La chaîne des ondes

antennes-relaisEn ce jour de Gre­nelle des ondes, j’ai eu envie de lan­cer une chaîne. Je pré­sente donc ici mon point de vue sur le prin­cipe de pré­cau­tion, et sur les risques liés aux ondes élec­tro­ma­gné­tiques (celles émises par les por­tables et les antennes relais). Et j’invite quelques blo­gueurs à le faire, car, obnu­bi­lés que nous sommes par les ques­tions poli­ti­ciennes, nous en oublions sou­vent de par­ler des sujets de socié­tés. Celui-ci en est un, qui touche tout le monde : qui n’a pas un télé­phone portable ?

Aujourd’hui se tenait le pre­mier volet du «Gre­nelle des ondes». J’ai déjà parlé ici des risques liés à l’utilisation des télé­phones por­tables, ou ceux liés aux antennes relais. Aucun risque n’est avéré, par aucune macro-étude sérieuse. C’est ce qu’a expliqué, à plu­sieurs reprises, l’Académie de Médecine :

L’étude Inter­phone France n’a pas mon­tré d’excès de risque sta­tis­tique­ment signi­fi­ca­tif et ses auteurs ne font que sug­gé­rer la pos­si­bi­lité d’un risque pour des uti­li­sa­tions de 10 ans ou plus.

L’AFOM rap­pe­lait égale­ment — à pro­pos de la déci­sion de jus­tice ayant condamné Bouygues Tele­com à enle­ver une antenne relais :

Au plan sani­taire, [l’arrêt] ne cor­res­pond à la posi­tion d’aucune auto­rité sani­taire natio­nale, ni à celle de l’Organisation mon­diale de la santé. Ces auto­ri­tés indiquent toutes que les antennes relais ne pré­sentent pas de dan­ger pour la santé des riverains.

Sur le plan scien­ti­fique, la cause me parait enten­due. Alors ? Pourquoi en parle-t-on encore ?

Pour deux rai­sons majeures, il me semble :

  • la déma­go­gie poli­ti­cienne consis­tant à se sai­sir de tout sujet média­tique, de peur d’être accusé ensuite de n’avoir rien fait. Il faut cares­ser les médias dans le sens du poil, les élec­teurs apeu­rés dans le sens du poil, même si cela doit se faire au mépris de la vérité scien­ti­fique, et en don­nant des cau­tions morales à des mou­vances dont le seul but est de saper l’activité libre, et l’esprit de raison.
  • l’extraordinaire sous-information et la mani­pu­la­tion média­tique. Tout est mélangé dans la plu­part des articles : les aspects scien­ti­fiques, juri­diques, phi­lo­so­phiques, com­mer­ciaux. On retrouve une sorte d’amalgame des argu­ments des par­tis pre­nantes, là où l’on devrait avoir une recherche de la vérité. Eta­ler les points de vue de tous les acteurs n’est pas un gage pour faire avan­cer la vérité. Com­ment peut-il y a avoir une faute, juri­dique­ment, s’il n’y a pas un fait à mettre en face ?

Le cœur du pro­blème, bien sûr, est le prin­cipe de pré­cau­tion, érigé en France en prin­cipe consti­tu­tion­nel. Je cite ce qu’en dit Mathieu Laine, à juste titre :

Au plan phi­lo­so­phique, le prin­cipe de pré­cau­tion, invoqué ici de manière indi­recte, n’a pas fondé cette déci­sion. Mais il appa­raît bien en creux. Creux : un adjec­tif qui colle par­fai­te­ment à cette règle carac­té­ri­sant notre «société de la peur» et sup­po­sée four­nir aux auto­ri­tés les moyens de gérer l’incertitude et, plus pré­ci­sé­ment, de prendre des mesures conser­va­toires «pro­por­tion­nées et pro­vi­soires» dans le cas «où la réa­li­sa­tion d’un dom­mage, bien qu’incertaine en l’état des connais­sances scien­ti­fiques, pour­rait affec­ter de manière grave et irré­ver­sible l’environnement». Le flou juri­dique qui carac­té­rise cette notion (mesures pro­por­tion­nées à quoi ? — à quelque chose d’incertain ? — mais com­ment mesu­rer l’incertain ? — et com­ment décou­vrir le carac­tère irré­ver­sible d’un dom­mage poten­tiel ? etc.) devient d’autant plus pré­oc­cu­pant quand il passe des auto­ri­tés publiques au juge.

De fait, une approche juri­dique montre que :

L’enjeu est bien celui d’une arti­cu­la­tion du res­pect du prin­cipe de pré­cau­tion et de l’obligation de cou­ver­ture, par les opé­ra­teurs, du ter­ri­toire national.

Voilà qui est bien flip­pant, car c’est déjà consi­dé­rer qu’il faut équi­li­brer un aspect posi­tif (la pos­si­bi­lité de com­mu­niquer par­tout) et un aspect néga­tif (un éven­tuel risque, dont rien — à part les voci­fé­ra­tions de cer­taines asso­cia­tions extré­mistes — ne prouve le début de l’ombre d’une pos­si­bi­lité d’existence). C’est déjà accep­ter que le risque est réel. Les obs­cu­ran­tistes ont déjà rem­porté une vic­toire. L’évaluation du risque ne vien­dra bien­tôt plus de la science et des études épidé­mio­lo­giques / sta­tis­tiques, mais d’un vote à main levée. Démo­cra­tie, point car­di­nal de tout ce qui est vrai et juste. Voilà bien la dérive actuelle.

Un der­nier point très gênant pour l’esprit de rai­son est le fait qu’il est impos­sible de prou­ver l’inexistence de quelque chose. C’est logique­ment impos­sible. On ne peut donc pas prou­ver l’inexistence d’un risque. C’est pour­tant ce qu’avait demandé à Bouygues Tele­com le tri­bu­nal de Ver­sailles.
Pre­nons un exemple simple, dans un autre domaine : ima­gi­nons que je me plaigne auprès d’un tri­bu­nal de la construc­tion en béton à côté de chez moi. J’affirme que le béton est dan­ge­reux et pré­sente des risques pour la santé : j’en veux pour preuve mon mal de tête per­sis­tant depuis que l’immeuble a été construit. Si le construc­teur doit mon­trer à un tri­bu­nal l’absence de risques lié au béton, alors il peut tout de suite démo­lir. Avec les ondes, c’est la même chose, la même logique. Ou plu­tôt, la même «illo­gique» et le même délire irra­tion­nel.

J’invite René Fou­lon1, La Lime, Liber­tas, Mathieu L2, Nico­las J3, Cri­ti­cus, Le Cha­fouin4 et Didier Goux. Comme un avis juri­dique sur la ques­tion du prin­cipe de pré­cau­tion aurait été le bien­venu j’invite aussi Rubin, Eolas, Jules à se posi­tion­ner aussi sur ce genre de sujets. Et bien sûr, si ce sujet vous inté­resse, n’hésitez pas à le reprendre de votre point de vue !

Pour ceux que ça inté­resse, j’avais créé un groupe Face­book «Le télé­phone pleure», où vous pour­rez trou­ver pas mal de liens, y com­pris vers les dos­siers de l’OMS.
_________________________________________

  1. qui a répondu dans un très bel article, au titre très bien trouvé : La bonne lon­gueur d’onde
  2. qui a répondu sur son blog Les ondes sont sinu­soï­dales
  3. qui a fait sem­blant de répondre…mais a joué le jeu quand même : Des ondes dans le cibou­lot
  4. qui a déjà répondu, dans un très bel article : Sup­pri­mons les ondes de toute urgence, on ne sait jamais

2 Trackbacks

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  1. […] Se rendre aux com­men­taires Le sieur Lomig convie tout un tas de blo­gueurs à une espèce de Gre­nelle des ondes vir­tuels, où cha­cun est censé don­ner son avis sur un sujet grave : les ondes. Et non pas les blondes. Ni […]

  2. […] Se rendre aux com­men­taires Le sieur Lomig convie tout un tas de blo­gueurs à une espèce de Gre­nelle des ondes vir­tuels, où cha­cun est censé don­ner son avis sur un sujet grave : les ondes. Et non pas les blondes. Ni […]

17 Comments

  1. Salut LomiG,
    Très belle démons­tra­tion, comme tu as pu le consta­ter on est tout à fait en phase sur ce sujet. La cita­tion de Mathieu Laine est très bien vue.
    Merci pour le lien.

    Posted 24 avril 2009 at 10:19 | Permalink
  2. LOmiG

    salut Nico­las,
    j’ai décou­vert ton billet après avoir écrit le mien, et j’ai été très content de voir qu’on était en phase là-dessus. L’article de Mathieu Laine dit à peu près tout ce qu’il y a en dire. Et à en redire : d’où la chaîne, dont j’espère qu’elle va tou­cher beau­coup de monde.

    à bien­tôt

    Posted 24 avril 2009 at 11:26 | Permalink
  3. Très cher, je me déclare incom­pé­tent : je n’ai pas d’antenne près de chez moi et JE NE POSSÈDE PAS de portable…

    En gros, je m’en branle, quoi.

    Posted 24 avril 2009 at 22:19 | Permalink
  4. excellent, nom­breuses sont les idées repre­nables par la droite pour faire croire qu’ils sont quand même un peu cools et éthique: parité, diver­sité, prin­cipe de précaution…Pendant ce temps –là, pas touche au par­tage des richesses, pas touche au grisbi! et puis sérieux, les gre­nelles de tout ça devient risible!

    Posted 24 avril 2009 at 23:07 | Permalink
  5. zorro

    Le pro­blème c’est que tu ne cites que la moi­tié de la vérité.
    L’étude inter­phone est une étude retros­pec­tive, ce qui limite for­te­ment la pos­si­bi­lité d’affirmer ces conclu­sions comme un fait avéré.
    Tout au plus, peut on dire qu’il s’agit d’un indice ras­sur­rant, mais qui néces­si­te­rait d’être confirmé par une étude prospective.

    Posted 26 avril 2009 at 11:18 | Permalink
  6. LOmiG

    salut,
    @ Didier Goux : super ! Un des der­niers dino­saures ;) Je suis content de l’avoir débusqué

    @ Romain Bla­chier : pourquoi par­ler de gauche et de droite sur ce sujet ? Tu crois sin­cè­re­ment que le PS aurait gérer ce genre de choses autre­ment que l’UMP ????? TU veux rire ? N’hésites pas à nous faire un billet là-dessus, qu’on puisse juger de ton avis sur la question…

    @ Zorro : l’Académie de Méde­cine rap­pelle dans son com­mu­niqué (cité dans mon article, et linké) toutes les limites de cette étude, et a expli­cité des recom­man­da­tions, après avoir rap­pelé quelques évidences :

    • Les antennes de télé­pho­nie mobile entraînent une expo­si­tion aux champs élec­tro­ma­gné­tiques 100 à 100.000 fois plus faible que les télé­phones portables(…)
    • On ne connaît aucun méca­nisme par lequel les champs élec­tro­ma­gné­tiques dans cette gamme d’énergie et de fréquence pour­raient avoir un effet néga­tif sur la santé. L’OMS et le Sce­nihr se sont pro­non­cés una­ni­me­ment sur l’absence de risque de ces antennes.
    • A ce jour, aucun sys­tème sen­so­riel humain per­met­tant de per­ce­voir ce type de champ n’a été iden­ti­fié. C’est pourquoi la quasi-totalité des études sur l’électro-hypersensibilité ont mon­tré que les sujets concer­nés, bien que mani­fes­tant des troubles variés en pré­sence de dis­po­si­tifs émet­teurs de champs élec­tro­ma­gné­tiques, sont inca­pables de recon­naître si ces dis­po­si­tifs sont actifs ou non.
    • L’angoisse ou la pho­bie en pré­sence d’émetteurs de champs élec­tro­ma­gné­tiques peuvent être réelles et jus­ti­fier une prise en charge adap­tée. Mais l’Académie déplore que ces troubles, pou­vant entraî­ner de graves han­di­caps sociaux, soient uti­li­sés à des fins contes­tables au détri­ment des inté­res­sés. En revanche, elles rap­pellent que les télé­phones mobiles, et donc les antennes, per­mettent de sau­ver chaque année des cen­taines de vies humaines.

    Les recom­man­da­tions en terme d’étude :

    • d’évaluer sérieu­se­ment les risques régu­liè­re­ment évoqués, en pri­vi­lé­giant dans chaque cas une grande étude inat­taquable sur sa métho­do­lo­gie (ce qui n’est le cas ni d’Interphone ni du grand nombre d’études sur le même sujet qui l’ont pré­cé­dée), plu­tôt que de nom­breuses études de moindre enver­gure dotées de moyens et d’une puis­sance sta­tis­tique insuffisants ;
    • de pri­vi­lé­gier les études de cohorte qui per­mettent une esti­ma­tion beau­coup plus fiable des expo­si­tions et évitent les biais d’anamnèse entre les cas et les témoins
    • de mettre sys­té­ma­tique­ment à la dis­po­si­tion de la com­mu­nauté scien­ti­fique les don­nées de base des études épidé­mio­lo­giques, après un délai rai­son­nable pour ne pas pri­ver ses auteurs de la prio­rité de leurs publi­ca­tions, afin de pou­voir faire l’analyse per­ti­nente de leur fiabilité.

    Quand tu dis que je ne cite que la moi­tié du pro­blème, je te trouve un peu gonflé…j’ai fait au moins quatre articles sur ces sujets là (por­table et /ou antennes) en citant tout ce que j’ai pu trou­ver comme rap­port de l’OMS, avis des auto­ri­tés sani­taires, com­mu­niqué de l’Académie Natio­nale de Méde­cine. Si tu as des éléments per­met­tant de com­plé­ter le «dos­sier», je t’en pris, donnes-les nous !

    Posted 27 avril 2009 at 07:24 | Permalink
  7. zorro

    Si on lit cor­rec­te­ment le com­mu­niqué, on voit bien que l’étude inter­phone que tu cites est insuf­fi­sante pour conclure, ce qui signi­fie que sur un plan scien­ti­fique, contrai­re­ment à ce que tu écris, la cause n’est pas enten­due.
    Pour que la cause soit enten­due, comme le dit l’Académie de Méde­cine, il serait néces­saire d’évaluer sérieu­se­ment les risques évoqués, ce qui n’a pas été fait pour le moment.
    Ton billet et le ton géné­ral de tes articles ne vont pas tel­le­ment dans ce sens là.

    Posted 27 avril 2009 at 09:24 | Permalink
  8. LOmiG

    @ Zorro : je crois que tu n’as pas lu ou pas com­pris l’argument logique : aucune étude scien­ti­fique ne pourra conclure que la cause est enten­due. C’est logique­ment impos­sible de démon­trer l’inexistence d’un risque.

    Je n’ai jamais dit que la cause était enten­due : j’ai juste rap­pelé l’état actuel des connais­sances qui ne per­met pas de mettre en avant une hypo­thèse de méca­nismes par lequel ces ondes, à ce niveau de puis­sance et d’exposition, pour­raient pré­sen­ter un dan­ger. Pour mener une démarche scien­ti­fique, il faut une théo­rie ou une hypo­thèse que l’on sou­met à l’épreuve de la com­pa­rai­son avec le réel. Que l’on cherche à réfu­ter. Est scien­ti­fique une pro­po­si­tion réfu­table, c’est à dire dont on peut tes­ter la validité.

    La pro­po­si­tion «les ondes pré­sentent un risque pour les humains» n’est pas une pro­po­si­tion scientifique.

    Posted 27 avril 2009 at 09:34 | Permalink
  9. zorro

    Ah bon, pour­tant, je lis sur le billet «Sur le plan scien­ti­fique, la cause me parait enten­due.«
    L’argument logique est entendu : on ne démon­trera jamais l’absence de risque. Et alors ? Cela ne change rien au fait qu’il est néces­saire d’évaluer de façon rigou­reuse cer­tains risques pour la santé publique.
    Il ne s’agit pas ici de démon­trer la véra­cité de la pro­po­si­tion «les ondes ne pré­sentent pas de risques pour les humains», mais comme le dit l’Académie de Méde­cine, de réa­li­ser des études qui per­mettent déva­luer les risques évoqués (en par­ti­cu­lier le risque de can­cer par exemple).
    Il n’y a rien dans ton billet qui évoque cette néces­sité là parce que pour toi, la cause est entendue.

    Posted 27 avril 2009 at 10:03 | Permalink
  10. LOmiG

    Oui il faut évaluer le risque. ET il faut ima­gi­ner par quels moyens ces ondes pour­raient être dan­ge­reuses. Il ne s’agit d’évaluer TOUS les risques, dans la vie, mais ceux qui nous paraissent le plus impor­tant ou les plus cru­ciaux. L’académie pré­cise : «On ne connaît aucun méca­nisme par lequel les champs élec­tro­ma­gné­tiques dans cette gamme d’énergie et de fréquence pour­raient avoir un effet néga­tif sur la santé.»

    Donc la ques­tion, pour moi, est de savoir pourquoi on se pose la ques­tion de la noci­vité de ces ondes ? Puisque les détrac­teurs des por­tables et des antennes n’ont pas même à pro­po­ser un méca­nisme d’action. Le seul effet connu des ondes des télé­phones por­tables est un échauf­fe­ment de quelques dixièmes de degré, local, des cel­lules pla­cées à proxi­mité du télé­phone. Un échauf­fe­ment ! C’est à dire que sui­vant ce rai­son­ne­ment, il est plus risqué d’aller dans une pièce sur­chauf­fée de 3° plu­tôt que d’utiliser son por­table. On nage en plein délire.

    Voilà pourquoi je parle de «cause enten­due». BIen sûr il faut conti­nuer à évaluer, et à lais­ser le tra­vail scien­ti­fique se faire. Mais il faut aussi mon­trer du doigt ceux qui jouent sur les peurs pour nuire à l’activité humaine. Car c’est de cela qu’il s’agit : ceux qui font croire à un dan­ger des por­tables sont des anti-croissance, alter­mon­dia­listes, «écolo­gistes». Ils s’en cognent des ondes et des dan­gers des ondes. Ce qui les inté­resse c’est de réus­sir à faire pas­ser les indus­triels, les com­merçants pour des méchants capi­ta­listes qui — sur le dos des consom­ma­teur et en risquant leurs vies (celle des conso­ma­teurs) — volent un pro­fit illé­gi­time aux masses. Nos vies valent plus que leur pro­fit : ça te dit quelque chose ?

    Posted 27 avril 2009 at 11:13 | Permalink
  11. zorro

    Et alors ? Ce n’est pas parce qu’on ne voit rien, ou qu’on ne sait pas qu’il n’y a rien.
    Les indi­vi­dus se méfient, et ce n’est pas pour rien.
    Lorsque les rayons X ont été décou­vert, aucune pré­cau­tion n’a été prise pour les mêmes rai­sons, parce qu’on ne savait pas.
    La toxi­cité de l’amiante était connue depuis plu­sieurs dizaines d’années, ce qui n’a pas empê­ché les indus­triels de la com­mer­cia­li­ser, et de l’utiliser sans pro­blème avec les conséquences que l’on connait aujourd’hui.
    Les essais nucléaires ont été réa­li­sés au mépris des popu­la­tions locales et de leur santé…
    Voilà, les gens ont des rai­sons de se méfier, même si la méfiance n’est pas toujours basée sur une réa­lité concrète.

    Posted 27 avril 2009 at 12:08 | Permalink
  12. Caboune

    Juste quelques lignes pour don­ner mes impres­sions, quelques petits exemples en vrac et une remarque.

    Bravo l’Lom pour ces articles bien docu­men­tés et pour le moins com­plets. Ils ont le mérite de prendre posi­tion pour le por­table, enfin, pour la non noci­vité du por­table, dans l’état actuel des connais­sances scien­ti­fiques (ce que j’approuve à 100 %).
    D’après ce que j’ai pu lire, entendre ou voir, je ne pense pas que l’utilisation du por­table soit nocive pour la grande majo­rité des per­sonnes (on peut toujours ima­gi­ner une muta­tion géné­tique chez cer­tains –style super héros– qui leur per­met­trait de res­sen­tir les ondes électromagnétiques).

    Je rap­pel­le­rai que tout est nocif c’est une ques­tion de dose la force de gra­vité, l’oxygène, l’eau, le sucre, le cya­nure en excès peuvent vous tuer, méfiez vous donc des ondes élec­tro­ma­gné­tiques !
    Un bel exemple du prin­cipe de pré­cau­tion: la pomme de terre ne pas­se­rait pas les tests actuels de mise sur le mar­ché, car la plante contient des sub­stances toxiques !
    On peut très bien envi­sa­ger des inter­ac­tions entre cer­taines pro­téines dans le cer­veau et des ondes élec­tro­ma­gné­tiques qui condui­raient à des can­cers en cas d’exposition prolongée…

    Dixit Lomig
    […] Sauf que je n’ai pas besoin qu’on me dise com­ment je dois agir (il suf­fit qu’on me dise ce qu’on sait, et je me déci­de­rai ensuite) ; leur pro­pos est donc plus poli­tique que scien­ti­fique, je trouve […]
    Soit, c’est pour moi leur devoir de pré­ci­ser que même s’ils n’ont rien trouvé pour le moment, ça ne veut pas dire qu’il n’y ait rien, mais unique­ment s’ils estiment qu’il reste des pistes sérieuses à explo­rer et, dans ce cas, ils doivent appe­ler à la pru­dence: ce n’est pas ce qu’on appelle l’éthique ? Aujourd’hui, cha­cun est libre de fumer alors que c’est vrai­ment toxique et que c’est marqué des­sus, mais il y a quelques dizaines d’années cer­tains auraient bien aimé qu’on les pré­viennent, qu’il y avait peut être des risques !

    Posted 29 avril 2009 at 01:09 | Permalink
  13. LOmiG

    salut Caboune,
    merci pour ce com­men­taire avec lequel je suis tota­le­ment d’accord.

    Oui, c’est la dose qui fait le poison.

    tu dis : «On peut très bien envi­sa­ger des inter­ac­tions entre cer­taines pro­téines dans le cer­veau et des ondes élec­tro­ma­gné­tiques qui condui­raient à des can­cers en cas d’exposition prolongée…»

    Ok. Il faut donc étudier cela. Ceux qui l’ont fait n’ont pour l’instant pu prou­ver que des effets d’échauffement. Par ailleurs je pense que les ondes uti­li­sées pour la radio et la télé et dans lesquelles on baigne depuis long­temps sont assez proche en fréquence / inten­sité de celles des portables.

    Com­ment se fait-il que des juges décident qu’il faut enle­ver une antenne, pour un risque hypo­thé­tique non iden­ti­fié, et qu’ils laissent des gens vendre des ciga­rettes, source d’addiction et de can­cers ? Voilà la vraie ques­tion, et qui prouve que ceux qui lutt­net contre ces antennes ne luttent pas contre un éven­tuel risque pour la santé humaine (ils se bat­traient contre les fabri­cants de ciga­rettes dans ce cas), mais contre quelque chose de sym­bo­lique repré­sen­tant le pro­grès tech­no­lo­gique et le com­merce. C’est mon ressenti.

    à bien­tôt pour en discuter !

    Posted 29 avril 2009 at 07:33 | Permalink
  14. Salut lomig, bravo de dénon­cer cette vaste fumis­te­rie dont s’empare effec­ti­vem­ment des asso­cia­tion plus ou moins anti-capitalistes en mal de com­bat huma­ni­taire. j’ai vu a la tv l’autre le res­pon­sable de l’association «robin des toits», un illu­miné qui ne com­prend rien a la science, mais qui se bat­tra jusqu’au bout! les gens n’ont vrai­ment pas autre chose a foutre sans déconner…

    Posted 1 mai 2009 at 12:31 | Permalink
  15. LOmiG

    Salut Max,
    oui tout cela est bien idéo­lo­gique, et en cela même, à 180° de l’approche scien­ti­fique qu’il convien­drait de mener…

    à bien­tôt

    Posted 1 mai 2009 at 14:03 | Permalink
  16. Cet article donne une bonne mesure du pro­blème. Le gre­nelle des ondes a per­mis d’ouvrir le dia­logue avec l’opinion publique. En même temps l’AFSSET va lan­cer une nou­velle étude qui revien­dra égale­ment sur le rap­port Bioi­ni­tia­tive : http://tinyurl.com/pmthd2

    Posted 3 juin 2009 at 18:21 | Permalink
  17. LOmiG

    salut Helena_tel,
    désolé de répondre si tard…!

    Merci pour le lien que je vais aller lire. Le gre­nelle des ondes a per­mis d’ouvrir le dia­logue entre qui et l’opinion publique ?

    Posted 5 juin 2009 at 07:22 | Permalink

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