Valls à la tête du PS ?

Aubry - Valls

Question : A quoi reconnait-on un vrai dirigeant du PS ?

Réponse : Quand il tient quelqu’un de bon, il le vire…

Je suis très content de voir que Manuel Valls risque de prendre rapidement de l’importance au PS. C’est un des seuls, à gauche, qui m’a souvent paru pertinent et cohérent.

Après les déclarations de Valls au Journal du Dimanche, Martine Aubry, avec la grande finesse qui la caractérise, n’a rien trouvé de mieux que de demander publiquement au malotru de se taire ou de partir. La lettre de réponse de Valls est claire : c’est non !

Je trouve tout cela génial ! Martine Aubry est non seulement nulle en termes d’idées, mais aussi en termes de stratégie ! Maintenant il reste deux solutions : soit Valls reste et elle perd toute autorité (puisqu’elle lui a demandé de partir), soit Valls part et elle perd le contrôle d’une partie de la gauche puisqu’elle vient de lui servir sur un plateau le rôle de la « victime » expulsée de force, doublé du costume de réformateur moderne en opposition avec les apparatchiks. Il aura donc beau jeu de la renverser en interne, ou de fonder avec le MoDem un vrai parti social-démocrate à la française. Et nous aurons peut-être – enfin ! – une vraie opposition en France.

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9 Comments

  1. C’est vrai qu’il fait plaisir en s’écartant des dogmes débiles du PS. Mais il y en a d’autres qui n’en pensent pas moins, mais se taisent. Cependant, je le trouve un petit peu trop « dents longues », il ne devrait pas affirmer son ambition présidentielle maintenant (bon, c’est trop tard). Il faudrait, pour faire un bon présidentiable, qu’il se concocte comme Sarkozy un plan média « j’ai changé, j’ai mûri ».

    Posted 16 juillet 2009 at 11:40 | Permalink
  2. J’aime bien Valls. Mais quand un type de droite apprécie quelqu’un de gauche, ce dernier se trouve désavoué dans son camps. La « tolérance intellectuelle » est bien loin.

    Enfin, triste PS.

    Posted 16 juillet 2009 at 13:19 | Permalink
  3. LOmiG

    salut à vous et merci pour vos commentaires !

    @ Paul : je ne sais pas s’il a les dents longues, mais il n’aurait pas tort. Vu le tas d’abruti qu’il y a au PS, il serait con de ne pas tenter sa chance…! non ?

    @ Falconhill : Mais non, ce n’est pas triste, au contraire !!! Moi je suis content qu’Aubry se ridiculise ainsi, ça va accélerer la décomposition du PS, et favoriser l’emergence d’un vrai parti de gauche, plus libéral, plus intelligent, plus responsable. Enfin, j’espère …

    Posted 16 juillet 2009 at 15:34 | Permalink
  4. Gontman

    Bonjour à tous! Je souhaite sincèrement que le PS, le dernier parti marxiste d’europe, vole en éclat dans une gerbe d’étoile (Boum!) et que des personnes moins sectaire (comme Valls par exemple) construisent quelque chose de neuf pour constituer une vrai force d’opposition. En attendant, les différents épisodes du « naufrage de la mère Aubry » me font bien marrer (un vieux rafiot rouillé, choc avec un iceberg, ruée sur les canots de sauvetages en nombre insuffisants, l’orchestre qui continue de jouer malgré les voies d’eau,….) Gont

    Posted 16 juillet 2009 at 16:33 | Permalink
  5. Bonjour,

    J’entends le mot «tolérance». Je sors mon revolver.

    La tolérance est une arme rhétorique de la gauche parfaitement tartuffesque. La tolérance consiste pour un homme de droite à accepter les idées de la gauche.

    Le sens inverse (un homme homme de gauche qui accepte les idées de la droite) est inimaginable : c’est une insupportable trahison des idéaux républicains.

    Posted 16 juillet 2009 at 19:32 | Permalink
  6. LOmiG

    salut à tous,

    @ Gontman : je te rejoins complètement dans ton souhait ! Moi, ça me plairait d’avoir une vraie opposition intelligente, parce que si le PS devenait intelligent (en gros proposait la ligne politique de l’UMP – qui suit une ligne social-démocrate de base), cela forcerait l’UMP à laisser ses courants libéraux s’exprimer plus fortement. Le PS est marxiste aussi parce que la droite est trop « socialiste »…

    @ Franck : j’ajouterais simplement qu’il n’y aucune raison d’être tolérant avec les idées. J’accepte et je tolère toutes les personnes, avec leur histoire, leur vision, etc…mais je n’accepte pas toutes les idées. Les idées de Besancenot, par exemple, sont inacceptables, et le PS devrait rapidement les rejeter….c’est à ça aussi que servira Valls

    Posted 17 juillet 2009 at 09:50 | Permalink
  7. Je l’ai déjà dit, je pense que tu te trompes lourdement en croyant que la droite française est – ou va devenir – libérale. La révolution conservatrice est en route, et la droite devient de plus en plus rigoriste sur les questions de mœurs, et de plus en plus socialiste en économie. Je pense que si le libéralisme doit avoir un nouveau souffle en France, ça sera du côté de la « social-démocratie », que ce soit l’aile droite du PS, le Modem, ou même les ex-centristes de l’UMP. Mais avant ça, il faut trouver un leader alternatif à Nicolas Sarkozy qui lui ne sera jamais un libéral. Ses méthodes en disent long sur sa conception de l’État : il se prend pour Napoléon.

    Posted 19 juillet 2009 at 02:57 | Permalink
  8. LOmiG

    Salut Paul, je ne crois rien : je souhaite que la droite et la gauche, en tout cas leurs membres modérés et intelligents, intègrent de plus en plus, à droite et à gauche, la pensée libérale comme fondement de leur réflexion. Le libéralisme de gauche serait plus axé sur la liberté individuelle au niveau civique, en maintenant une certaine redistribution, et le libéralisme de droite serait plus axé sur la liberté individuelle au niveau économique, en maintenant certaines contraintes sur les libertés individuelles pour contrôler un peu l’évolution de la société. Ce sont par leur touche de constructivisme que la gauche et la droite diffèrent, et je souhaite qu’elle se rejoigne sur un fond commun philosophique libéral.

    à bientôt

    Posted 19 juillet 2009 at 13:30 | Permalink
  9. Athanagor

    Le libéralisme a deux jambes, en supprimer une fait s’effondrer l’édifice.

    Il faut refuser la dichotomie des adversaires du libéralisme, qui segemente celui-ci en son versant « économique » et son versant « liberté individuelle » : - Autoriser une épouse à aider son mari à la boulangerie, sans payer de charges supplémentaires, cela relève de l’économie ou de la liberté individuelle? - Autoriser les mariages homos c’est de l’économie (bénéfices patrimoniaux et fiscaux) ou de la liberté individuelle (choix libre de sa vie)? - Ouvrir les frontières, c’est de l’économie (libre circulation des biens) ou de la liberté individuelle (libre circulation des gens)? - etc.

    D’ailleurs, on retrouve cette dichotomie débile quand on parle de « libre circulation des biens, des capitaux, des personnes ». On dit selon moi trois fois la même chose : - quelle est la différence entre faire un virement de 1000€ entre Paris et Berlin, et prendre mille euros, partir de Paris, ouvrir un compte physiquement à Berlin, et y déposer l’argent? - quelle différence y-a-t’il entre envoyer un colis de Paris à Berlin et l’emmener soi-même en train? - etc…..

    Le libéralisme, comme l’UMPS, est un et indivisible.

    Posted 20 juillet 2009 at 11:07 | Permalink

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