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- Une exclusivité eXc : les ignobles propos de Benoît XVI, sur eXtrême Centre
- Le sujet n’est pas Clot, chez William Goldnadel
- Moraliser la capitalisme, tribune de Michel de Poncins, relayée sur Rebelles.info
Bonne lecture !
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3 Comments
Bonjour Lomig,
Le lien sur Mayotte est un peu caricatural. Si je pense que la départementalisation n’était pas la forme la plus pertinente à adopter, je crois aussi que tout ramener à des questions d’allocations et de comparaisons à la louche avec la Guadeloupe ne l’est pas non plus. Il faut comprendre l’attachement à la stabilité politique que représente l’appartenance à la France dans cette région du monde si on veut comprendre la persévérance mahoraise. Je comprends bien sûr que les derniers événements antillais n’ont pas arrangé l’image que bien des métropolitains non concernés ont des dom tom. Mais les situations varient beaucoup de l’un à l’autre de ces petits bouts de France.
salut Cilia, merci pour ton commentaire. Oui la comparaison avec la Guadeloupe n’est pas forcément ce qu’il y a de mieux. Ce que je trouve mieux vu dans l’article, c’est le fait de souligner les énormes différences culturelles entre Mayotte et la France, et qui ne seront certainement pas aplanies si Mayotte devient un département (enfin, j’espère que si, quand même). Par exemple, le fait qu’il y ait une tradition de droit islamique, ou de polygamie. Comment on lutte contre la fracture identitaire dont parle Rioufol, si on continue d’intégrer des morceaux disparates et pas forcément soluble dans notre culture ?
Mayotte faisait déjà partie de la république française. Il n’y a donc pas intégration au sens strict du terme. Ou alors, il faut plutôt se demander pourquoi et comment depuis des décennies, la France a laissé une partie de son territoire vivre avec des règles si différentes, et certaines, incompatibles avec les lois de la république. D’autre part, à ce jour, je ne suis pas du tout certaine qu’il y ait une fracture identitaire entre les Mahorais et la métropole. A nous tous, eux comme nous, de ne pas la fabriquer. Or commencer par prédire un LKP mahorais en lutte contre les profiteurs, pour ne pas dire blancs, n’est peut-être pas le meilleur moyen d’empêcher qu’une telle fracture se constitue. A noter que la question identitaire (chez certains, limite raciale) est très présente en Guadeloupe alors qu’elle est chrétienne, comme quoi…
Ce qui m’inquiète avec cette départementalisation n’est donc pas tant les grandes différences culturelles (ce n’est pas comparable mais la Réunion s’accomode très bien de toutes les différentes cultures qui la peuplent), que les freins que l’administration et ses règles françaises et européennes risquent d’apporter. J’aimerais espérer que l’Etat français soit lucide, courageux et favorable à l’entreprenariat et aux échanges locaux, régionaux. Mais après ce qui vient de se passer en Guadeloupe, je n’ai guère d’espoir.