Je me sens mieux quand je suis en décalage avec mon entourage. En fait, non : ce n’est pas exactement ça. Je me sens bien quand je suis d’accord sur le fond avec mes interlocuteurs, mais je valorise les points de divergences, et j’apprécie l’enrichissement mutuel. Je vis mieux quand je suis dans le décalage, donc, et dans la provocation des débats.
Mon envie d’action politique se trouve donc naturellement confrontée à un choix : être un pragmatique chez les libéraux, ou être un libéral à l’UMP.
Je m’explique : chanter le dogme libéral en cœur avec les libéraux n’est pas forcément très intéressant, surtout que la plupart de ceux-ci ne sont pas forcément capables d’identifier les vraies menaces à la liberté. Alors qu’ils devraient être aux premières loges pour la défendre. De même, dire amen à tout ce que dit Xavier Bertrand ou Nicolas Sarkozy n’est pas plus gratifiant, ni utile. Leur constructivisme, leur étatisme assumé, leur extrême pragmatisme électoral ne convient pas à mon envie de rigueur intellectuelle, et ma soif d’une société de liberté. C’est l’avancement de ma réflexion que je continuerai de publier sur ce blog, quelle que soit la forme que prendra l’action politique dans laquelle je me plongerai. Et c’est ce que je continuerai à dire, que ce soit dans un parti libéral ou à l’UMP (ou au PS pourquoi pas ?).
Choisir entre ces deux options revient donc – au final – à poser une autre question. Celle de l’efficacité. Si je veux pousser les idées que je crois juste, est-il plus efficace de le faire dans un petit parti libéral, ou dans un gros parti comme l’UMP. Les deux présentent des avantages et des inconvénients : dans un petit parti, on est plus facilement visible, mais moins efficace. Dans un grand parti, on est noyé dans la masse, mais l’action porte des fruits plus rapidement. Je penche en ce moment pour la deuxième option, tout en me gardant un peu de temps pour y réfléchir.
Une dernière réflexion que je me suis faite depuis quelques temps : comment se fait-il que, lors des République des Blogs, on ne trouve pas de blogueur ouvertement étiqueté UMP ? Comment se fait-il que l’on sache très bien qui sont les blogueurs libéraux, qui sont les blogueurs PS, qui sont les blogueurs MoDem, mais pas ceux de l’UMP ? Comment se fait-il que le classement Wikio ne compte pas beaucoup, dans les 100 premiers du classement, de blogs clairement UMP ? S’il faut un libéral pour oser se montrer comme un membre de l’UMP, je n’aurais aucun problème à le faire.
A nouveau, une manière d’être en décalage ? Je plaisante, bien sûr. Mais il est tout de même paradoxal que l’UMP, premier parti de France, ne soit pas présent à la République des blogs. En tout cas, pas de manière claire et identifiée. Le débat d’idées, la confrontation avec les points de vue opposés, n’y est pas pour autant moins nécessaire que dans les autres partis.
Je ne sais donc toujours pas la piste que je vais suivre. Mais il me semble que la forme commence à s’esquisser.
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41 Comments
C’est bien ce que je craignais :
Le libéralisme c’est comme les OGM, faute de prendre les précautions élémentaires qui s’imposeraient pourtant, ça s’infiltre partout : jusqu’au coeur même de l’UMP. D’ici à ce que Ségolène s’y mette aussi, y’a pas loin !
Pour citer La Fontaine : tous n’en mourraient pas mais tous étaient atteints…
-:)
Si wikio avait un tant soit peu de neutralité, la blogosphère serait fort différente.
Le biais à gauche n’y est pas seulement visible, il est clairement entretenu.
salut à tous les deux et merci pour vos réactions rapides…
@ Restons correct : Oui j’espère bien que le libéralisme s’infiltrera partout. Quel est ton sentiment sur le fond du texte, par ailleurs, Yves ?
@ H16 : Ah ? Pourtant je pensais qu’il y était question de liens, avec des formules. C’est ce qui est indiqué sur le Wikio Lab et chez Jean Véronis. Mais ça ne change pas trop mon propos : pourquoi l’UMP ne vient pas à la RdB ? Le premier parti de France peut se payer le luxe de ne pas être présent sur un évènement médiatique, même mineur ? Il y a plus le signe d’une mauvaise gestion de leur image, que d’une suprématie pouvant tout se permettre, à mon avis…non ?
Salut Lomig,
C’est je crois Bukovski, célèbre dissident soviétique, qui disait qu’il est impossible d’infiltrer une machine pour y distiller ses idées. Il pensait au PCUS.
Si vous pensez entrer dans un parti pour y fare valoir vos idéaux libéraux, je pense que ceux-ci vont très rapidement se confronter à la réalité. La masse tue l’individu, le groupe et l’esprit grégaire vont faire que vous devrez rentrer dans le rang ou partir.
Le libéralisme c’est l’avers des partis politiques, notamment français…
Etre libéral, c’est être seul.
Tenir un blog implique une certaine réflexion, un brin de recul et surtout une bonne dose de prise de risque. Ce qui est peu compatible avec une aptitude de ump.
De surcroît quand on voit comment les cadre du parti décrivent la toile …
A propos. De supposés libéraux à l’ump il y en a pas mal … efficacité tu dis ?
Bon courage
Tout à fait d’accord avec le fond du billet.
Une réserve toutefois sur l’utilité d’aller dans un parti, quel qu’il soit : la politique est une chose trop sérieuse pour qu’on la laisse à des élus, à des partis, à des appareils. L’action politique peut passer par d’autres voies.
Chercher à promouvoir le libéralisme en entrant à l’UMP, c’est un peu comme si des cadres de Renault démissionnaient en bloc, se faisaient embaucher par Coca-Cola, et essayait de transformer cette entreprise en constructeur automobile. Je ne dis pas que c’est impossible, mais c’est plutôt dur.
En d’autres termes : l’UMP se revendique clairement anti-libérale, il est donc pratiquement impossible d’y tenir un discours libéral.
Notre conception à liberté chérie est que les politiques sont sur un marché. Ils disent ce que la « population » a envie d’entendre. Donc il faut agir sur les idées et les diffuser. Lorsque la population aura envie de plus de liberté, il y aura toujours un politicien pour répondre à la demande. Le combat via une association apolitique est plus efficace, d’après moi.
Salut,
Bizarre, ta remarque sur la RDB. Authueil, l’un des co-organisateurs, est assistant parlementaire d’un député UMP, et je ne pense pas qu’il se cache lors de nos rencontres de blogueurs.
A bientôt,
salut à tous et merci pour vos commentaires !
@ jugurta : je comprends ton point de vue. Mais confronter mes idéaux à la réalité, c’est justement ce que je veux faire. Je suis scientifique, et pour moi les théories doivent se nourrir du réel, l’inverse étant aussi vrai. Les idéaux purs et majestueux, mais pensés sans le mode d’emploi ne m’intéressent pas. C’est une chose de détenir certaines vérités (c’est le cas des libéraux, à mon point de vue), et c’en est une autre de les partager, de les expliquer, de lutter pour qu’elles puissent exister un jour.
@ Claudio Pirrone : Je ne pense pas qu’il y ait une prise de risque dans l’activité de blogging. Par contre d’accord avec toi pour la réflexion et le recul nécessaire. Pourquoi seraient-ils incompatibles avec l’action politique (dans un parti ou pas) ? TU connais la phrase : agir en homme de réflexion, réfléchir en homme d’action. Je veux essayer de m’y conformer, si possible…
@ Gnouros : je suis d’accord que l’action politique ne passe pas forcément par les partis, je vois ce que tu veux dire. Mais en même temps, la réforme de notre système complètement étatisé et constructiviste ne pourra se faire que par les partis et par le jeu de la démocratie. Je suis démocrate, sincèrement. Ce sont Reagan et Thatcher qui ont fait des réformes libérales. Deux politiciens.
@ Athanagor : Tu as peut-être raison. En même temps, l’UMP a du poids, tandis que les partis libéraux n’en ont pas, ou quasiment pas. Entre me battre pour faire entendre des idées libérales à l’UMP, ou me battre pour faire qu’un parti identifié par les médias comme non-recevable le devienne, je crois que je préfère encore aller à l’UMP. Le problème, également, des libéraux (ceux que je connais, je ne généralise pas) c’est que beaucoup sont des puristes qui n’acceptent aucune entorse à leurs principes (justes). Or pour changer la société, il va bien falloir faire des compromis, des arrangements. La mise en oeuvre implique d’accepter cela. Non ?
@ jm : oui je peux comprendre cela, c’est l’approche « think-tank » ou « lobby », qui est indispensable aussi. A mon sens, les deux sont necessaires. Mais les médias en France sont très déformés/déformants, et il est difficile pour une association libérale de faire entendre sa voix. Pour un passage télé « des Robin des toits » (obscurantistes), combien de passage de LIberté Chérie ?
@ Matthieu L : oui, tu as raison, il y en a au moins un d’identifié. Un sur combien ? Tu ne trouves pas que la représentativité des blogs est très déformée ? Y compris pour moi libéral : j’ai l’impression qu’il y a plus de blogueurs libéraux que de blogueur UMP, ce qui est tout de même étonnant…Je pense qu’une partie des gens n’assument pas d’être à l’UMP, tout simplement. Ils savent qu’ils sont pour l’instant les plus forts, donc c’est moins necessaire de se faire voir. MAis je trouve inquiétant qu’on puisse avoir honte d’être à l’UMP, alors que d’autres sont fiers d’être au PS !
merci pour vos commentaires et à très bientôt !
Fier d’être au PS en ce moment ? Cela dépend…
C’est vrai que la blogosphère libérale, que la blogosphère réactionnaire et que la blogosphère de gauche, dans son ensemble, sont très actives. Maintenant, il y a quand même quelques blogueurs UMPistes qui existent. Cependant, je crois que tu as raison sur la notion de majorité et d’opposition. vu que nous sommes tous dans l’opposition, nous avons davantage besoin de nous exprimer que si nous étions au pouvoir. Et puis, c’est dur de dire sans arrêt que son camp fait n’importe quoi…
@ Lomig
Mon opinion sur le fond est qu’être encarté à l’UMP ou ailleurs ne facilite pas la liberté de bloguer…
Maintenant chacun fait comme il le sent.
Perso, je ne suis plus encarté chez AL même s’i j’y conserve de nombreux amis simplement parce que je ne souhaite pas être obligé, fut-ce moralement, de soutenir toutes leurs thèses et toutes leurs propositions sur mon très modeste blog.
J’ajoute que la plupart des blogs expressément affiliés à un parti sont, de mon point de vue, souvent consternants de platitude et de langue de bois…
Tu as jusqu’ici réussi à éviter l’écueil… bravo, continue.
Oui c’est très juste ce que vous dîtes Lomig, il ne sert à rien de rester dans l’idéologie, au sens du débat d’idées sans réalisations concrètes, mais je serai plus proche de l’analyse de JM qui explique que les politiciens ont un marché et que si celui-ci n’est pas ouvert aux idées libérales, c’est de facto assez difficile de les changer de l’intérieur. J’ai peur de vous voir vous fatiguer pour pas grand chose.
L’UMP est une machine à gagner les élection nationales, et un pot-pourri de différentes tendances allant du centre droit à la droite la plus réac. Du coup, je pense que les gens ne s’identifie pas à l’UMP. Dire que tu es proche de l’UMP, ça veut pas dire grand chose. Les gens votent UMP mais ne s’identifient pas vraiment à l’appareil. Sinon je pense qu’opter clairement pour un camp politique réduit ta liberté de ton. Bon je ne crois pas que tu sois du genre leftblogs à dire amen à tout ce qui sort de la gauche, mais quand on est libéral, il est plus logique de rester à l’écart des partis non ?
@ Tous : sur la liberté de parole et « l’appartenance » à un parti. J’ai passé toute cette année en ayant pris ma carte chez AL, et cela ne m’a jamais ne serait-ce qu’inciter à penser comme eux ou à répéter le programme. Je leur ai même exprimé souvent des points de désaccords profonds. Je vis mon « encartage » comme un soutien financier. RIen de plus, rien de moins. J’appuie là où je pense qu’il faut appuyer. C’est pour ça que j’étais cette année à la fois au PLD et chez AL. Ce qui compte dans un parti, c’est le corpus d’idée qu’ils ont à vendre sur la place publique, pour reprendre la vision exprimée par Jm et appuyée par Jugurta. Mon but, si j’allais du côté de l’UMP serait de faire en sorte que le corpus d’idée soit le plus libéral possible. Mon blog s’appelle « expression libre » ; je continuerai d’y parler en toute sincérité, et toute sincérité.
@ Paul & Jugurta : vous avez exprimé la même idée à peu de choses près. Pourquoi un libéral devrait rester à l’écart des partis ? Pouvez-vous expliciter, parce que ça ne parait pas évident. Si on est libéral ET démocrate, alors il faut bien en venir par le jeu des partis, libéraux ou autres… non ?
LOmiG a écrit :
C’est surtout le fait qu’on puisse être fier d’être au PS qui m’inquiète. D’une manière générale, je n’ai jamais bien compris que d’être d’un camp puisse suffire à être fier ou heureux, alors que par expérience, la vérité n’est jamais totalement d’un seul côté et pas du tout dans l’autre, et que ce qui est fait qui compte plus que les intentions.
@Lomig,
Vous avez exprimé la même idée à peu de choses près. Pourquoi un libéral devrait rester à l’écart des partis ? Pouvez-vous expliciter, parce que ça ne parait pas évident. Si on est libéral ET démocrate, alors il faut bien en venir par le jeu des partis, libéraux ou autres… non ?
C’est une bonne question. Selon moi la politique et le libéralisme sont antinomiques. Le libéralisme c’est le « laissez faire », la limite du pouvoir, c’est en tant que politique se « tirer une balle dans le pied ». Etre libéral et adhérer à un parti c’est tout faire pour limiter la prégnance de celui-ci, c’est donc de facto illisible pour un électeur.
Est-ce qu’il est possible de dire à un électorat ceci : « Je vais me présenter pour vous rendre du pouvoir et donc en perdre un peu. Si je l’emporte je réduis les domaines de compétences de l’intervention politique ».
Or l’électeur moyen ne cherche qu’à imposer, à travers son vote, une vision politique, conservatrice ou socialiste, donc ne se reconnait pas dans des politiques libérales.
Etre à l’UMP ça n’implique aucune conviction mais seulement qu’on ferme sa gueule. Promouvoir le libéralisme en entrant à l’UMP ? Ou plutôt promouvoir l’UMP en lui apportant une caution libérale ? Rejoindre les autres prises sur le tableau de chasse.
salut à tous,
@ Xerbias : complètement d’accord avec ça !
@ jugurta : eh bien oui c’est exactement ça ! Je pense qu’il faudra bien un jour qu’un politicien vienne et explique quels sont les domaines indispensables d’intervention de l’état (en gros les fonctions régaliennes – police justice défense diplomatie -) et quels sont ceux pour lesquels un désengagement plannifié et intelligemment mené doit avoir lieu. Ce n’est pas une question de parti politique, c’est une question de choix de société que les français sont tout à fait capables de comprendre ! Ton raisonnement sous-entend que l’état n’a aucun champ de compétences indispensables, ce qui est la position libertarienne radicale. Position certainement juste intellectuellement mais dogmatique et faisant-fi de la tradition française, et donc inapplicable !
@ Chritisne : oui c’est bien sûr le risque. Et le risque en défendant les idées libérales dans un parti libéral représentant 0,001% des votes est de ne pas être entendu du tout. C’est pour cela que je réfléchis à ça tranquillement : je ne suis pas sûr de ce qu’il faut faire. Mais je veux agir, donc j’envisage les options. Je vous tiendrai au courant en temps réel sur ce blog, bien entendu ! Et je serai toujours heureux de partager les critiques / doutes / remarques avec vous !
merci pour vos commentaires, et pour les questions que vous me forcez à me poser…
@ Lomig : Je crois que c’est le corps électoral (nous) qui fait émerger les hommes politiques qui lui conviennent, et non les politiques qui créent l’opinion. Pas besoin de se frotter au monde politique pour faire passer les idées qu’on défend, il faut convaincre le maximum de gens dans son entourage, et plus loin. Pour moi le mérite d’AL est simplement d’exister. Ils ne gagneront jamais rien, mais ils sont audibles, ils passent dans les journaux et à la télé. C’est finalement plus un think tank qu’un parti. C’est un forme d’action à base de réflexion et de propositions, sans prétendre à des postes d’élus, qui doit être celle naturelle aux libéraux. Parce que dès qu’on parle de prendre le pouvoir, alors on ne pense plus qu’à ça, et on oublie les idées qu’on défendait. Donc finalement ce blog est déjà un outil d’action, efficace à son échelle, comme d’autres, mais comme on dit, un millimètre de plus de fait est un millimètre de moins à faire ! Chaque billet ou discussion (même dans la vie « réelle ») qui ouvre une brèche dans la conception d’ancien régime que beaucoup ont de l’action de l’État est une petite victoire qui compte ! Que t’apporterait de plus le fait de te rapprocher d’un parti politique, quel qu’il soit ?
salut Paul, merci pour ce commentaire avec lequel je suis en presque total accord. Oui : AL serait au moins aussi efficace en Think-tank. Par contre, désolé de te contredire, mais ils ont prétendu à des postes d’élus, puisqu’ils ont présenté des listes aux européennes. Il ne me revient pas de décider de leur stratégie, au demeurant. Je salue leur engagement et leur tenacité.
Oui le blog est un outil, microscopique, d’action. J’ai une conscience aigüe de la lenteur à laquelle les choses bougent…je suis impatient de voir le champ d’intervention de l’état diminuer et c’est pour cela que je veux peser plus, et plus vite. C’est une question de pouvoir : ce sont les politiciens, dans une démocratie, qui font évoluer un certain nombre de choses. Décider des domaines d’intervention de l’état, prioriser les dépenses, tout cela est du ressort du politique.
On peut espérer changer les mentalités : mais j’aimerais que mes enfants puissent évoluer dans quelque chose de plus moderne et de plus libre que la France de 2009. Si on laisser juste les mentalités changer, ça va prendre 100 ans, si ça se fait ! C’est mon sentiment. QUel est le tien ?
En total accord avec Paul. Et, Lomig, se présenter à des élections, et notamment aux élections européennes, ne signifie pas prétendre à des postes d’élus, mais vouloir utiliser une tribune pour se faire entendre.
Oui, pour alternative libérale, il ne s’agissait pas d’avoir des mandats, c’est impossible en France si tu t’appelle « libéral ». Sinon, Lomig, je suis moins pessimiste que toi sur le temps nécessaire pour faire changer les mentalités. Ça peut dépendre surtout d’événements marquants comme la crise économique qui justifie des fortes atteintes aux libertés (économiques).
@ Lomig
Non, je reconnais des domaines d’intervention de l’Etat (police, justice, défense, éducation, santé, collectivité) plus ou moins important selon le domaine et je sais que la tradition française est depuis très longtemps porté vers l’Etat centralisateur et dirigiste.
C’est pourquoi je reste convaincu que le marché politique français demande une intervention forte à ses élus. Si ceux-ci souhaitent restreindre ou repenser les domaines d’intervention de l’Etat alors les électeurs fuient.
Aujourd’hui l’État a remplacé dans le cœur des électeurs, Dieu. On parle bien d’État-providence, non?
Enfin, l’électorat français souhaite selon la formule consacrée un monarque qu’il veut guillotiner. Mais un monarque reste un monarque…
Non, je reconnais des domaines d’intervention de l’Etat (police, justice, défense, éducation, santé, collectivité) plus ou moins important selon le domaine et je sais que la tradition française est depuis très longtemps portée vers l’Etat centralisateur et dirigiste.
salut Jugurta, si tu reconnais des domaines légitimes d’intervention de l’Etat, alors le fait d’être libéral ET d’aller jouer le jeu des partis et du pouvoir est tout à fait cohérent. Comment recentrer l’état sur ses domaines d’actions légitimes, si ce n’est en dirigeant le pays ? Comment forcer l’administration fiscale à plier, si ce n’est en étant au pouvoir ?
Il ne s’agit pas d’état providence, de Dieu, ou je ne sais quoi. Il s’agit de rapport de force, et de marier la vérité avec l’efficacité.
à bientôt !
Beau débat et qui doit être tranché rapidement par votre génération. Car les quadras se mettent en rang pour prendre le pouvoir. les éléphants sont out; la génération sarko va tenir encore 10 ans le haut du pavé, et ensuite ce sera à vous d’exercer le pouvoir. C’est à dire de faire en sorte que le libéralisme ait un sens social en France comme il en a dans tous les pays développés. Vous qui n’avez pas encore 40 ans, vous qui comprenez que l’enjeu et de dynamiser notre société pour la rendre plus solide sur ses bases historiques et plus respectueuse des plus faibles, vous qui ne vous offusquez plus des minauderies de soixantehuitards sur l’appartenance à tel ou tel parti, engagez vous. Vous devez prendre le pouvoir, dans 10 ou 20 ans, grâce à vos réflexions d’aujourd’hui, grâce à votre liberté de blogueurs, parce que le modèle social français doit passer la main et se rapprocher des moyennes européennes et mondiales. Nous n’avons rien à attendre d’un PS anéanti à moins que le nettoyage amène au pouvoir la génération Valls (sans Montebourg), mais je n’y crois pas trop. Nous n’avons rien à craindre d’une UMP toute puissante mais vieillie et qui a besoin des jeunes pour exister encore dans 10 ans. Si le parti où vous travaillez ne vous convient plus, ne vous entend pas, il ne faut pas se taire, comme le dit Christine, mais le quitter en gueulant. L’avenir est à vous et vos enfants.
En ce qui me concerne le débat est tranché : il faut prendre le pouvoir, bien sûr, pour réformer en profondeur le système et libérer-libéraliser notre société. La question qui restait pour moi était celle du parti le plus efficace pour faire cela. Il me semble que l’UMP, aujourd’hui est le plus aproprié. C’est ce qu’il me semble, en tout cas. merci de ton passage !
Tout ça pour ça…
Désolé de te décevoir, Christine…
Qu’en est-il de ton engagement à toi ? Trouves-tu tout cela ridicule, comme ton commentaire semble le montrer…?
Ben justement, j’avais mis un lien pour que l’on se gausse de ma hardiesse : je suis au Modem… Même si la plupart des nouveaux adhérents MoDem (ou ce qu’il en reste) prennent le mot libéral comme un gros mot, je reste convaincue que Bayrou est foncièrement plus libéral que Sarkozy, de même qu’il y avait plus de libéraux à l’UDF qu’au RPR, mais on ne s’y retrouve plus dans ces partis en décomposition. Peut-être qu’ils vont créer un vrai parti libéral sur les décombres du PS ? Sans rire, l’UMP, moi je pourrais pas. Mais je suis toujours pour ceux qui s’engagent.
Christine, tu as raison il y avait plus de libéralisme chez Bayrou et chez les centristes que chez Sarkozy et l’UMP. Mais le problème n’est pas là. Tu le dis les partis sont en décomposition ou, plus exactement en recomposition. Si l’UMP reste reste un parti de vieux et centralisateur, il ne pourra pas se relever du passage de Sarko. Mais si l’UMP veut bien être le laboratoire d’idées qui permettra à la France de se sortir de l’ornière « droite-gauche » (ce qu’il fait en ce moment) alors il y a de la place pour le libéralisme; pour plus de libéralisme. De toute façon le centralisme file un mauvais coton. Les options dirigistes et étatiques proposées par Sarko vont trouver leurs limites avec la sortie de crise. Il faudra être là et faire valoir les thèses libérales de gauche.
Lomig, j’arrive un peu après la bataille. Tu es un idéaliste qui cherche une voie pour faire avancer tes vues. Ton blog est une réussite, il ne faut pas lâcher cet effort. En revanche, tu sembles mal comprendre le fonctionnement des grands partis. Pour eux, la vraie politique n’est pas celle des idées mais celle des hommes et des clans. Avant de t’engager à l’UMP, pose-toi les questions que tout membre s’y pose : Quelle figure montante dois-je suivre pour être bien placé ? Et qu’ai-je à négocier pour exister auprès de cette personnalité ? Autrement, tu constateras vite à quel point l’UMP est fermé aux avis des adhérents de base.
Tout n’y est que rapport de force. Tu ne représentes rien et n’apportes pas grand chose en tant que blogueur, encore moins en tant qu’apporteur d’idées dont ils n’ont que faire. Ce qu’ils veulent, ce sont des figures médiatiques et des segments électoraux sur un plateau. Un entrisme efficace, en vue de faire passer des propositions, ne peut s’envisager que lorsque tu as des cartes en main et que tu connais le terrain.
Nous avons au PLD plusieurs membres doublement encartés. L’UMP est un tuyau à investitures pour l’élite (ENArque faisant carrière dans les cabinets ministériels), mais un simple réseau pour les autres. Une action, pour être efficace, ne peut s’envisager qu’au sein d’un partiqui a l’ambition de rassembler un électorat aujourd’hui orphelin sur une ligne claire répondant à son attente.
AL se trouve confronté à la même équation, mais son refus de s’associer (en plus d’une ligne encore confuse) la condamne à des scores dérisoires. Ce qui nuit à son pouvoir de négociation auprès des grandes formations afin de faire passer ses propositions et de bénéficier d’investitures prometteuses.
A ta dispo pour en parler plus en détail.
Les questions ici posées sont intéressantes.
Salut Aurélien, merci d’être passé : moi aussi j’arrive longtemps après ta réponse. Ce n’est pas grave, et au contraire, ça laisse le temps de la réflexion avant de se jetter sur le clavier.
Je ne sais pas si je suis idéaliste ; je ne le crois pas du tout, mais je suis prêt à en parler. Qu’entends-tu par là ?
Tu as raison : je ne connais pas le fonctionnement des grands partis. Ce que j’ai vu du fonctionnement des petits partis, désolé de te le dire aussi crûment, c’est que les egos y sont toujours aussi importants et difficiles à laisser de côté. L’existence d’AL et du PLD en est la preuve.
Sur la ligne qui est confuse, je te renvoie la balle. Que ce soit chez AL ou au PLD, vous êtes sur une ligne que je juge, pour le coup, idéaliste. Très au courant des idées libérales, sur les plans économiques et sociétaux, vous en êtes des défenseurs ardents et un peu dogmatique. Je m’explique. Quand tu fais des billets pour dire, sur le sujet de la burqa, que Lislamophobie tue, je bondis. Rien que le choix du terme prouve ton ignorance d’un sujet pourtant crucial pour la liberté, et son avenir. Tu es donc dans une logique clairement « politiquement correcte » sur ce sujet, multiculturaliste. Tant que les libéraux (car tu es loin d’être le seul, et pas seulement chez les libéraux) auront sur le sujet de l’immigration et de l’islamisation de la société française des positions aussi peu responsables, vous ne pourrez pas espérer toucher l’electorat autrement que de manière faible, et ciblée (sur les CSP ).
Je ne peux que te recommander (j’en ferai la recension à la rentrée) le bouquin d’Alain Laurent, penseur libéral, intitulé « La société ouverte et ses nouveaux ennemis ». Indispensable dans une réflexion réellement libérale, c’est à dire dans une réflexion visant à promouvoir les sociétés libres et ouvertes. La capitulation ne saurait être une politique.
Avant les rapports de force, les personnalités, les egos, les partis et la stratégie, il y a les idées et les programmes. Que dis-tu sur les zones de non-droits ? que dis-tu sur l’islamisation de certains quartiers, et sur l’insécurité ? que dis-tu sur les mariages forcés / arrangés ? que dis-tu sur l’émancipation impossible de certaines jeunes filles en France ? Si on ne parle pas de tout cela, alors on ne parle plus de liberté, et alors on n’est pas libéral.
Ce n’est que mon avis. désolé d’être aussi direct.
La politique, c’est avant tout l’art de rassembler des egos. Et sur ce point, la scission AL-PLD confirme une certaine immaturité des « jeunes libéraux ». Mais comme tu peux le constater, ce type de souci n’épargne pas les grands partis comme le PS.
Ce que j’exprime sur mon propre blog n’est pas le projet de mon parti il ne reflète que mes propres vues, un blog sert d’abord à faire bouger le débat. Sur les sujets qui te préoccupent, je ne vais pas refaire le débat ici, mais je crois au danger d’interprétations déformées ou archaïques de l’islam, et non pas au danger de l’islam seul en soi. Lutter contre les talibans ou le gouvernement de Khartoum, oui. Mais ce n’est pas l’islam, seulement des déviations pathologiques.
Ensuite, je ne vois pas ce que les mariages forcés ont à voir avec l’islam, c’est le propre de populations aux moeurs primitives, et on retrouve ces agissements barbares chez des bouddhistes, des hindouistes et, il n’y a pas si longtemps, chjez les chrétiens, pas seulement chez certains musulmans aux pratiques d’un autre âge.
Cela dit, d’autres responsables du PLD sont beaucoup plus proches des tiennes, et je les respecte. J’ai constaté que le discours sur les sujets sociétaux délicats divisaient l’électorat libéral, je ne pense pas qu’une ligne radicalement islamophobe parvienne à autre chose. Et tous ensemble, nous l’avons accepté à travers un processus de démocratie interne. Si la majorité des membres du PLD évolue, la démocratie jouera son rôle.
Mais un parti politique, ce sont aussi des idées, un projet. Sur ce point, tu as raison : les questions de l’insécurité, des zones de non droit ou de l’immigration sont importantes pour les Français. Nous manquons d’expertise sur ce sujet, même si un certain nombre d’idées fortes ont été mises sur la table. C’est un axe à travailler pour le PLD.
Cela dit, les sujets de l’éducation, du logement, de la dépense publique et de la dette, des retraites sont aussi au coeur des préoccupations des Français. Je constate sur ce point un très bon taux de retour sur notre communication. Mais il nous faut progresser sur les sujets que tu as soulevé/.
Le terme « libéral » est de toute facon tellement galvaudé aujourd’hui que la vraie question est, êtes-vous un libertaire ?
Pour trancher, un excellent article :
http://sites.google.com/site/etesvouslibertaire/
Salutations,
Al
Salut Alfy, le mot libéral n’est pas galvaudé, mais demande à être défini rigoureusement. Un bon article sur le Québécois Libre est intéressant pour cerner la différence entre libéral et libertaire…
http://www.quebecoislibre.org/philo1.htm
Aurelien a écrit :
C’est exactement ce que je disais plus haut : tu as une telle hantise d’être accusé de « racisme », que tu t’interdis de voir l’islam tel qu’il est. Dans quel pays musulmans les femmes sont elles complètement libres de se marier avec qui bon leur semble, musulman ou non ?
Je reviens sur cette discussion importante qui devrait concerner tous les jeunes qui souhaitent intervenir vraiment sur l’évolution politique d notre monde (au sens fort et global du terme). - sur le post 18 de Jugurta je note qu’il considère l’alternative politique comme le choix conservateur/socialiste. Cela me semble dépassé, de l’ordre du droite/gauche. Ne vaudrait-il pas mieux considérer que l’optimisation de la production et la répartition des richesse passe par l’alternative libéral/centralisateur? Ceci implique que certain secteurs soient plus ou moins concernés par les deux termes proposés et également la prise en compte des problèmes environnementaux. - Sur le post 22 de Lomig je voudrais dire que nos moyens politiques ne me semblent pas capable d’influer fortement sur le rythme du mouvement. par contre nous pouvons influencer le sens du mouvement. Et pour revenir à la discussion il semble clair (à mes yeux) que l’UMP va dans le sens du mouvement (même si le rythme est très lent) alors que Besancenot par exemple va en sens contraire du mouvement. Il faut privilégier le sens du mouvement, comme si nous étions attelés à une grosse charrette bien lourde, avec des animaux tirant à hue et à dia dans tous les sens: la charrette n’avance pas. Il faut se mettre à tirer dans le bon sens et plus on sera plus le rythme deviendra intéressant. - sur les posts 34 et 37 d’Aurélien je voudrais dire qu’il a une vision juste de la hiérarchie dans un parti politique. mais ce n’est pas une raison pour ne pas s’engager. Et puis il y a toujours l’option de se présenter (en faisant une véritable campagne de proximité, sur le long terme, dans un secteur électoral libre…) en faisant comprendre au parti que son intérêt set de soutenir. Par ailleurs je voudrai aussi dire à Aurélien qu’il se trompe sur la nature de l’Islam: c’est une pathologie. Je ne dis pas que les musulmans sont fous (je plains la majorité d’entre eux) mais je soutiens que le prophète était pathologique et que ses visions en sont le signe pathognomonique.