré­tend pour­tant s’ériger en réfé­rence mon­diale sur le sujet :

    «Les Amé­ri­cains ont assumé leur choix élec­to­ral jusqu’au bout, sachant qu’ils auraient la pos­si­bi­lité de chan­ger le moment venu.»

    Ceci est la BASE. Et dans ce pays, on l’a com­plè­te­ment oubliée, au pro­fit de hautes consi­dé­ra­tions idéo­lo­giques à l’intérêt fumeux.

    Posted 25 mars 2009 at 11:47 | Permalink
  2. LOmiG

    @ Evan: oui le billet de Cac­como est excellent ! Et oui, la phrase que tu cites est la base du jeu démo­cra­tique. Il y a là un para­doxe qui n’est peut être qu’apparent, mais qui inter­pelle tout de même : ce sont ceux qui nous rabachent sans arrêt les oreilles avec l’aspect démo­cra­tique des choses (au point d’en faire une sorte d’absolu de per­fec­tion, même là où ce n’est pas le mode de déci­sion le plus adapté), qui sont égale­ment les moins clairs sur ses principes.…

    à bien­tôt

    Posted 25 mars 2009 at 12:13 | Permalink
  3. Evan

    Je viens d’avaler celui de Thierry Afschrift, il est redou­table aussi.

    Je crois qu’il est très impor­tant de com­prendre les enjeux cachés der­rière l’apparent souci d’équité qui est la source de cette nou­velle chasse aux sor­cières. Cet exemple résume assez bien, je trouve, l’irréconciliable schi­zo­phré­nie d’une opi­nion française et euro­péenne qui réclame à corps et à cris les solu­tions auprès d’Etats dont elle pré­tend, de l’autre côté, réduire l’influence au motif de la pré­ser­va­tion des liber­tés individuelles.

    Il m’apparaît de plus en plus urgent d’informer, inlas­sa­ble­ment, sur les enjeux que cette crise porte en elle à pro­pos du rôle d’un Etat natio­nal et des limites de ses com­pé­tences. Il me semble que, si les opi­nions par­viennent à inté­grer, petit à petit, ces limites et leurs conséquences directes sur le règle­ment pro­gres­sif de la crise (et donc sur leur niveau de vie indi­vi­duel) on ira vers un apai­se­ment du cli­mat social et sur l’éclosion d’un contexte davan­tage sus­cep­tible d’aérer les pers­pec­tives de l’Europe.

    Mais cela implique de gagner la bataille de l’information contre le puis­sant cou­rant d’opinon mono-pensant qui tend à exi­ger, sous peine de chaos social, des admi­nis­tra­tions suf­fo­cantes des garan­ties qu’elles sont bien loin d’être en mesure de pou­voir apporter.

    Posted 25 mars 2009 at 15:56 | Permalink
  4. LOmiG

    @ Evan: d’accord en tous point avec cela. C’est la bataille de l’opinion qu’il faut gagner. Répe­ter, encore et encore, la vérité. Infil­trer les médias pour les secouer de leur gau­chisme congénital…Infiltrer l’éducation natio­nale pour les secouer de leur socia­lisme et de leur étatisme…y’a du boulot !

    Posted 25 mars 2009 at 16:10 | Permalink
  5. Et ben avec des titres comme «défendre le secret ban­caire, c’est défendre l’individu contre l’oppression»(faut pas pous­ser quand même) c’est pas gagné ;-)

    Posted 25 mars 2009 at 18:13 | Permalink
  6. LOmiG

    @ pol­luxe: ah ? et pourquoi ? tu as lu l’article ?

    Posted 25 mars 2009 at 18:58 | Permalink
  7. Oui. Et le terme «oppres­sion» en matière fis­cale me parait déplacé. Les tibé­tains sont oppri­més par la Chine par exemple mais Johnny n’est pas opprimé par le fisc.

    Posted 25 mars 2009 at 23:52 | Permalink
  8. LOmiG

    salut Pol­luxe,
    après véri­fi­ca­tion dans le dico, en droit consti­tu­tion­nel, l’oppression est «la vio­la­tion répé­tée et sys­té­ma­tique, par les pou­voirs publics, par un usur­pa­teur, des prin­cipes consti­tu­tion­nels et spé­cia­le­ment de ceux qui pro­tègent les droits publics individuels»…on peut donc uti­li­ser ce mot, en français, pour décrire ce qu’on estime être un excès de fis­ca­lité, sur­tout si cette fis­ca­lité est ciblée sur une caté­go­rie de per­sonne : on sort effec­ti­ve­ment alors des prin­cipes consti­tu­tion­nels qui vou­draient que les règles soient les mêmes pour tous…non ?

    Posted 26 mars 2009 at 08:58 | Permalink
  9. Evan

    Il me paraît un peu étrange d’ergoter sur le terme «oppres­sion» quand l’auteur démontre avec tant de clarté en quoi la chasse aux sor­cières déclen­chée sur le secret ban­caire pro­cède de ce type de mécanisme.

    Non, les démê­lés de Johnny avec le fisc ne relèvent pas, à pro­pre­ment par­ler, de l’oppression. Par contre, les exi­gences gran­dis­santes de trans­pa­rence des Etats vis-à-vis de leurs propres citoyens relèvent, elle, d’un méca­nisme d’oppression, dont le secret ban­caire n’est qu’un aspect.

    Il y a dans cet exemple un mal très français qui consiste à se croire assez per­ti­nent pour démon­ter d’un revers de main, en extra­yant un détail de forme hors de son contexte, une démons­tra­tion étayée et solide, parce qu’elle semble ini­tia­le­ment aller à l’encontre de nos idées habituelles.

    Afschrift le démontre très bien, au-delà de ce titre pro­vo­ca­teur qui fait mouche : «Défendre le secret ban­caire, donc ces vilains mil­lion­naires qui planquent leur argent par absence totale de sen­ti­ment de soli­da­rité? Ce n’est pas sérieux…» Cer­tains aspects de nos liber­tés indi­vi­duelles ne font pas «peuple», pas «social», mais ils relèvent des fon­de­ments même de la démo­cra­tie, sou­vent acquis de haute lutte, ne l’oublions pas.

    Posted 26 mars 2009 at 11:28 | Permalink

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