Entre conservateur et libéral

Je viens de relan­cer les membres du Réseau LHC pour qu’ils me com­mu­niquent leur posi­tion­ne­ment sur l’échiquier poli­tique. Pour cela, on peut se ser­vir du petit mais bien foutu Poli­ti­cal Quizz. Dix ques­tions, et vous savez où vous vous situez.

Ma position

Plu­sieurs réflexions simples me sont venues en fai­sant ce test. Tout d’abord, il découpe selon deux cri­tères : degré de liberté indi­vi­duelle sou­haité, et degré de liberté écono­mique sou­haité. Liberté étant à prendre au sens libé­ral du terme, c’est-à-dire que le mot incluse les limites à la liberté, c’est-à-dire que la liberté se défi­nit comme la liberté d’action ne por­tant pas préju­dice à la liberté d’autrui. Dans ce sens, il est natu­rel­le­ment sou­hai­table que la liberté soit la plus grande pos­sible. Non ?

Ensuite, on voit émer­ger sur le gra­phique des blocs per­met­tant de défi­nir d’une cer­taine manière droite et gauche. Sont à gauche ceux qui pensent qu’il ne faut pas limi­ter la liberté indi­vi­duelle, mais qu’il faut par contre limi­ter la liberté écono­mique. De l’autre côté, on dira que quelqu’un est à droite s’il consi­dère que la liberté écono­mique n’a pas à être bri­dée, tan­dis que la liberté indi­vi­duelle doit l’être. Cela me per­met de mettre le doigt sur ce qui me sépare des gens du PS ou des com­mu­nistes : je pense que le com­merce libre, dans un état de droit démo­cra­tique, ne peut pas pro­duire autre chose que des effets posi­tifs. Ceux qui pensent que le com­merce est une forme de guerre ou de vol ont tout faux !

L’autre aspect inté­res­sant, est ce cela per­met de visua­li­ser les inter­faces entre ten­dances : entre gauche et libé­raux (left libe­rals et liber­ta­riens), ainsi qu’entre droite et libé­raux (conser­va­tive et liber­ta­riens). Les gens de gauche trouvent que les libé­raux ont une foi trop grande dans les ver­tus du com­merce, et les gens de droite ou conser­va­teurs pensent que les libé­raux ont une foi trop grande dans les ver­tus de l’émancipation indi­vi­duelle indifférenciée.

On retrouve là de vraie scis­sion, que l’on peut pal­per dans les dif­fé­rents blogs poli­tiques, et dans les dis­cours poli­tiques en géné­ral. Je suis pour ma part clai­re­ment entre les libé­raux et les conser­va­teurs : de prin­cipe, je suis liber­ta­rien. Mais force est de consta­ter que nos socié­tés ont sous-estimé les dan­gers qu’elles pou­vaient abri­ter en interne, en lais­sant trop de liberté à ceux qui ne l’aiment pas, et ne se sont pas don­nés les moyens de les contrer. Le com­mu­nau­ta­risme, le nihi­lisme, le rela­ti­visme, le mul­ti­cul­tu­ra­lisme angé­lique font par­tie de ces dan­gers. Tolé­rer les inté­gristes au nom du droit à la dif­fé­rence est une fumis­te­rie sans nom. Tolé­rer des fillettes voi­lées dans les écoles, en France, en 2009, dans un rela­ti­visme cultu­rel débridé, est stupéfiant.

Une vision remet­tant en avant un cer­tain nombre de valeurs est indis­pen­sable pour don­ner une cohé­rence au cor­pus idéo­lo­gique libé­ral. C’est ce que Cri­ti­cus rap­pe­lait à la suite de Phi­lippe Nemo, et c’est ce que beau­coup d’intellectuels ont rap­pelé depuis un cer­tain temps déjà. Alain Laurent, pen­seur libé­ral, le rap­pelle égale­ment dans son livre récent «La société ouverte et ses nou­veaux enne­mis». Je me sens en phase avec ces pen­seurs, et c’est ce qui me sépare des libé­raux purs et durs.

Qu’en pensez-vous ? Trouvez-vous le décou­page du quizz éclai­rant ou intéressant ?

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128 Comments

  1. Athanagor

    @Lomig :
    1 — Une petite ques­tion : serais-tu favo­rable au fait qu’on abo­lisse toutes les lois sur les suc­ces­sions et l’héritage, et que ces cas soient gérés par des cour d’arbitrage pri­vée, contrac­tuelle (notaires, etc.) sur la base de la volonté du défunt? Par exemple, tu sais que si X a un fils, qu’il le consi­dère comme un inca­pable et refuse de lui léguer quoique ce soit, et cherche à don­ner un héri­tage à quelqu’un d’autre, ce der­nier sera incroya­ble­ment plus taxé que le fils natu­rel du défunt. Je trouve cela anormal.

    Je te dirais ensuite où je veux en venir.

    2 — ensuite, Lomig, il existe un prin­cipe intan­gible en Droit, c’est qu’on punit les gens pour ce qu’ils font, jamais pour ce qu’ils pensent. Il existe en France des gens qu’on appelle les scien­to­logues, les anti-spécistes, etc. et aussi les inté­gristes reli­gieux (exemple : la Fra­ter­nité Saint Pie X, les has­si­dim, les sala­fistes). Il n’y a a priori rien à leur repro­cher.
    Cette thé­ma­tique obsi­dion­nelle de «l’ennemi inté­rieur» ne tient pas une seule seconde. Le livre d’Alain Laurent, je l’ai lu, et je consi­dère que l’immense majo­rité de ses argu­ments relèvent du café du com­merce. Il construit une réa­lité tout à fait dou­teuse, en reliant toute une série de faits dans tout un tas de pays, et dans des domaines bien trop dif­fé­rents. Il serait trop long de tout ré-rexpliquer, ci-joint un article auquel j’adhère lar­ge­ment, il s’agit d’une recen­sion du livre d’Alain Laurent, j’ai sur­li­gné les quelques thèses intéressantes.

    Posted 26 octobre 2009 at 16:37 | Permalink
  2. Les visions de Phi­lippe Nemo et d’Alain Laurent sont inté­res­santes en ce qu’il s’agit de libé­raux incon­tes­tables : Nemo est un haye­kien pur sucre, et Laurent un ran­dien canal his­to­rique, si j’ose dire. La Société ouverte et ses nou­veaux enne­mis, que je recen­se­rai quand j’en aurai le temps, donne la clef d’un libé­ra­lisme cohé­rent : si on aime la liberté, on la défend, et par la force s’il le faut, contre ses enne­mis déclarés.

    Posted 26 octobre 2009 at 17:30 | Permalink
  3. LOmiG

    salut à tous les deux,
    et merci pour vos commentaires.

    @ Cri­ti­cus : entiè­rem­ment d’accord avec toi. Lais­sons les façades de côté : si on dit aimer la liberté des socié­tés ouvertes sans jamais dénon­cer ses enne­mis, alors on est ce qu’on appelle un idiot utile.

    @ Atha­na­gor : réponse à la ques­tion 1 : je suis pour une totale liberté de dis­po­ser des biens qui nous appar­tiennent. Les droits de suc­ces­sions sont, de plus, une manière de payer une deuxième fois très sou­vent. Donc oui.

    Point 2 : je n’ai jamais parlé de punir qui que ce soit. Je parle de ce qu’on laisse faire ou dire sans réagir. Lais­ser des écoles cora­niques s’installer en France est une farce (bien triste et bien tra­gique) : sous cou­vert d’ouverture, on laisse s’installer en France des valeurs et des traits cultu­rels qui sont à l’opposé des valeurs des socié­tés ouvertes. Tu es un idiot utile, comme beau­coup de libé­raux dog­ma­tiques. Ta défense de la liberté n’est que de façade, car tu es dans une posi­tion non de res­pon­sa­bi­lité (je regarde les conséquences de ce que j’avance) mais de convic­tion (la posi­tion de prin­cipe est bonne, alors je la suis même si elle doit conduire à une catas­trophe). Ton avis sur le livre de Laurent montre bien que tu l’as lu en sachant déjà ce que tu allais en pen­ser. Dom­mage pour toi.

    Posted 26 octobre 2009 at 17:46 | Permalink
  4. Athanagor

    @Criticus : lis la recen­sion dont j’ai donné le lien, et évite de t’auto-décerner des satis­fe­cit comme «libé­raux cohé­rents», etc. Toi, tu n’es pas et ne sera jamais libé­ral, tu fais par­tie de la droite conser­va­trice française qui veut faire bais­ser les impôts. Les libé­raux, par exemple, res­pectent la liberté de culte. Les libé­raux, par exemple, ne passent pas leur temps à dire du mal de tel ou tel peuple.

    @Lomig :
    Je n’ai pas dit que j’ «aim[ais] la liberté des socié­tés ouvertes sans jamais dénon­cer ses enne­mis». Ce que j’ai dit c’est que Alain Laurent et ses sui­veurs sont atteints d’obsidionalité et que ces enne­mis inté­rieurs sont inexis­tants, ou tout du moins ont une influence lar­ge­ment exa­gé­rée.
    Et avant de le lire, ce livre, je n’en connais­sais même pas le contenu, je ne te per­mets abso­lu­ment pas de me par­ler comme cela.
    En revanche, vu ta culture à toi, je ne pense pas que tu aies eu un avis avant ou après la lec­ture de ce livre : je pense que tu n’as pro­ba­ble­ment pas com­pris ce qu’il y avait d’écrit dedans, comme Criticus.

    Sur le point 1 : ta posi­tion est donc très claire. Main­te­nant, si demain tu apprends que dans un cadre privé, un tes­ta­ment, un contrat de suc­ces­sion, a été signé entre per­sonnes consen­tantes, et que ledit contrat a pour ins­pi­ra­tion le Coran, que penserais-tu? Bien, pas bien? A inter­dire, pas à interdire.

    Alain Laurent, lui, est très clair là-dessus, il m’en a parlé quand je l’ai ren­con­tré pour la pre­mière fois (j’ai d’ailleurs dîné avec lui, Nemo, Lem­me­ni­cier, et beau­coup d’autres le 17 octobre der­nier, j’ai pu en par­ler avec eux) : il est tota­le­ment contre, et est pour une inter­dic­tion de ce genre de choses.

    Et toi?

    Pour moi, cette ques­tion, c’est la ques­tion libé­rale ultime.

    Posted 26 octobre 2009 at 18:14 | Permalink
  5. « Atha­na­gor », j’ai toujours dit que j’étais un « com­pa­gnon de route du libéralisme ».

    Je n’ai jamais dit être un libé­ral, à cause des gens comme toi à qui je ne veux pas être amal­gamé. Si tu relis bien mon com­men­taire, je ne parle pas de moi, mais de Phi­lippe Nemo et d’Alain Laurent, qui sont, contrai­re­ment à toi, des libé­raux cohé­rents. Ensuite, puisque tu parles de moi, j’aimerais que tu me dises en quoi je suis opposé à la liberté de culte (et ne me parles pas de l’interdiction de la burqa, qui n’est en rien une entrave à quelque culte que ce soit). Tu auras encore plus de mal pour mon­trer que je passe mon temps à dire du mal de tel ou tel peuple. Mais tu peux toujours essayer…

    Posted 26 octobre 2009 at 18:20 | Permalink
  6. « Chi­tah », puisque tu me donnes de la lec­ture (merci pour l’attention), lis-donc ceci :

    « Com­pa­gnon de route » du libé­ra­lisme
    « Com­pa­gnon de route » du libéralisme (2)

    Posted 26 octobre 2009 at 18:27 | Permalink
  7. Athanagor

    J’avais lu la pre­mière par­tie, c’est tel­le­ment une col­lec­tion de cli­chés, de lieux com­muns que j’ai vite décro­ché. Si l’Education Natio­nale et la Presse sont noyau­tées par les gau­chistes, va fal­loir m’expliquer pourquoi la gauche n’a eu que deux man­dats pré­si­den­tiels et trois légis­la­tifs, sur toute la Vème Répu­blique. Et il fau­dra m’expliquer pourquoi le can­di­dat de la gauche s’est fait lat­ter en 2002. Bref : n’importe nawak, je connais ce genre d’antienne conser­va­trice depuis des années (cf. Les Pères Fon­da­teurs, qui avait subi en 2 ans ce que feu le réseau Occi­den­ta­lis avait subi en moins d’une semaine) : on serait sou­mis à un com­plot.
    Comme tous les conser­va­teurs, tout ce qui t’intéresse est la bataille contre les pro­gres­sistes, contre la gauche.
    Nous, les libé­raux, on veut la vic­toire pour le peuple français contre l’Etat, pour la liberté contre la contrainte : ça fait toute la dif­fé­rence.
    Par exemple, toi tu accep­te­rais une sub­ven­tion si l’Etat te pro­po­sait de payer l’hébergement de ton blog, car, selon ton uti­li­ta­risme conser­va­teur, cela sert tes inté­rêts. Moi, je ne le ferais pas.

    Posted 26 octobre 2009 at 19:29 | Permalink
  8. toi tu accep­te­rais une sub­ven­tion si l’Etat te pro­po­sait de payer l’hébergement de ton blog, car, selon ton uti­li­ta­risme conser­va­teur, cela sert tes intérêts

    Allez, je vais uti­li­ser une expres­sion que tu com­prends (je m’adapte…) : n’importe nawak.

    Posted 26 octobre 2009 at 22:19 | Permalink
  9. Je ne com­prends pas la fin de ton texte. Il n’y a plus de filles voi­lées dans les écoles publiques depuis l’interdiction des signes reli­gieux osten­ta­toires. Je sup­pose que tu parles des écoles privées ?

    Posted 27 octobre 2009 at 02:08 | Permalink
  10. jugurta

    Salut Lomig,

    Ce test poli­tique a l’avantage de dépas­ser le cli­vage sim­pliste gauche droite. Il y ajoute une dimen­sion plus libé­rale au sens élargi du terme : les liber­tés poli­tiques ne sont pas anti­no­miques des liber­tés écono­miques. Je pense qu’il a été fait par des liber­ta­riens, mais je peux me tromper.

    Pour ma part je me situe, je viens de refaire le test, dans la par­tie liber­ta­rienne : 80% pour les liber­tés indi­vi­duelles et 70% pour celles économiques.

    Posted 27 octobre 2009 at 08:45 | Permalink
  11. cilia

    Chi­tah,

    Je ne par­tage pas vrai­ment ce sen­ti­ment que vous qua­li­fiez d’obsidionalité, mais vous ne pou­vez pas mettre sur un pied d’égalité Lefé­vrisme et sala­fisme (comm 1).
    La FSSPX (et par exten­sion, le mou­ve­ment tradi) concerne l’évolution du catho­li­cisme dans un pays pro­fon­dé­ment impré­gné de catho­li­cisme.
    Rien à voir avec des mou­ve­ments inté­gristes fon­da­men­ta­listes musul­mans, tota­le­ment étran­gers à la France et qui peuvent avoir parmi leurs buts celui de com­battre le ‘monde chré­tien’.
    Je ne crois pas faire preuve de para­noïa en établis­sant cette distinction.

    D’autre part, puisque je suis de droite par rap­port à l’offre poli­tique française, je me per­mets de vous rap­pe­ler que cette sen­si­bi­lité poli­tique ne se résume pas à la baisse des impôts. La ques­tion ‘morale’ est cen­trale, ne l’oubliez pas.
    Ce que Lomig vou­lait dire, me semble-t-il, c’est que selon lui, le libé­ra­lisme sans un cer­tain nombre de valeurs solides et par­ta­gées est dan­ge­reux (et je suis tout à fait d’accord sur le prin­cipe).
    Une sorte d’adaptation à la poli­tique du célèbre « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

    Posted 27 octobre 2009 at 11:40 | Permalink
  12. cilia

    [celui de com­battre] voire détruire le monde chrétien…

    Posted 27 octobre 2009 at 11:42 | Permalink
  13. Athanagor

    Abso­lu­ment jugurta, ce test est le fait de David Nolan (poli­to­logue ou quelque­chose dans le genre) qui est en effet un liber­ta­rien : http://www.wikiberal.org/wiki/Diagramme_de_Nolan

    Quelle est sa voca­tion? Aupa­ra­vant, on oppo­sait (bête­ment) les liber­tés publiques aux liber­tés écono­miques, via notam­ment le cli­vage bidon gauche/droite. En intro­dui­sant le dia­gramme de Nolan, on rap­pelle juste que la liberté a plu­sieurs com­po­santes, dont les deux prin­ci­pales sont les liber­tés «écono­miques» et les liber­tés «individuelles».

    Cepen­dant, un liber­ta­rien féru d’économie comme moi se per­met de poser la ques­tion de la sépa­ra­tion des deux. Rappellez-vous que l’on dit sou­vent que l’UE a per­mis suc­ces­si­ve­ment la liberté de cir­cu­la­tion des biens, des capi­taux, et des per­sonnes. Pour moi, on dit trois fois la même chose.
    En effet, m’autoriser à faire un vire­ment de 1000€ en Bel­gique, et m’autoriser à aller à pied de Paris à Bruxelles avec 1000€ en poche pour les dépo­ser dans un compte, c’est la même chose. Dans le pre­mier cas, j’ai une liberté finan­cière, dans le second une liberté de dépla­ce­ment.
    Ce n’était qu’une paren­thèse pour rap­pel­ler que tout de même ce test n’est pas la pana­cée non plus.

    Une remarque plus fon­da­men­tale, il existe une dimen­sion abso­lu­ment mal trai­tée dans ce dia­gramme : la poli­tique étran­gère des Etats (diplo­ma­tie, mili­taire, immi­gra­tion, accords bi et multi laté­raux, pré­sence dans les ins­ti­tu­tions supra­na­tio­nales).
    Là les cli­vages sont importants

    Posted 27 octobre 2009 at 11:46 | Permalink
  14. on dit sou­vent que l’UE a per­mis suc­ces­si­ve­ment la liberté de cir­cu­la­tion des biens, des capi­taux, et des per­sonnes. Pour moi, on dit trois fois la même chose

    Ce n’est pas l’avis de Hans-Hermann Hoppe, qui dis­tingue la libre cir­cu­la­tion des biens et des capi­taux d’une part, et celle des per­sonnes de l’autre. Lui aussi est un libé­ral incon­tes­table.

    Posted 27 octobre 2009 at 12:05 | Permalink
  15. Athanagor

    Le name drop­ping et une URL vers un PDF de plu­sieurs pages dénote un manque de res­pect total pour les lec­teurs de ce blog. Pourquoi ne pas mettre, comme je le fais, en quelques lignes, la thèse de l’auteur, quitte à ce que les plus curieux aillent plus loin? L’expérience que j’ai avec toi, Cri­ti­cus, et d’autres sur ce blog, me pousse à me dire que le PDF peut très bien dire le contraire de ce que tu écris. Heu­reu­se­ment que je suis un lec­teur du JLS, je connais donc la thèse far­fe­lue de Hoppe.

    Cette posi­tion de Hoppe illustre tout à fait ce que j’expliquais sur le dia­gramme de Nolan : il manque un aspect «poli­tique étran­gère» à ce dia­gramme. Hoppe se trompe sur toute la ligne parce que, et je connais bien cet auteur, il est abso­lu­ment xéno­phobe et tor­ture les concepts pour les plier à ses vues.

    Nulle part, il n’explique la dif­fé­rence entre cir­cu­la­tion des biens, capi­taux, et per­sonnes. Il dit juste que les deux pre­miers c’est bien, le troi­sième c’est pas bien. Sans plus de com­men­taire que de dire «Obviously, the world’s major high-wage regions—North Ame­rica and Wes­tern Europe—are pre­sently in this lat­ter situa­tion,
    in which immi­gra­tion has become an increa­sin­gly urgent public concern.
    »

    Mal­heu­reu­se­ment, c’est tout sauf «obvious».

    Ensuite, dans cet article, il conti­nue de racon­ter nimp en par­lant du mot sans Etat, pure­ment anarcho-capitaliste : là encore, il se trompe dès le départ, puisque dans cette situa­tion, la notion d’immigration dis­pa­raît tota­le­ment, puisque l’immigration est un concept collé à celui de sou­ve­rai­neté, cette der­nière dis­pa­rais­sant avec les Etats.
    Dans un régime de pro­priété pri­vée, à ce moment-là, tout un cha­cun, toute com­mu­nauté peut accep­ter ou pas telle ou telle per­sonne, tel ou tel groupe.

    Et sur­tout, que les lec­teurs de ce blog ne me disent pas que la France est une copro­priété où les repré­sen­tants des élec­teurs décident qui entre ou qui entre pas, les attri­buts de la pro­priété et de la sou­ve­rai­neté sont tota­le­ment différents.

    Posted 27 octobre 2009 at 12:45 | Permalink
  16. Crucol

    Bonjour,

    Je passe pour vous rap­pel­ler que celui qui veut impo­ser par la force ses idées n’est pas libé­ral (même s’il s’en réclame) dans les faits. Il en résulte que celui ou celle qui veut impo­ser aux autres ses points de vues sur tel ou tel groupe (reli­gion, secte, groupe poli­tique, asso­cia­tion etc…) n’est pas différent.

    Un libé­ral peut avoir ses convic­tions, ses avis, tels Lomig et son avis sur la pro­gres­sion de l’Islam, ou ma chère et tendre sur la pra­tique de la reli­gion et sur les leféb­vristes, mais il ne ten­tera pas d’imposer ses vues par la force.

    D’autre choix s’offrent à lui:
    – convaincre, per­sua­der les autres (comme sur ce blog)
    – vivre et se regrou­per avec des indi­vi­dus ayant les mêmes affi­ni­tés (c’est le prin­cipe des com­mu­nau­tés urbaines)
    – pra­tiquer ses convic­tions mal­gré les autres, sans atteintes à leur pro­priété (comme refu­ser d’interagir avec des indi­vi­dus du grou­pe­ment opposé; refu­ser de com­mer­cer avec des lefébvristes )

    Quant à la pro­po­si­tion de Cilia de mora­li­ser un peu tout ça: le libé­ra­lisme ne per­met pas toutes les exac­tions et est déjà une morale en soit. Si vous sou­hai­tez aller plus loin libre à vous, mais n’obligez pas les autres à vous suivre l’arme au poing…

    Cor­dia­le­ment,
    Crucol

    Posted 27 octobre 2009 at 13:00 | Permalink
  17. cilia

    Lomig,

    J’ai toujours un mal fou à répondre à ce genre de test.
    Je l’ai fait en deux temps. La pre­mière fois en réflé­chis­sant et en tenant compte des conséquences que mes réponses auraient si elles étaient appliquées, et là j’arrive à 40 % liber­tés indi­vi­duelles et 70 % liber­tés écono­miques, en plein sur la ligne centre/droite, moi­tié haute.
    La deuxième fois, en cochant plus ins­tinc­ti­ve­ment, en pen­sant plus à l’esprit de la ques­tion qu’à sa réa­li­sa­tion, et j’arrive à 70/100, net­te­ment liber­taire côté droit, lol !

    Bon, oui, ça me défi­nit peut être assez bien. Mais, je trouve la remarque de Chi­tah sur l’absence de la ques­tion de la poli­tique exté­rieure très pertinente.

    Posted 27 octobre 2009 at 13:05 | Permalink
  18. Atha­na­gor, si tu veux l’avis de Cri­ti­cus là-dessus, le voici. Sur la « xéno­pho­bie » de Hoppe, je sup­pose que tu parles de ceci : « one does not want to asso­ciate with or live in the neigh­bo­rhood com­po­sed of Mexi­cans, Hai­tians, Chi­nese, Koreans, Ger­mans, Catho­lics, Mos­lems, Hin­dus. » C’est un plai­doyer contre le mul­ti­cul­tu­ra­lisme, pas de la xénophobie.

    Posted 27 octobre 2009 at 13:17 | Permalink
  19. Athanagor

    @Crucol :
    Je sou­crits mille fois à ce que tu écris. Tu vas voir que dans les réponses qu’on va te faire, tu auras les mots-clés sui­vants : naï­veté, angé­lisme, ennemi de la société ouverte, ennemi inté­rieur, et des choses comme cela.

    @Criticus : en gros, tu t’associes à Zem­mour dans ton article. Le pro­blème, c’est que le résul­tat est de la même nature que si on avait demandé à Zine­dine Zidane et à Fré­dé­ric Beig­be­der d’écrire un article sur la théo­rie des quan­tas : c’est n’importe quoi.
    Vos connais­sances cumu­lées en écono­mie me laisse pen­ser que, si il existe une matière dont l’enseignement est à réfor­mer en prio­rité c’est celle-ci.
    Je te conseille la lec­ture de l’ouvrage «39 leçons d’économie contem­po­raine», excel­lente intro­duc­tion à l’économie pour un débu­tant.
    Votre vision de la mon­dia­li­sa­tion est com­plè­te­ment à côté de la plaque : je vous conseille la lec­ture par exemple de Made In Monde de Suzanne Ber­ger, ou la lec­ture plus rapide de cet article : http://www.wikiberal.org/wiki/Mondialisation

    Ce n’est pas une ques­tion d’opinion : votre vision des délo­ca­li­sa­tions est la même que celle du gou­ver­ne­ment français, elle est tota­le­ment à côté de la plaque.

    Enfin, concer­nant la xéno­pho­bie, allez, je vais te faire plai­sir : je ne vais pas dire de toi, ou de Hoppe, que vous êtes racistes, je vais dire que vous êtes ethno-différencialistes. Je ne vais pas dire que vous êtes xéno­phobes, mais multiculturalosceptique.

    Vive la novlangue!

    @cilia : vous avez des résul­tats bien curieux.… :) Cepen­dant votre second posi­tion­ne­ment me paraît plus conforme à l’idée que je me fais de vos idées.

    Posted 27 octobre 2009 at 13:31 | Permalink
  20. Cet article n’est pas de moi, mais de Paul Cas­taing, qui est un liber­ta­rien revendiqué.

    Résu­mons :

    - Alain Laurent n’est pas libé­ral, car il n’aime pas l’islamisme
    - Hans-Hermann Hoppe n’est pas libé­ral, car il n’aime pas le mul­ti­cul­tu­ra­lisme
    - Phi­lippe Nemo n’est pas libé­ral, car il est occi­den­ta­liste (et j’en déduis que Frie­drich Hayek n’est pas libé­ral, puisqu’il est le pre­mier à avoir ima­giné l’Union occidentale).

    En fait, seul Athanagor/Chitah est libéral.

    Posted 27 octobre 2009 at 13:36 | Permalink
  21. Crucol

    Cri­ti­cus,

    A. Laurent est peut-être libé­ral, et n’aime pas l’islamisme, tant qu’il ne sou­haite pas impo­ser ses vues par la force.
    H.H. Hoppe (ou H3 ^^) est-il libé­ral, s’il sou­haite une inter­ven­tion de l’Etat pour assou­vir ses vues? non. s’il sou­haite juste convaincre, oui.
    P. Nemo, idem.

    Mais vous, par contre, n’êtes pas libé­ral (pas que vous vous en reven­diquiez), car vous sou­hai­tez impo­ser vos vues aux autres par la force des armes (grâce à l’Etat).

    Cor­dia­le­ment,
    Crucol

    Posted 27 octobre 2009 at 13:44 | Permalink
  22. Cru­col :

    1) Je ne par­lais pas à vous, mais à Athanagor/Chitah
    2) Je ne sou­haite pas impo­ser mes vues aux autres par la forces des armes grâce à l’État
    3) Je ne me défi­nis pas comme un libé­ral, mais comme un « com­pa­gnon de route » du libé­ra­lisme (cf. supra)
    4) Je me défi­nis plu­tôt comme un libéral-conservateur
    5) Je ne tiens pas aux étiquettes plus que cela
    6) Le libé­ra­lisme est tel­le­ment inexis­tant en France (0,1 % pour Alter­na­tive libé­rale lors des élec­tions euro­péennes) que les libé­raux n’ont pas inté­rêt à jouer les fines bouches. À moins que leur but soit de subir l’étatisme et de se conten­ter de râler…

    Posted 27 octobre 2009 at 13:50 | Permalink
  23. Athanagor

    @Criticus :
    Le men­songe n’humilie que celui qui le pro­nonce, je n’ai jamais dit que Alain Laurent n’était pas libé­ral, bien au contraire, ni Phi­lippe Nemo assu­ré­ment, que je connais d’ailleurs per­son­nel­le­ment. Tu inventes com­plè­te­ment. Tu mens.
    J’ai eu l’occasion de leur dire que leurs posi­tions sur tel ou tel sujet ne me sem­blait pas cohé­rente.
    Quand à Hoppe, c’est un minar­chiste xéno­phobe, un libé­ral xéno­phobe, mais un libé­ral quand même. C’est son droit le plus strict.

    Où as-tu vu que j’ai écrit cela, menteur?

    Enfin, je te rap­pelle, Cri­ti­cus, que à la suite de Pacific231, tu t’es pro­noncé pour un contrôle par l’Etat des tis­sus por­tés sur le corps des indi­vi­dus (qu’on appelle vête­ment), tu es donc pour l’imposition de tes vues par la force des armes.

    Posted 27 octobre 2009 at 13:58 | Permalink
  24. Athanagor

    @Crucol :
    Bien entendu, Laurent et Nemo sont évidem­ment des repré­sen­tants éminents de la famille de pen­sée libé­rale! Aucun doute là-dessus, leur contri­bu­tion à l’avancée de nos idées est énorme!
    Quand à Hoppe, bon, c’est un autre style assurément.

    Posted 27 octobre 2009 at 13:59 | Permalink
  25. Le men­teur et l’inventeur, c’est bien toi (ton com­men­taire sur le fait que je veux des sub­ven­tions étatiques pour mon blog…). Donc ne la ramène pas trop sur ce sujet…

    Sur la burqa : toi, tu es pour l’imposition de ce car­can par la pres­sion communautaire.

    Je ne vois pas en quoi c’est plus libé­ral. En fait, ça ne l’est pas, et tu le sais très bien.

    Posted 27 octobre 2009 at 14:02 | Permalink
  26. cilia

    Cru­col,

    Je ne suis pas cer­taine d’avoir com­pris votre com­men­taire 16.
    Est-ce à moi que vous dites de ne pas obli­ger aux autres de me suivre l’arme au poing ?

    Posted 27 octobre 2009 at 14:06 | Permalink
  27. Athanagor

    @Criticus : il serait de bon ton que tu gardes ton sang-froid, et que tu essaies de répondre aux ques­tions que l’on te pose. Tu as affirmé que j’avais dit que Nemo/Laurent notam­ment n’étaient pas libé­raux. Ce qui est sidé­rant puisque j’ai assisté il y a quelques semaines à un dîner com­posé exclu­si­ve­ment de libé­raux, où étaient invi­tés.… Nemo et Laurent entre autres.
    En l’absence de preuve de ta part, ton affir­ma­tion sera consi­dé­rée comme fausse.

    Ensuite, par rap­port à une autre ques­tion que tu sou­lèves : vou­loir «impo­ser quelque chose par la pres­sion com­mu­nau­taire». Encore une fois, ton manque de back­ground en sciences humaines (notam­ment appliquées) et ton manque de connais­sance sur ce qui dif­fé­ren­cie l’Etat de toutes les autres enti­tés humaines te fait pas­ser à côté de l’essentiel.
    Evi­dem­ment, tout groupe humain a des codes, des pra­tiques, des influences réci­proques. Par­fois, des pres­sions sont exer­cées les uns sur les autres, et ce depuis que l’homme vit en groupe.

    Sim­ple­ment, il existe une dif­fé­rence de nature pro­fonde entre cher­cher à inci­ter un membre de son groupe à faire ceci ou cela, et uti­li­ser l’appareil d’Etat pour arri­ver à ses fins.

    Si tu ne connais pas cette dif­fé­rence, alors laisse tom­ber toute dis­cus­sion politique.

    Posted 27 octobre 2009 at 14:15 | Permalink
  28. Tu as affirmé que j’avais dit que Nemo/Laurent notam­ment n’étaient pas libéraux.

    Faux. Au fait, j’ai ren­con­tré les deux, notam­ment Nemo, qui m’a féli­cité pour les deux recen­sions de ses livres que j’ai faites. Il m’a dit que j’étais en phase avec ses idées.

    cher­cher à inci­ter un membre de son groupe à faire ceci ou cela

    Doux euphé­misme dans le cas du port de la burqa…

    Posted 27 octobre 2009 at 15:03 | Permalink
  29. Athanagor

    Quel tou­pet, ton mes­sage 20 est tout à fait expli­cite, tu mets des mots dans ma bouche, et main­te­nant tu nies l’avoir fait! C’est incroyable, quel aplomb ! Du coup, sur ce que tu dis sur Nemo et Laurent, je ne te crois pas : qui a menti men­tira, je suis sûr que tu n’as ren­con­tré aucun des deux.

    Allez, dia­logue terminé.

    Posted 27 octobre 2009 at 15:41 | Permalink
  30. Je les ai pour­tant bel et bien rencontrés.

    Concer­nant mon com­men­taire 20 : j’ai fait comme toi, j’ai cari­ca­turé ta position…

    Et, je le répète, tu n’es pas le mieux placé pour trai­ter les autres de menteurs.

    Soli­loque d’Athanagor ter­miné, d’accord.

    Posted 27 octobre 2009 at 15:44 | Permalink
  31. Athanagor

    @cilia :
    cilia a écrit :

    Je ne par­tage pas vrai­ment ce sen­ti­ment que vous qua­li­fiez d’obsidionalité, mais vous ne pou­vez pas mettre sur un pied d’égalité Lefé­vrisme et sala­fisme (comm 1).
    La FSSPX (et par exten­sion, le mou­ve­ment tradi) concerne l’évolution du catho­li­cisme dans un pays pro­fon­dé­ment impré­gné de catho­li­cisme.
    Rien à voir avec des mou­ve­ments inté­gristes fon­da­men­ta­listes musul­mans, tota­le­ment étran­gers à la France et qui peuvent avoir parmi leurs buts celui de com­battre le ‘monde chré­tien’.
    Je ne crois pas faire preuve de para­noïa en établis­sant cette distinction.

    Déjà, je vous dirais que non je ne vous crois pas parano, bien évidem­ment.
    Ensuite, lorsque l’on parle des sala­fistes, entendons-nous bien : les sala­fistes pré­sents en France cherchent à gagner de l’audience parmi les musul­mans exis­tants, ils ne me semblent pas cher­cher à conqué­rir quelque par­tie du monde occi­den­tal.
    Et en ce sens, c’est un mou­ve­ment du même type que la FSPX, même si ils ne sont pas tous deux et en tout point comparable.

    D’autre part, puisque je suis de droite par rap­port à l’offre poli­tique française, je me per­mets de vous rap­pe­ler que cette sen­si­bi­lité poli­tique ne se résume pas à la baisse des impôts. La ques­tion ‘morale’ est cen­trale, ne l’oubliez pas.
    Ce que Lomig vou­lait dire, me semble-t-il, c’est que selon lui, le libé­ra­lisme sans un cer­tain nombre de valeurs solides et par­ta­gées est dan­ge­reux (et je suis tout à fait d’accord sur le prin­cipe).
    Une sorte d’adaptation à la poli­tique du célèbre « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

    Mais il existe plu­sieurs valeurs clés dans le libé­ra­lisme, rassurez-vous. Il n’y a pas de valeurs reli­gieuses, en revanche.

    Je me méfie, pour être hon­nête, de cette ques­tion des «valeurs». C’est sou­vent un habillage pour vendre sa soupe. Les reli­gieux y arrivent pas trop mal en général.

    Posted 27 octobre 2009 at 16:20 | Permalink
  32. LOmiG

    salut à tous,
    et bien ça a bien dis­cuté ici !!! C’est très sympa à vous, et je vous prie de m’excuser pour mon absence temporaire.…

    @ Cilia : oui, il n’est pas trop mal ce petit test, et même s’il nous place de manière assez gros­sière, j’ai rare­ment vu quelqu’un qui m’a dit «je ne suis pas du tout là !». Ca colle à peu près…en géné­ral. Un autre aspect inté­res­sant est de voir l’évolution. Il y a un an ou plus, j’étais à 90%/100% je crois. Main­te­nant j’ai évolué vers plus de réponses ou je coche «je ne sais pas» ou «ça dépend» (la case du milieu). C’est inté­res­sant de consta­ter le résul­tat et l’évolution.

    @ Cru­col : toujours cette posi­tion un peu dog­ma­tique : en gros, tu consi­dères qu’un «vrai» libé­ral doit néces­sai­re­ment prô­ner la sup­pres­sion com­plète de tout struc­ture étatique finan­cée par l’impôt. C’est se pla­cer hors du monde réel, dans le champ ver­doyant des idées, et des idées inap­pli­cables ! L’Etat existe, et je suis bien d’accord avec toi qu’il a une plce bien trop impor­tante ; cela ne doit pas conduire à remettre son exis­tence même en cause. Il y a des fonc­tions dont je suis content qu’elle soient confiées au col­lec­tif et à l’état. Les fonc­tions réga­liennes, en gros. Que la force com­mune soit ins­ti­tu­tion­na­li­sée pour faire de notre société un état de droit, démo­cra­tique me parait impor­tant. Et on peut pen­ser cela ET être libé­ral, ne t’en déplaises…!

    Posted 27 octobre 2009 at 17:13 | Permalink
  33. Athanagor

    Sans vou­loir me faire le porte-parole de Cru­col, que je ne connais pas trop, je n’ai pas vu dans son pro­pos la moindre piste per­met­tant de lui répondre «tu consi­dères qu’un “vrai” libé­ral doit néces­sai­re­ment prô­ner la sup­pres­sion com­plète de tout struc­ture étatique finan­cée par l’impôt.».

    Ce qu’il a écrit est tota­le­ment différent :

    celui qui veut impo­ser par la force ses idées n’est pas libé­ral (même s’il s’en réclame) dans les faits. Il en résulte que celui ou celle qui veut impo­ser aux autres ses points de vues sur tel ou tel groupe (reli­gion, secte, groupe poli­tique, asso­cia­tion etc…) n’est pas différent.

    Posted 27 octobre 2009 at 17:21 | Permalink
  34. Crucol

    @Cilia

    dans mon pro­pos (16.), je fai­sais réfé­rence à votre pro­pos (11.):
    » D’autre part, puisque je suis de droite par rap­port à l’offre poli­tique française, je me per­mets de vous rap­pe­ler que cette sen­si­bi­lité poli­tique ne se résume pas à la baisse des impôts. La ques­tion ‘morale’ est cen­trale, ne l’oubliez pas.
    Ce que Lomig vou­lait dire, me semble-t-il, c’est que selon lui, le libé­ra­lisme sans un cer­tain nombre de valeurs solides et par­ta­gées est dan­ge­reux (et je suis tout à fait d’accord sur le prin­cipe).
    Une sorte d’adaptation à la poli­tique du célèbre « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». »

    Je pré­ci­sais que vou­loir pen­ser aux conséquences de ses actes, c’est bien, mais vou­loir for­cer (par la loi notam­ment) les autres à le faire, c’est mal, sauf quand les conséquences ont un impact sur votre propriété.

    @ Cri­ti­cus

    1. depuis quand est-il inter­dit d’intervenir dans une dis­cus­sion?
    2. tout dans votre dis­cours confirme le contraire (appel à l’interdiction de la burqa / volonté de retrou­ver une cer­taine idée de la France…)
    3. je n’ai jamais affirmé le contraire
    4. êtes-vous libé­ral ou non?
    5. pourquoi seriez-vous libéral-conservateur alors?
    6. sug­ges­tion stu­pide, la résis­tance française pen­dant la WW2, a conti­nué mal­gré des dis­sen­sions dues aux mou­vances de chacuns.

    Posted 27 octobre 2009 at 17:37 | Permalink
  35. Athanagor

    Ce que ne voit pas Cri­ti­cus, c’est encore une fois un élément issu de la dyna­mique des idées et des sciences humaines.

    Avant que ici ou là des libé­raux rem­portent des élec­tions (à sup­po­ser que ce soit l’alpha et l’oméga de la vie des idées) il s’est passé un nombre de choses assez spé­ci­fiques; par exemple, le ter­rain a été pré­paré pen­dant plu­sieurs années ou décen­nies par des intel­lec­tuels, des think tank, et com­pa­gnie.
    Et j’ai la fai­blesse de croire que c’est un petit peu ce qui est en train de se pas­ser en France : des asso­cia­tions comme Liberté Ché­rie, des par­tis certes embryon­naires mais exis­tants, des think tank nom­breux et assez bavards et pro­lixes, etc.

    C’est sur le long terme, et en tenant son cap comme le sou­ligne Cru­col, que l’on fait avan­cer des idées. Cer­tai­ne­ment pas en allant dans les par­tis actuels ou en cher­chant à s’allier (en échange de quoi d’ailleurs?)

    Posted 27 octobre 2009 at 17:48 | Permalink
  36. crucol

    @Lomig,

    Les verts patû­rages des idées folles et inap­pli­cables, ont pour­tant exis­tés et existent en par­tie pour certains:

    http://jesrad.wordpress.com/2006/12/18/la-liberte-en-pratique/

    http://jesrad.wordpress.com/2008/05/06/patchwork-de-liberte/

    Je te laisse juge.

    @Athanagor

    La simple appli­ca­tion de ce que vous avez cité, abou­tit nor­ma­le­ment à l’absence d’Etat, au sens com­mun, ou plu­tôt à sa réduc­tio­nau même niveau que n’importe laquelle des entre­prises ou socié­tés existantes.

    Juste pour rap­pel de ce que l’entreprise pri­vée peut gérer, qui est actuel­le­ment géré par l’Etat:
    — la police -> société de sécu­rité (ex : sécu­ri­tas)
    — la jus­tice -> arbi­trage privé pré-existant (ex: juge de proxi­mité)
    — la santé -> mutuelles
    — les trans­ports en com­mun -> Véo­lia trans­port?
    — la défense -> société de sécurité

    donne-moi un sec­teur qui ne puisse pas être pris en charge par le privé et je m’inclinerai bien bas…

    Posted 27 octobre 2009 at 17:57 | Permalink
  37. Cru­col,

    1) Ce n’est pas inter­dit, au contraire, mais c’est le ton don­neur de leçon qui m’a agacé
    2) Oui, je défends une vision de l’Occident, mais sans appe­ler à l’imposer par la force
    3) Dont acte
    4) Libéral-conservateur
    5) Je ne tiens pas plus que ça à l’étiquette, c’est tout
    6) Jus­te­ment, pourquoi commencez-vous par excom­mu­nier des gens qui sont à 75 % d’accord avec vous ? Il y avait de tout dans la résis­tance : gaul­listes, roya­listes, com­mu­nistes, libé­raux, chrétiens-démocrates, et même des fas­cistes, c’est dire…

    Posted 27 octobre 2009 at 18:39 | Permalink
  38. Athanagor

    @Crucol :
    Il se trouve que je pense exac­te­ment comme vous, cepen­dant je bute sur le terme «nor­ma­le­ment» dans «abou­tit nor­ma­le­ment à l’absence d’Etat». Ceci n’est valable que pour nous autres, anar­cap, qui avons une réflexion un peu dif­fé­rente des libé­raux minar­chistes qui, vous le savez, sou­haitent que ce qu’ils appellent les fonc­tion réga­liennes soient assu­rées par l’Etat.

    Il n’y a rien de «nor­mal», bien au contraire, au pas­sage du libé­ra­lisme à l’anarcho-capitalisme puisque c’est comme cela que cela s’appelle. Je sou­ligne que pour moi le pas­sage est fait depuis long­temps, mais constate que c’est loin d’être le cas pour tout le monde, et que ceux qui ne l’ont pas fait ne sont en géné­ral pas dans l’erreur.

    Posted 27 octobre 2009 at 18:46 | Permalink
  39. cilia

    Cru­col,

    « Je pré­ci­sais que vou­loir pen­ser aux conséquences de ses actes, c’est bien, mais vou­loir for­cer (par la loi notam­ment) les autres à le faire, c’est mal, sauf quand les conséquences ont un impact sur votre propriété. »

    Peut-être y a-t-il eu confu­sion.
    Je vou­drais que notre pays devienne plus libé­ral et je lis le blog de Lomig pour essayer de com­prendre ce qu’est le libé­ra­lisme, mais, à ce jour, je ne suis pas libérale.

    Quant à l’aspect bien/mal, si vous en par­liez en pen­sant que je l’étais, je com­prends.
    Si vous en par­liez dans l’absolu, là, ça coince ;)

    Posted 27 octobre 2009 at 21:30 | Permalink
  40. cilia

    Chi­tah,

    « …et en ce sens, c’est un mou­ve­ment [le sala­fisme] du même type que la FSPX, même si ils ne sont pas tous deux et en tout point com­pa­rable. »

    Pas d’accord.
    Oui, j’ai bien lu, vous écri­vez bien que ces deux mou­ve­ments ne sont pas en tous points com­pa­rables.
    Mais, si l’on s’arrête ainsi à la sur­face des choses, alors je pour­rais très bien écrire aussi que le mou­ve­ment des frères musul­mans et le mou­ve­ment démo­crate de Bay­rou, c’est kif kif !
    Eh ben non, ça ne l’est pas.

    La mou­vance Lefé­vriste, on sait com­ment vivre avec, la conte­nir, la défi­nir, la contrer.
    Le ‘on’ repré­sen­tant la men­ta­lité majo­ri­taire et l’esprit des lois actuelles, les medias, les poli­tiques, les cathos mains­tream, les chré­tiens, les qui­dams plus ou moins croyants ou athées, et , ce qui n’est pas le moindre, le Pape.
    Ca, ‘on’ sait faire.
    ‘On’ a mis des siècles pour en arri­ver là, mais main­te­nant, ‘on’ sait faire.

    Vis-à-vis de la mou­vance isla­miste, ‘on’ ne sait pas faire.
    Que vous teniez des pro­pos ras­su­rants ne change fon­da­men­ta­le­ment rien à l’histoire.

    Et j’en viens logique­ment au libé­ra­lisme, je veux dire au dogme libé­ral, ou liber­ta­rien, je ne sais pas trop.

    Vous me dites qu’il y a plu­sieurs valeurs clefs dans le libé­ra­lisme. Soit.
    Lesquelles ?
    Hor­mis celle de la pro­priété pri­vée, quelles sont ces valeurs auto-générées par le libéralisme ?

    Quelles sont ces valeurs si puis­santes qu’elles remi­se­raient défi­ni­ti­ve­ment au gre­nier de l’humanité tout ce que l’Histoire de cette der­nière témoigne de l’impérieuse néces­sité, pour une société, d’être rela­ti­ve­ment unie, rela­ti­ve­ment homogène ?

    Sous un fil pré­cé­dent vous deman­diez ce que l’Etat avait pro­duit, ex nihilo, de posi­tif.
    Je vous ren­voie la ques­tion : qu’est ce que le libé­ra­lisme liber­ta­rien, selon vous, a créé à par­tir de rien ?

    Posted 27 octobre 2009 at 23:41 | Permalink
  41. Crucol

    @ Cri­ti­cus

    pour résu­mer notre échange:

    1. désolé, pour le dis­cours dog­ma­tique, mais il n’est pas for­cé­ment aisé de rap­pe­ler cer­taines choses, sans avoir l’air pédant.
    2. autant pour moi, votre pas­sion et votre dis­cours (vote utile) m’avait laissé entendre qu’un usage des moyens de l’Etat ne vous aurait pas déplu
    3. sujet clos (si je ne me trompe)
    4. libéral-conservateur => libé­ral, donc ok pour moi (sujet clos)
    5. c’est votre choix de ne pas aimer les étiquettes, je ne peux vous en vou­loir (idem)
    6. si ces 75% sont prêt à s’allier à l’Etat pour abou­tir à leurs fins, alors ce ne sont pas des alliés à mon sens. Les résis­tants qui col­la­bo­raient en même temps étaient rares…

    Cilia,
    le libé­ra­lisme a pro­duit la décla­ra­tion des droits de l’homme, le droit de grève, le droit de se syn­diquer (les deux der­niers sont les fruits d’une bataille menée par Fré­dé­ric Bas­tiat, qui était libé­ral, et non socia­liste).
    Le libé­ra­lisme a per­mis la créa­tion d’un grand nombre d’inventions l’avion des frères Wright (http://users.skynet.be/maitredumonde/2005–11-10.htm) , Edi­son (qui ne rien à l’Etat!) Gut­tem­berg (idem) … et j’en passe.

    Cor­dia­le­ment,
    Crucol

    Posted 28 octobre 2009 at 10:19 | Permalink
  42. @ Cru­col : sur le rôle de l’État, je vous invite à lire cet article de Nemo :

    « L’État dans la phi­lo­so­phie poli­tique de Frie­drich August Hayek »

    Si c’était une péti­tion, je la signe­rais des deux mains.

    Posted 28 octobre 2009 at 10:34 | Permalink
  43. LOmiG

    @ Cilia : je rejoins Cru­col sur les valeurs du libé­ra­lisme. Le libé­ra­lisme est une phi­lo­so­phie du droit, appuyée sur un huma­nisme réel et com­plet : l’individualisme. La recon­nais­sance de l’individu et de sa liberté est le coeur du libé­ra­lisme. La pro­priété pri­vée (qui inclue la pro­priété de soi) est une «ins­ti­tu­tion» sociale et poli­tique qui a émer­gée et qui s’est avé­rée être le meilleur moyen de défendre cette liberté indi­vi­duelle. La pro­priété pri­vée n’est pas une valeur, mais le bloc idéo­lo­gique cen­tral de la phi­lo­so­phie du droit libérale.

    Posted 28 octobre 2009 at 10:43 | Permalink
  44. Paul

    Quelques brèves remarques :

    - Il est fran­che­ment déplai­sant de voir cer­tains attri­buer des labels de libé­ra­lisme. Ça ne veut rien dire, le libé­ra­lisme n’est pas un dogme auquel on se rat­tache tout entier ou pas du tout. Il y a tout un tas de cou­rants de pen­sée, d’auteurs, d’idées, et on peut se récla­mer du libé­ra­lisme de plein de façons différentes.

    - Socialisme/conservatisme et libé­ra­lisme sont anti­no­miques. Il est tout à fait pos­sible d’être attiré par les idées libé­rales et conser­va­trices, de prendre un peu des deux. D’ailleurs, une pen­sée poli­tique qui se récla­me­rait d’une pureté et d’une cohé­rence abso­lue serait en réa­lité bien pauvre. Mais inven­ter un nou­veau cou­rant «libéral-conservateur», ça ne veut rien dire. Il faut être cohé­rent, une théo­rie poli­tique ne peut pas être à la fois libé­rale et conser­va­trice (Hayek nous l’apprend bien cf. texte que j’ai twitté à Roman : «Pourquoi je ne suis pas conser­va­teur»). Il est plus juste de dire qu’on emprunte cer­taines concep­tions au natio­na­lisme, au tra­di­tio­na­lisme, d’autres au libé­ra­lisme ou socia­lisme. C’est ce que font TOUS les par­tis poli­tiques en réalité.

    - Il me semble que le fossé entre libé­ra­lisme et conser­va­tisme est immen­sé­ment plus grand que l’apparence d’opposition qui existe entre socia­lisme et conser­va­tisme. Dès lors, il me semble un peu faible de se dire «libéral-conservateur» ou «social-libéral». On est sim­ple­ment plus ou moins libé­ral, et plus ou moins étatiste.

    - Je pense qu’on peut tout à fait se dire conser­va­teur sans l’être au sens poli­tique du terme. On peut être atta­ché aux ins­ti­tu­tions tra­di­tion­nelles (catho­li­cisme, famille patriar­cale, éduca­tion…) sans essayer de les impo­ser par la force. On peut être musul­man «fon­da­men­ta­liste», avoir une femme emburqua­née, mon­trer ses fesse à la mecque douze fois par jour et être un grand libéral.

    Posted 28 octobre 2009 at 13:50 | Permalink
  45. Paul

    Oops quelle erreur ! Le musul­man en prière ne montre pas ses fesses à la Mecque, c’est l’inverse. Lap­sus calami qui révèle mon coté irré­vé­ren­cieux et moqueur, mais sans une once d’agressivité envers l’islam ou les reli­gions en géné­ral, je pré­cise. Rire des autres, c’est rire de soi-même en réalité !

    Posted 28 octobre 2009 at 13:54 | Permalink
  46. @ Paul : je sous­cris com­plè­te­ment à ton dis­cours, sauf à ton der­nier para­graphe. Je ne vois pas com­ment on peut tenir un dis­cours d’un côté et avoir une vie pri­vée tota­le­ment différente.

    Sur le cas des isla­mistes, tu ne peux pas, à mon sens, prô­ner la liberté des femmes de se voi­ler comme elles le sou­haitent et ensuite, impo­ser à ta femme de mettre son voile. Si tu prônes des idées pour toute la société, tu te dois d’abord, par hon­nê­teté, de te l’appliquer à toi-même.

    Ce qui est impor­tant, c’est l’honnêteté envers soi-même et envers les autres, que l’on soit conser­va­teur, libé­ral, socia­liste ou n’importe quoi d’autre…

    Posted 28 octobre 2009 at 14:03 | Permalink
  47. Athanagor

    cilia a écrit :

    Chi­tah,
    La mou­vance Lefé­vriste, on sait com­ment vivre avec, la conte­nir, la défi­nir, la contrer.
    [..]‘On’ a mis des siècles pour en arri­ver là, mais main­te­nant, ‘on’ sait faire.
    Vis-à-vis de la mou­vance isla­miste, ‘on’ ne sait pas faire.

    Ma vision est très simple sur la ques­tion, elle peut se résu­mer en plu­sieurs points :
    – «isla­miste» est un concept poli­tique, donc je le rejette vigou­reu­se­ment. Je l’ai déjà expliqué moultes fois, l’islam ne doit pas être ins­tru­men­ta­lisé à des fins poli­tiques.
    – un isla­miste, tou­te­fois, a tout de même le droit de l’être, tant qu’il n’impose rien à per­sonne, et qu’il cherche sim­ple­ment à per­sua­der paci­fique­ment. Sinon, à ce compte-là, tous les zozos comme les raë­liens ou les scien­to­logues devraient être mis hors d’état de nuire : libre à qui­conque de voter ou pas pour un parti isla­miste. Per­son­nel­le­ment, je pense qu’un tel parti se pren­drait raclée sur raclée.
    – un isla­miste, ce peut être aussi sim­ple­ment un inté­griste musul­man, qui applique à lui-même ses prin­cipes : je n’ai rien à en redire.
    – il existe une dif­fé­rence fon­da­men­tale entre dire et faire : si un isla­miste se contente de par­ler, pas de pro­blème pour moi. Si il tente d’user de pres­sions psy­cho­lo­giques et phy­siques, alors comme toute autre action coer­ci­tive de ce type, elle est punie par la loi.

    Enfin, une ques­tion que je me pose : pourquoi voulez-vous à tout prix coha­bi­ter avec ces gens-là? J’avoue ne pas com­prendre et vais vous expo­ser une petite anec­dote.
    Jadis, j’habitais pré­ci­sé­ment près de l’Eglise Saint Nico­las du Char­don­net, haut lieu à Paris de la FSPX. Assis au comp­toir d’un café en face, je lisais un livre assez gros, un livre d’histoire.
    La messe ter­mi­née, quelques fidèles viennent dans ce bar, et se posent à côté de moi quelques types qui me regardent et me posent la ques­tion sui­vante : «vous lisez quoi, là, c’est le coran?». Puis tous ses amis éclatent de rire.
    Ensuite, l’un d’eux me demande :
    – «vous êtes cir­con­cis?«
    – «Quelle drôle de ques­tion, pourquoi vous vou­lez savoir ça?«
    – «Ben parce que c’est pas nor­mal d’être cir­con­cis«
    – «Pas nor­mal, c’est-à-dire?«
    – «Ben pas nor­mal, c’est tout. Alors, vous êtes circoncis?»

    Là, le patron leur demande gen­ti­ment d’arrêter de m’emmerder. S’ensuit une dis­cus­sion entre tous ces types, parmi eux mani­fes­te­ment un ministre du culte, celle-ci por­tant pêle-mêle sur le fait de savoir si être cir­con­cis était quelque­chose de nor­mal, qu’il y avait trop d’arabes et de musul­mans en France, que les cou­tumes de ces gens-là c’était n’importe quoi, etc.
    En pre­nant bien soin bien sûr de me faire pro­fi­ter de leurs pro­pos intéressants.

    Ca, c’était en 2004, à Paris, dans le Vème arron­dis­se­ment de Paris. Je ne leur avais rien fait, ils m’ont osten­si­ble­ment et direc­te­ment manqué de respect.

    Sans tirer de conclu­sions sur toute la FSPX, j’ai main­te­nant une opi­nion sur le sujet : ce sont des gens que je cata­logue parmi les connards. Et les connards, je ne les côtoie pas, je ne coha­bite pas avec eux.

    Main­te­nant, je répète ma ques­tion : pourquoi voulez-vous à tout prix coha­bi­ter avec ces gens-là?

    Hor­mis celle de la pro­priété pri­vée, quelles sont ces valeurs auto-générées par le libéralisme ?

    C’est un débat entre libé­raux, mais mon point de vue est qu’il n’y a pas de valeurs au sens où vous l’entendez dans le libéralisme.

    Quelles sont ces valeurs si puis­santes qu’elles remi­se­raient défi­ni­ti­ve­ment au gre­nier de l’humanité tout ce que l’Histoire de cette der­nière témoigne de l’impérieuse néces­sité, pour une société, d’être rela­ti­ve­ment unie, rela­ti­ve­ment homogène ?

    Ce n’est pas le sujet d’une doc­trine poli­tique, selon moi, de faire que les gens s’aiment les uns les autres.

    Sous un fil pré­cé­dent vous deman­diez ce que l’Etat avait pro­duit, ex nihilo, de posi­tif.
    Je vous ren­voie la ques­tion : qu’est ce que le libé­ra­lisme liber­ta­rien, selon vous, a créé à par­tir de rien ?

    Abso­lu­ment rien, et c’est nor­mal car nous liber­ta­riens ne pro­po­sons pas monts et mer­veilles aux gens tels des char­lan­tans ou des boni­men­teurs.
    Le libé­ra­lisme a réussi à modé­li­ser un concept rela­ti­ve­ment impor­tant d’après moi en ce monde : la liberté. Pas mal non?

    Posted 28 octobre 2009 at 14:22 | Permalink
  48. Athanagor

    Mathieu L. a écrit :

    Sur le cas des isla­mistes, tu ne peux pas, à mon sens, prô­ner la liberté des femmes de se voi­ler comme elles le sou­haitent et ensuite, impo­ser à ta femme de mettre son voile. Si tu prônes des idées pour toute la société, tu te dois d’abord, par hon­nê­teté, de te l’appliquer à toi-même.

    De deux choses l’une :
    – soit le verbe «impo­ser» signi­fie «par la force, la pres­sion psy­cho­lo­gique, etc», auquel cas cela tombe sous le coup de la loi
    – soit il n’est que l’expression de la pré­fé­rence du mari, que la femme peut ou pas accep­ter de satisfaire.

    Dans tous les cas, je ne vois pas trop d’incohérence.

    Posted 28 octobre 2009 at 14:25 | Permalink
  49. @ Atha­na­gor: il s’agit bien du «par la force» dont je parle ici, ce qui reste tout de même quelque chose de fré­quent dans ce pays, que ce soit chez les isla­mistes et chez les autres. Les cas de mal­trai­tances de femme sont légions.

    Il n’y a donc pas d’incohérence dans mon pro­pos. Si une femme veut se voi­ler libre­ment, sans aucune contrainte ni du mari, ni de la famille, ni du voi­si­nage, ni de la société ni de l’Etat, qu’elle le fasse libre­ment et comme elle veut.

    Posted 28 octobre 2009 at 14:34 | Permalink
  50. LOmiG

    @ Paul & Mathieu : je suis comme Mathieu, je te suis, sauf sur la der­nière phrase ! On ne peut pas tout dire et pen­ser, et son contraire !

    @ Tous : désolé pour le contre­sens que j’ai intro­duit mal­gré moi dans la dis­cus­sion. Je ne suis pas assez cultivé sur le «conser­va­tisme». J’ai uti­lisé le terme pris dans le sens asso­cié au Quizz, c’est à dire ceux qui sont pour une faible limi­ta­tion des liber­tés écono­miques, et qui com­prennent une cer­taine limi­ta­tion des liber­tés indi­vi­duelles ou civiques. Tout l’intérêt de ce quizz est aussi de mon­trer les dis­tances entre per­sonnes, et d’expliciter sur quels sujets elles ne sont pas d’accord…

    Posted 28 octobre 2009 at 14:49 | Permalink
  51. Athanagor

    @Mathieu L.
    Je suis d’accord, mais ici, ce qu’il faut rete­nir, c’est «for­cée à», il n’y a rien de dif­fé­rent dans for­cer une femme à por­ter un voile ou jouer du banjo. Ici c’est la coer­ci­tion qui compte.
    C’est pour cela que je dis que le voile n’a rien à voir dans l’histoire.

    Posted 28 octobre 2009 at 14:50 | Permalink
  52. Paul

    Oui, lorsque je disais que le fon­da­men­ta­liste a une femme embur­ka­née, j’excluais l’hypothèse dans laquelle il lui impose par la force cet embur­ka­ne­ment.
    Pour moi la ques­tion cen­trale est celle-là : si la femme, vic­time de vio­lence mari­tale, ne cherche par aucun moyen à la faire ces­ser (lorsqu’elle en a les moyens), s’agit-il encore de vio­lence, ou bien de maso­chisme ? Doit-on faire ces­ser la vio­lence mari­tale alors que la femme elle-même ne le sou­haite pas, consi­dé­rant ces actes comme natu­rels ? Doit-on pro­té­ger les droits d’une per­sonne contre son gré ?
    For­mulé d’une autre façon : les droits fon­da­men­taux sont ils des pré­ro­ga­tives indi­vi­duelles ou constituent-ils un ordre objec­tif de valeurs ? Ça paraît un peu abs­trait, mais c’est il me semble un cli­vage fon­da­men­tal, à l’intérieur même du libé­ra­lisme, et plus lar­ge­ment dans les démo­cra­ties libérales.

    Posted 28 octobre 2009 at 14:55 | Permalink
  53. cilia

    Paul,

    « si la femme, vic­time de vio­lence mari­tale, ne cherche par aucun moyen à la faire ces­ser (lorsqu’elle en a les moyens), s’agit-il encore de vio­lence, ou bien de masochisme ? »

    Là, non, je ne peux pas lais­ser pas­ser cela.
    On peut réflé­chir, confron­ter ses rai­son­ne­ments à d’autres, s’affronter, même avec viru­lence, sur des idées, mais on ne peut pas pré­tendre réflé­chir si on ne tient pas, un mini­mum, compte de la réa­lité.
    Ecrire cette phrase, ce n’est pas une réflexion, ce n’est pas une remarque, ce n’est rien. C’est par­ler de quelque chose qui n’a jamais existé sur Terre tout en se croyant en train de rai­son­ner sur quelque chose de réel.
    Ce que dit cette phrase est faux, n’existe pas, ni ici et main­te­nant, ni hier ou demain et ailleurs.
    Ce serait juste déplacé (ce qui ne serait pas bien grave) si cela n’avait pas de rap­port avec une mul­ti­tude de souf­frances bien réelles, elles.

    Déso­lée Paul, mais ça, non.

    Posted 28 octobre 2009 at 15:19 | Permalink
  54. @ LOmiG : je n’ai pas com­pris ce que tu reproches à ma der­nière phrase.

    @ Paul : la loi n’admet pas qu’on mal­traite quelqu’un, même si cette per­sonne dit être consen­tante. Il ne s’agit pas ici de deux sado-masochistes qui exercent leurs pul­sions, mais de femmes écra­sées par des hommes. Là, vrai­ment, sur ce der­nier com­men­taire, je ne te suis pas.

    @ Atha­na­gor : je parle ici de la coer­ci­tion. Il me semble que si tu imposes à ta femme, par la vio­lence, de jouer du banjo, c’en est. Le voile peut être imposé par la coer­ci­tion, comme le banjo. Par contre, si c’est un libre-choix, très bien, cha­cun fait ce qu’il veut.

    Posted 28 octobre 2009 at 15:27 | Permalink
  55. Paul :

    1) Hayek a lui-même dit que la pen­sée libé­rale s’inscrivait dans une tra­di­tion cultu­relle
    2) C’est lui qui a forgé le projet d’Union occi­den­tale, que Nemo n’a fait que prolonger.

    Posted 28 octobre 2009 at 15:49 | Permalink
  56. Athanagor

    «Hayek a lui-même dit»

    Hayek’u Akh­bar!

    Posted 28 octobre 2009 at 16:40 | Permalink
  57. Paul

    Je n’ai pas dit qu’il fal­lait lais­ser la femme se faire battre ou impo­ser le burka si elle n’exprimait aucune envie de faire ces­ser cette vio­lence. J’ai sim­ple­ment exprimé une ques­tion à laquelle je n’ai pas de réponse.
    Il y a beau­coup de femmes bat­tues qui refusent de dénon­cer leur mari, sou­vent à cause de leur culture, parce qu’elles repro­duisent les habi­tus fami­liaux. Ou bien par­fois, tout sim­ple­ment parce qu’elles aiment leur mari, et qu’il est impen­sable pour elles de por­ter plainte contre lui.
    Vous trou­vez ça choquant ? Oui, ça l’est. Mais c’est la réa­lité.
    La com­pa­rai­son avec le maso­chisme est un peu mal­adroite, car les femmes en ques­tion n’aiment pas les coups qu’elles reçoivent. Mais la ques­tion est la même : devons nous pro­té­ger quelqu’un qui ne nous le demande pas ?

    Posted 28 octobre 2009 at 17:24 | Permalink
  58. LOmiG

    @ Mathieu L : je par­lais de la der­nière phrase de Paul. Je disais que j’étais d’accord avec toi pour dire que sa der­nière phrase n’était pas «juste» ou «vraie»…désolé de m’être mal exprimé !

    @ Tous : puisque la dis­cus­sion a dérivé sur la burqa, je vous invite à lire l’article de Mar­tin Masse : Encore des fausses ques­tions sur les accom­mo­de­ments rai­son­nables. Son pro­pos est simple : les gens peuvent por­ter un voile si ça leur chante. Mais, les autres ont aussi le droit de leur refu­ser de leur vendre quelque chose, ou de com­mer­cer avec eux, ou de dis­cu­ter avec eux, ou de les accueillir chez eux, etc. En gros, liberté et res­pon­sa­bi­lité, mais dans les deux sens : la dis­cri­mi­na­tion est légi­time et fait par­tie des droits natu­rels. Je suis en phase avec ça, même si la réa­lité est plus com­plexe : en France, Fanny Tru­che­lut a vu son droit légi­time à faire ce qu’elle veut chez elle remis en cause par un tri­bu­nal. Prô­ner le droit des femmes à por­ter le voile pose donc deux pro­blèmes : il faut en paral­lèle défendre stric­te­ment le droit à la dis­cri­mi­na­tion, ET avoir une réflexion pro­fonde sur ce qu’on appelle un «espace public». A qui appar­tient l’espace public ? Qui peut légi­ti­me­ment défi­nir ce que sont les droits dans cet espace ?

    Per­son­nel­le­ment, je trouve tout cela bien abs­trait et théo­rique. La réa­lité de la burqa, plus fac­tuelle, plus char­nelle, plus concrète, c’est celle d’une marque posée sur les femmes pour signi­fier «pro­priété musul­mane». Et on sait que ce sont les inté­gristes qui poussent au revoi­le­ment du monde musul­man. Cela devrait suf­fire à faire convaincre que la burqa va à l’encontre de nos valeurs de liberté.

    SOr­tons de l’idéologie, et soyons réa­listes. C’est ce qui manque aux libé­raux, par moment. Pas tous, heureusement !

    Posted 28 octobre 2009 at 21:11 | Permalink
  59. «Si l’Education Natio­nale et la Presse sont noyau­tées par les gau­chistes, va fal­loir m’expliquer pourquoi la gauche n’a eu que deux man­dats pré­si­den­tiels et trois légis­la­tifs, sur toute la Vème République. »

    Pré­ci­sé­ment parce que cela fait un moment que «les élites» sont, sur cer­tains points, décon­nec­tés de ce qu’on appelle avec mépris la masse. N’étant pas très fan des théo­ries conspi­ra­tion­nistes, je pense qu’heureusement cer­taines idées peuvent être domi­nantes cultu­rel­le­ment sans l’être poli­tique­ment. Ce déca­lage a tou­te­fois l’inconvénient d’entraver le débat, sans bien sûr l’empêcher tout à fait, et c’est ce qui m’inquiète.

    D’où le mal­en­tendu récur­rent sur le confor­misme et le poli­tique­ment cor­rect, qui sont des rap­ports au «dis­cours» domi­nant, par oppo­si­tion à la réa­lité, qui par­fois contre­dit le dis­cours. Par défi­ni­tion, la confor­miste est celui qui se conforme à une cer­taine inter­pré­ta­tion de la réa­lité, et non pas à la réa­lité elle-même.

    Par­ler du «charme» des idées de gauche dans notre société n’a donc rien d’absurde ni de ridicule.

    Posted 28 octobre 2009 at 21:11 | Permalink
  60. Paul

    Je ne vou­lais pas relan­cer le débat sur la burka, mais essayer d’approfondir la dif­fé­rence entre «libé­ral» et «conser­va­teur». L’exemple de l’interdiction de la burka est bon puisque tu pré­tends jus­ti­fier l’interdiction au nom des valeurs libé­rales. D’où mon inter­ro­ga­tion : doit-on faire res­pec­ter les droits natu­rels des gens contre leur gré ?

    Je prends un autre exemple qui me semble meilleur. Deux per­sonnes se donnent rendez-vous pour un duel au pis­to­let, où il est convenu que la seule issue pos­sible sera la mort de l’un des pro­ta­go­nistes. L’un des deux est donc tué par l’autre. Doit-on l’accuser de meurtre.
    On pour­rait dire oui au nom du res­pect de la vie humaine qui est une valeur fon­da­men­tale du libé­ra­lisme et le pre­mier des droits natu­rels. On pour­rait dire aussi que l’homme est pro­prié­taire de ses droits, donc pro­prié­taire de son droit à la vie et qu’il peut y renon­cer s’il le sou­haite. On consi­dère alors que l’autre a été auto­risé à tuer par quelqu’un qui a décidé de ne pas faire jouer son droit à la sécu­rité. Et qu’interdire ou sanc­tion­ner ce genre de duel est une posi­tion pure­ment conser­va­trice visant à faire régner des valeurs morales contre la liberté des individus.

    Je me rend compte que tout est parti de ceci : «On peut être musul­man “fon­da­men­ta­liste”, avoir une femme emburqua­née, mon­trer ses fesse à la mecque douze fois par jour et être un grand libé­ral». Je main­tiens.
    Ima­gi­nons un homme qui voue une pas­sion furieuse à Adolf Hit­ler et se réjouit de la Shoah, mais n’a et n’aura jamais aucune inten­tion de por­ter cela dans la sphère publique, qui ne vote pas et res­pecte les lois. Ce mec est bien plus libé­ral que celui qui veut lui inter­dire d’exprimer ses opi­nions, même si le cen­seur se croit le défen­seur du libé­ra­lisme en per­sé­cu­tant ses ennemis.

    PS : @ Lomig : je suis d’accord avec l’article du qué­bé­cois libre par­ti­cu­liè­re­ment l’avant der­nier para­graphe (que tu as par­tagé sur twit­ter). Je dois être trop dogmatique…

    Posted 28 octobre 2009 at 21:29 | Permalink
  61. cilia

    Chi­tah,

    Je sais que vous reje­tez sans ambi­guïté la poli­ti­sa­tion de l’islam. Mais vous… c’est vous, per­sonne unique.
    L’un des thèmes du billet n’est-il pas le défaut que les démo­cra­ties libé­rales pour­raient bien avoir à mépri­ser la néces­sité réelle, et sans cesse renou­ve­lée, de se protéger ?

    Un isla­miste, dites-vous, a bien le droit de l’être, au hasard en France, a for­tiori s’il se contente de cher­cher à convaincre par la parole !!!
    Mais vous rêvez éveillé ou vous vous êtes allié avec Paul aujourd’hui pour me faire haïr le libé­ra­lisme autant que je hais le communisme ?

    Donc un prêche qui prône la haine et fait le lit de l’incitation au meurtre, c’est de la liberté d’expression, et puis pour les femmes qui se font tabas­ser, je vois d’ici le pas­tiche de la pub l’Oréal, c’est « parce que je le veux bien » !
    Mais la réa­lité de l’être humain, de la nature humaine, de ses mil­liards de repré­sen­tants moyens, vous y son­gez quand exactement ?

    Vous croyez que c’est autre chose que des paroles qui ont incité ces cathos inté­gristes dont vous par­liez à se com­por­ter vis-à-vis de vous comme de par­faits connards ? (par­don Lomig pour la vul­ga­rité, mais en même temps, hein, quand un terme est juste…)

    Pour en venir main­te­nant à votre ques­tion sur la coha­bi­ta­tion.
    Vous devez bien vous dou­ter que je n’ai aucune affi­nité avec les Lefé­vristes. Mais, de fait, je coha­bite avec eux. Ou plus exac­te­ment, eux et moi habi­tons et ani­mons le même pays.
    Donc leur exis­tence et leurs excès me concernent.
    Je ne vais pas refu­ser de consi­dé­rer leurs excès et l’impact de ces der­niers sur notre société française sous les seuls pré­textes que je ne par­tage que très peu de valeurs avec eux et qu’ils ne sont que cent mille.
    De même, je ne vais pas refu­ser de voir les excès de la par­tie musul­mane de mes com­pa­triotes.
    Je suis française, j’aime l’assimilation et rejette le com­mu­nau­ta­risme. Convainquez-moi que j’ai tort de fonc­tion­ner ainsi. Mais dans l’attente…

    « Ce n’est pas le sujet d’une doc­trine poli­tique, selon moi, de faire que les gens s’aiment les uns les autres. »
    Quelque chose vous a dis­trait quand vous avez tapé cela ?
    Je suis pro­ba­ble­ment assez sen­ti­men­tale à l’échelle de ma petite per­sonne, mais quand je parle de société humaine rela­ti­ve­ment unie, homo­gène, cohé­rente en somme, je ne pense pas à une poli­tique qui nous ferait nous aimer les uns les autres.
    La ten­dance, que dis-je la ten­dance, la forte pente savon­neuse du sen­ti­men­ta­lisme à deux balles qu’empruntent allè­gre­ment nos poli­tiques m’incitant, au contraire, à ne plus avoir confiance en eux.

    « Le libé­ra­lisme a réussi à modé­li­ser un concept rela­ti­ve­ment impor­tant d’après moi en ce monde : la liberté. Pas mal non? »
    Que voulez-vous que j’objecte à cela ?
    Ah ben si tiens ! Mais c’est juste un détail.
    La liberté seule, a for­tiori à l’échelle d’une seule vie, n’est que peu de chose.
    C’est dans un pays (ou une com­mu­nauté humaine) suf­fi­sam­ment grand, suf­fi­sam­ment pros­père, suf­fi­sam­ment uni­fié, suf­fi­sam­ment stable, suf­fi­sam­ment évolué et éduqué qu’elle appa­raît dans toute son impor­tance, dans toute sa gran­deur, dans toute son évidence.
    Mais bon, j’avais pré­venu, ce n’est qu’un détail.

    Et au pas­sage, un vif merci pour ces échanges…

    Posted 29 octobre 2009 at 01:09 | Permalink
  62. Tout à fait d’accord avec Cilia, avec le res­pect de la liberté indi­vi­duelle, le concept d’amour n’est pas loin. Le libé­ra­lisme c’est aussi le res­pect de son pro­chain, l’amour de son pro­chain ; valeures judéo-chrétiennes établies, on est bien loin du res­pect lorsque l’on couvre ces pauvres femmes (ne mini­mi­sons pas trop tout de même, c’est pro­pre­ment insupportable)

    Pape Simon IV
    Ave les amis.
    Amour, amour, quelle stu­pi­dité de vou­loir cacher la beauté. Amour amour.

    Posted 29 octobre 2009 at 02:19 | Permalink
  63. Crucol

    @ Cri­ti­cus:

    sur ce que tu m’as demandé de lire:
    page 72. l’auteur fait une pro­po­si­tion que je ne peut lais­ser passer:

    néces­sité de sécu­rité => néces­sité de l’Etat
    et
    néces­sité de jus­tice => néces­sité de l’Etat

    Ce qui est faux, pour deux rai­sons:
    1. pré-existence de solu­tion actuel­le­ment:
    – Véri­tas est une société de sécu­rité
    – les arbitres de proxi­mité sont des indi­vi­dus privés

    2. je te ren­voie aux articles sur lesquels j’ai ren­voyé Lomig sur l’existence en Irlande cel­tique et en Islande du moyen-âge d’anarchies pra­ti­cu­liè­re­ment prospères.

    @Matthieu

    Lorsque l’homme et la femme se marie, ils concluent un pacte ou un contrat. Si dans le contrat, il est pré­cisé que la femme doit por­ter la burqa, alors elle doit la por­ter, il s’agit d’une simple appli­ca­tion des règles contrac­tuelles. En conséquence, l’homme peut alors obli­ger la femme à res­pec­ter sa part du contrat. Il en est de même pour chaque contrat que vous signez, ainsi que pour les contrats tacites (genre entrer dans un taxi, signi­fie que vous allez payer la course)

    @Cilia
    La liberté seule ne suf­fit pas (non ce n’est pas le titre du pro­chain James bond) !

    Eh bien SI! Si vous êtes libre d’accomplir ce que vous sou­hai­tez avec votre pro­priété, vous pou­vez entre­prendre, créer, inno­ver, nulle règle­men­ta­tion tatillone pour nuire à votre créa­ti­vité ou à vos désirs.

    La liberté per­met aux gens d’exprimer ce qu’ils sou­haitent et de se don­ner les moyens d’y parvenir.

    Les seules contraintes qu’exercent la liberté sur vous, c’est res­pec­ter les règles contractuelles.

    La liberté c’est le libre exer­cice de sa responsabilité!

    Expliquez-moi dans ce contexte, en quoi un pays ou un Etat est-il néces­saire, pour autre chose que volez son pro­chain par l’impôt, les lois mesquines et autres vexations…

    Cor­dia­le­ment,
    Crucol

    Posted 29 octobre 2009 at 10:49 | Permalink
  64. Hayek étant un libé­ral clas­sique, il est très logique qu’il consi­dère que la sécu­rité et la jus­tice font par­tie du péri­mètre de l’État. Ce qui n’interdit pas des com­plé­ments pri­vés, comme des groupes d’auto-défense et milices pri­vées dans le domaine de la sécurité.

    Posted 29 octobre 2009 at 11:06 | Permalink
  65. @ Cru­col : euh, c’est légal, en France de faire marquer un truc pareil dans un contrat de mariage ??? Un notaire lais­se­rait pas­ser ça ? Un maire aussi ?

    Hum, c’est inté­res­sant. Je cher­chais jus­te­ment un moyen pour obli­ger ma com­pagne à faire sys­té­ma­tique­ment le ménage…

    Posted 29 octobre 2009 at 11:17 | Permalink
  66. crucol

    @ Cri­ti­cus

    peut-être mais, Nemo exclue tout pri­va­ti­sa­tion com­plète de ce domaine, pourquoi?

    @Matthieu L.

    Je ne suis pas spé­cia­liste du contrat de mar­riage, mais je peux te don­ner mon avis.

    Dans un contrat de mar­riage, je ne crois pas que cela soit pos­sible, car ce n’est pas l’objet du contrat, sauf dans les clauses de rup­ture (comme pour l’affaire de la fausse vierge qui avait été répu­diée). Mais je ne suis pas un expert, et comme cela ne m’intéresse pas, je ne me suis pas ren­sei­gné outre-mesure.

    Mais en tout cas, rien ne s’oppose à l’établissement d’un contrat, de ce type, il fau­dra voir quelles sont les condi­tions et contre­par­ties du contrat, mais il n’y a rien qui s’oppose à ça (en tout cas, que je sache). Si aucun contrat de ce type n’est uti­lisé, c’est pro­ba­ble­ment, à mon avis, car per­sonne ne signe­rai un tel contrat.

    Par contre, il ne peut léga­le­ment en France, aujourd’hui, être signé de contrat pour auto­ri­ser un homme à battre sa femme.

    Cor­dia­le­ment,
    Crucol

    Posted 29 octobre 2009 at 11:49 | Permalink
  67. Parce qu’il consi­dère que sécu­rité et jus­tice relèvent des pou­voirs arbi­traux de l’État…

    Posted 29 octobre 2009 at 12:25 | Permalink
  68. crucol

    @ Cri­ti­cus

    Vous avez un sens de la répar­tie impressionnant!

    Pourquoi Nemo exclue-t-il toute pri­va­ti­sa­tion de la sécurité?

    Parce qu’il consi­dère que c’est comme ça un point c’est tout!

    Excusez-moi, je trouve que cette réponse recèle une argu­men­ta­tion fac­tuelle impressionnante…

    Posted 29 octobre 2009 at 12:56 | Permalink
  69. @ cru­col: heu­reu­se­ment qu’un contrat privé ne peut déro­ger à la loi ! En fait, ce contrat serait davan­tage un contrat moral qui pour­rait être opposé aux tiers lors d’un pro­cès, mais qui ne pour­rait être rédigé ?

    Posted 29 octobre 2009 at 13:57 | Permalink
  70. Parce que Hayek pense (et Nemo avec lui) que l’État a pour rôle d’assurer la sécu­rité des indi­vi­dus. C’est d’ailleurs le strict pro­lon­ge­ment de la pen­sée de Fré­dé­ric Bastiat…

    Ils pensent que cette sécu­rité ne sera pas assu­rée pour tous les indi­vi­dus autrement.

    Posted 29 octobre 2009 at 15:31 | Permalink
  71. Vous pen­sez donc l’inverse, mais en quoi votre convic­tion est-elle supé­rieure à la leur ?

    Posted 29 octobre 2009 at 15:32 | Permalink
  72. Athanagor

    @Crucol :
    La limite de la réponse de Cri­ti­cus ne doit pas vous lais­ser pen­ser qu’il n’y a aucun argu­ment pour défendre la thèse de Hayek, Nemo, etc. bref de tous les minar­chistes. Je pense que Cri­ti­cus ne les connaît pas. Bien que je sois de votre avis, Cru­col, je vais tout de même vous énon­cer les argu­ments en faveur du minar­chisme (à savoir en faveur de la ges­tion de la sécu­rité et de la jus­tice par l’Etat) :
    – c’est parce que par essence c’est une fonc­tion qui ne peut être expo­sée à la concur­rence (en effet, Micro­soft et Apple se mènent une guerre com­mer­ciale somme toute assez paci­fique, deux fac­tions poli­cières, armées, pour­raient ten­ter tout autre chose pour élimi­ner des concur­rents)
    – c’est un bien public (non-rivalité, non-excluabilité)
    – sur un ter­ri­toire donné, il doit y avoir homo­gé­néité du trai­te­ment, par la police, de tel ou tel cas
    – la police a aussi pour but, par son mono­pole, de défendre l’instutition démo­cra­tique (cf d’ailleurs http://fr.wikisource.org/wiki/Code_de_déontologie_de_la_police_nationale )

    Voilà quelques argu­ments, par esprit ludique je vous pro­pose de les démon­ter un par un. Quelques sources :
    http://www.quebecoislibre.org/020706–11.htm
    http://www.quebecoislibre.org/020330–5.htm

    Posted 29 octobre 2009 at 16:14 | Permalink
  73. Je pense que Cri­ti­cus ne les connaît pas.

    C’est pour­tant le sujet de l’article supra. Sacré Athanagor/Chitah ! ;)

    Posted 29 octobre 2009 at 16:23 | Permalink
  74. Athanagor

    cilia a écrit :

    Chi­tah,
    L’un des thèmes du billet n’est-il pas le défaut que les démo­cra­ties libé­rales pour­raient bien avoir à mépri­ser la néces­sité réelle, et sans cesse renou­ve­lée, de se protéger ?

    Comme je l’ai écrit plus haut, les plus grosses menaces pesant sur la démo­cra­tie française, c’était les ligues fac­tieuses d’extrême-droite dans les années 30, l’extrême-gauche après la seconde guerre mon­diale, les deux ont été vain­cus sans aucun pro­blème.
    Les cas où la démo­cra­tie française a été en dan­ger réel­le­ment, c’est lors de l’occupation alle­mande, et lors du coup d’Etat des géné­raux à Alger. Ou alors la ten­ta­tive avor­tée du CSAR (plus connu sous le nom de La Cagoule).
    A chaque fois, les conspi­ra­teurs les plus dan­ge­reux étaient non pas issus de la société, mais issu pour la plu­part de l’Etat (fonc­tion­naires, mili­taires, poli­ti­ciens, etc.)

    Donc un prêche qui prône la haine et fait le lit de l’incitation au meurtre,

    Non, ça non du tout. Ces islamistes-là doivent être pour­sui­vis en jus­tice. Je par­lais des musul­mans inté­gristes, qui prônent un mode de vie spécifique.

    c’est de la liberté d’expression, et puis pour les femmes qui se font tabas­ser, je vois d’ici le pas­tiche de la pub l’Oréal, c’est « parce que je le veux bien » !

    Ce pro­blème n’est pas spé­ci­fique qu’aux musul­mans, je vous le garatis.

    Je suis française, j’aime l’assimilation et rejette le com­mu­nau­ta­risme. Convainquez-moi que j’ai tort de fonc­tion­ner ainsi. Mais dans l’attente…

    Non, vous n’avez abso­lu­ment pas tort, et sur­tout je suis entiè­re­ment de votre avis. Moi, ce que je dis, c’est que si des gens veulent res­ter dans leur com­mu­nauté, hé bien tant pis pour eux.

    Et au pas­sage, un vif merci pour ces échanges…

    Merci à vous, et dites-moi si mes réponses ne vous satis­font pas entiè­re­ment, je me ferais un plai­sir d’y répondre.

    Posted 29 octobre 2009 at 16:24 | Permalink
  75. Athanagor

    Cri­ti­cus a écrit :

    Je pense que Cri­ti­cus ne les connaît pas.
    C’est pour­tant le sujet de l’article supra. Sacré Athanagor/Chitah !

    Je ne par­lais pas de Phi­lippe Nemo, mais de toi : toi tu ne connais pas ces argu­ments, sinon tu les aurais énoncé en deux/trois lignes comme je l’ai fait. Je suis obligé de t’épauler pour t’aider à argu­men­ter, il n’y a rien de grave là-dedans, l’islam enseigne qu’il faut toujours aider les moins bien lotis d’entre nous.

    Posted 29 octobre 2009 at 16:33 | Permalink
  76. 1) Je me suis « appuyé » sur Hayek et Nemo qui disent mieux que moi (et qui­conque) ce que je pense à ce sujet. Je connais ces argu­ments, et eux encore mieux que moi.
    2) Il ne suf­fit pas de dire que l’autre est « moins bien loti » pour que ce soit vrai. Il faut avan­cer des preuves. Et tu n’as pas le plus petit début d’argument à ce sujet…

    Posted 29 octobre 2009 at 18:18 | Permalink
  77. Athanagor

    Le pro­blème est bien plus pro­fond que de savoir qui est le mieux loti : je pra­tique les blogs et forums depuis déjà très long­temps, et j’ai toujours eu hor­reur des types qui écri­vaient «Voilà ce que machin a écrit, je suis du même avis, lisez ceci: » en pos­tant un PDF de plu­sieurs dizaines de pages.

    La moindre des cour­toi­sies est de résu­mer les longs docu­ments que tu postes, sinon ça fait argu­ment d’autorité, et du coup le dia­logue avec Cru­col finit par te faire dire des «c’est comme ça parce que, voilà tout.»

    Moi, je l’ai fait sans même lire ton doc puisque je connais déjà les prin­ci­paux art­gu­ments de la thèse «Etat = pro­duc­teur de sécurité».

    Posted 29 octobre 2009 at 18:31 | Permalink
  78. LOmiG

    dites, ça vous dit d’arrêter les petites gue­guerres d’ego ? ;)

    Posted 29 octobre 2009 at 18:50 | Permalink
  79. Pour résu­mer cette thèse : pour Hayek et Nemo, seul le mono­pole de la coer­ci­tion par l’État lui per­met de faire obser­ver les règles du jeu sans lesquelles le droit n’est pas res­pecté. Ils pensent que l’État doit être placé au-dessus du jeu pour être en mesure d’assurer son rôle d’arbitre. Pour illus­trer cette idée, Nemo prend l’exemple du Code de la route : la cir­cu­la­tion auto­mo­bile est libre, mais ne peut être vrai­ment libre, c’est-à-dire sûre, que si les règles de la conduite ont été fixées, et appliquées, par l’État.

    Posted 29 octobre 2009 at 18:58 | Permalink
  80. Athanagor

    Hé bien sans vou­loir cher­cher la petite bête, Nemo, comme Salin d’ailleurs dans Libe­ra­lisme se trompe sur toute la ligne, sur cette ques­tion du code de la route. Salin, lui, pense que jus­te­ment la route devrait être un espace de liberté et que le code de la route devrait être réduit à une ver­sion très légère.
    Les deux, en disant deux choses dif­fé­rentes, se trompent.

    Dire l’un ou l’autre revient à dire soit que l’industrie des télé­com­mu­ni­ca­tions ne pour­rait pas exis­ter sans l’Etat, puisque pour qu’un tel sec­teur naisse, il faut que tous se plient (tout du moins sur un ter­ri­toire mini­mal donné) d’un cer­tain nombre de règles d’interopérabilité : GSM, CDMA, etc. (ver­sion de Nemo). Soit cela revient à dire (Salin) que tout opé­ra­teur peut déci­der libre­ment de la manière de coder ses don­nées, etc.

    La liberté n’a stric­te­ment rien à voir avec la chou­croute dans ce cas de figure du code de la route.

    Si vous vou­lez je peux déve­lop­per, mais je pré­fère m’en tenir à une ver­sion courte, syn­thé­tique, et conclusive.

    Posted 29 octobre 2009 at 20:12 | Permalink
  81. Paul

    D’ailleurs l’expérience du sha­red space, notam­ment à Har­lem, a mon­tré que la cir­cu­la­tion auto­mo­bile n’était pas amé­lio­rée par les règle­ments, que ce soit au niveau de la flui­dité, des acci­dents et de la courtoisie.

    Posted 30 octobre 2009 at 00:03 | Permalink
  82. cilia

    Cru­col (63),

    « La liberté seule ne suf­fit pas.
    Eh bien SI!… »

    (je veux le rôle de la gen­tille James Bond’s girl, celle qui finit le film)

    J’entends ce que vous dites, mais je me place à un niveau plus empi­rique. Ce n’est pas le concept de liberté pro­pice au com­merce et à l’innovation que je récuse, pourquoi le voudrais-je d’ailleurs, c’est la réa­lité bien grise du rap­port entre l’homme et la liberté qui me rend pru­dente.
    La liberté, à mon très humble avis, est une force si grande qu’elle peut s’avérer très instable. D’où la néces­sité de cer­tains préa­lables pour qu’elle puisse prendre toute sa dimension.

    Pour l’Islande, autour de l’an mil, rela­tif préa­lable d’unité de peu­ple­ment et tout ce que cela sous-tend d’unité cultu­relle com­bi­née aux aspi­ra­tions à la conquête de terres vierges et aux réac­tions aux règles et lois du pays d’origine.

    Pour l’Irlande d’aujourd’hui, préa­lable d’une culture et d’un socle de valeurs, notam­ment reli­gieuses, extrê­me­ment puis­sants.
    Je ne sais pas vous, mais moi, le vote majo­ri­taire contre Lis­bonne par crainte de modi­fi­ca­tions de la fis­ca­lité ET de la léga­li­sa­tion de l’IVG m’a fait cogi­ter.
    Et mes conclu­sions seraient que bien plus qu’une adhé­sion intime à un idéal liber­taire, l’Irlande a par­fai­te­ment inté­gré son inté­rêt immé­diat et non pas phi­lo­so­phique pour un cent d’avoir une fis­ca­lité attrac­tive au sein de l’Union, et qu’il était hors de ques­tion de tou­cher aux usages d’ordre moral, pour­tant liber­ti­cides par essence.

    Je ter­mine par un exemple que vous ne citiez pas. La liberté, sans préa­lable, sans fon­da­tions solides, dans l’océan indien d’où vient la moi­tié de ma famille, c’est Mada­gas­car. Véri­table éden ter­restre n’est-il pas ?

    Donc, pour l’instant, je reste sur mes posi­tions de prudence…

    Posted 30 octobre 2009 at 15:28 | Permalink
  83. cilia

    Paul (57),

    « Je n’ai pas dit qu’il fal­lait lais­ser la femme se faire battre… J’ai sim­ple­ment exprimé une ques­tion à laquelle je n’ai pas de réponse… devons nous pro­té­ger quelqu’un qui ne nous le demande pas ? »

    Si vous n’avez pas de réponse à cette ques­tion en par­ti­cu­lier, je pense que c’est parce que votre ques­tion est trop déta­chée de la réa­lité. Par consé­quent, la réponse n’existe tout sim­ple­ment pas.

    Posted 30 octobre 2009 at 16:09 | Permalink
  84. pap

    atha­na­gor post 4:
    «un contrat de suc­ces­sion, a été signé entre per­sonnes consen­tantes, et que le dit contrat a pour ins­pi­ra­tion le Coran, que penserais-tu? Bien, pas bien? A inter­dire, pas à inter­dire. Pour moi, cette ques­tion, c’est la ques­tion libé­rale ultime.»

    Que veut dire «per­sonnes consen­tantes» dans le cadre d’une idéo­lo­gie de sou­mis­sion de la femme à l’homme? C’est un faux consen­te­ment. Alors main­te­nant les choses sont claires: le libé­ra­lisme ultime qui pas­sionne atha­na­gor c’est celui qui lui per­met­trait d’exercer son pou­voir sur des per­sonnes décrites comme consen­tantes mais dont on sait que c’est un leurre. Moi ce libé­ra­lisme là me fait appe­ler l’état au secours. C’est ce faux libé­ra­lisme qui sauve l’état.

    D’où la phrase sen­sée de cri­ti­cus dans le post 20: «En fait, seul Athanagor/Chitah
    est libéral.»

    et atha­na­gor post 23: «J’ai eu l’occasion de leur dire que leurs posi­tions sur tel ou tel sujet ne me sem­blait pas cohé­rente.» Il ne sait dire que ça à tout le monde. ou alors il leurs conseille de se faire encu­ler et de se faire bouf­fer par les cha­cals. C’est un pro du dia­logue constructif.

    encore atha­na­gor post 56: «Hayek’u Akhbar!»

    la conclu­sion est simple: le libé­ra­lisme n’intéresse atha­na­gor que s’il per­met à l’islam d’avancer dans ses conquêtes. Nous sommes bien dans le cadre du jihad. mais de là à en faire un emploi à temps plein…

    Et vive cilia. il faut abso­lu­ment sou­te­nir ses posi­tions humaines: enfin humaines.

    Posted 1 novembre 2009 at 00:07 | Permalink
  85. Paul

    @ Cilia : Une femme bat­tue qui ne porte pas plainte, c’est com­plè­te­ment déta­ché de la réa­lité ? Vous rigo­lez ? Le drame des femmes bat­tues, c’est jus­te­ment qu’il faut les convaincre d’en appe­ler à la police.

    @ pap : Chi­tah serait donc islamo-libéral ? Je m’en dou­tais depuis le début !

    Posted 1 novembre 2009 at 00:51 | Permalink
  86. pap

    oui Paul tu as rai­son: chi­tah prend tout de l’islam et ne conserve du libé­ra­lisme que ce qui peux favo­ri­ser l’islam. Facile et transparent.

    Posted 1 novembre 2009 at 00:58 | Permalink
  87. Crucol

    Pap:

    Une per­sonne consen­tante, c’est une per­sonne qui accepte, qui ne refuse pas. Donc, sans mani­fes­ta­tion de refus, on est obligé de dire que l’on consent. Une femme bat­tue consen­tante est une femme bat­tue qui ne refuse pas de l’être. cher­cher à se pro­té­ger est une mani­fes­ta­tion de refus (je vous ren­voie au dic­tion­naire).
    les seules per­sonnes consen­tantes à se faire frap­per sont donc les masochistes.

    Un contrat entre per­sonnes consen­tantes est un contrat par défi­ni­tion (article 1108 du code civil), pré­ci­sez entre per­sonnes consen­tantes est une redondance.

    Votre dia­tribe vio­lente à l’encontre d’Athanagor ne vous honore pas.

    Cor­dia­le­ment,
    Crucol

    Posted 1 novembre 2009 at 12:22 | Permalink
  88. pap

    alors une femme qui porte la burqa est une femme consen­tante. une femme obli­gée de se voi­ler est une femme consen­tante, une femme qui hérite la moi­tié de son frère est une femme consen­tante, une fillette pri­vée d’école, un gamin obligé de réci­ter le coran…j’en passe et des meilleures, sont des gens consen­tant. En fait c’est la loi du plus fort et le libé­ra­lisme affi­ché d’athanagor ne sert qu’à cou­vrir la loi de ce qu’il consi­dère comme le plus fort: l’islam. je suis contre la loi du plus fort et s’il faut au besoin en appe­ler à l’état contre les petits caïds je suis pour.
    Je n’ai aucune dia­tribe contre atha­na­gor: je lève son masque, je dénonce son libé­ra­lisme de façade pour mieux oppri­mer. C’est l’apanage des tyrans de dire que les vic­times sont consen­tantes. Au para­dis de la sou­mis­sion on ne peut pas entendre par­ler de femme consen­tantes: demande-t-on son avis à un utérus?

    Posted 1 novembre 2009 at 17:27 | Permalink
  89. LOmiG

    @ Cru­col : ta vision de ce qu’est la liberté est tel­le­ment abs­trait que tu en deviens capable de dire des choses qui ne sont pas loin d’être répu­gnantes. Je rejoins Pap dans son indi­gna­tion : com­ment peut-on pré­tendre que celle qui ne se rebelle pas contre les coups devient du coup «libre» de se les prendre ou consen­tant ???? Quelle néga­tion de la réa­lité !!! QUelle néga­tion du fonc­tion­ne­ment des êtres humains ! QUel choix et quelle liberté quand on a peur, pour soir et pour ses proches, et quand on souffre ? Quelle liberté quand on a été élevé dans des idéo­lo­gies qui empri­sonnent ? Allons, allons. Un peu de dignité dans les dis­cus­sions. Dire à quelqu’un que sa dia­tribe ne l’honore pas, tout en expliquant qu’on peut être consen­tant pour se faire vio­len­ter, voilà tout de même des pro­pos d’intellectuel rela­ti­ve­ment froid et a-pathique.

    Posted 1 novembre 2009 at 22:31 | Permalink
  90. Crucol

    Mes­sieurs,

    Savez-vous lire? Avant de mon­ter sur vos grands che­vaux et de vous parer des ori­peaux de la vertu, lisez au moins ce qu’écrive les gens et donnez-vous la peine de com­prendre ce qui est écrit.
    «Cher­cher à se pro­té­ger des coups est une mani­fes­ta­tion de refus» quelle signi­fi­ca­tion a cette phrase pour vous? Etant donné que je ne suis pas assez clair.

    Ten­ter de dimi­nuer la puis­sance des coups reçus est une démons­tra­tion suf­fi­sante de le non-consentance de la vic­time. Seule les maso­chistes ne cherchent pas à se défendre.

    Cor­dia­le­ment à vous,
    Cru­col, un petit peu énervé

    Posted 1 novembre 2009 at 23:47 | Permalink
  91. pap

    cru­col, je ne monte pas sur mes grands che­veaux, je veux dire sim­ple­ment qu’on ne peux accep­ter de prendre la fai­blesse des gens face à la vio­lence pour du consen­te­ment. Le juifs enfour­nés dans les chambres à gaz qui n’ont pas esquissé un geste de refus étaient-ils consen­tants? Ta posi­tion n’est pas tenable car elle oublie que la menace de la vio­lence suf­fit pour faire tenir tranquille les per­sonnes en posi­tion de fai­blesse à l’exception, je le concède, de quelques carac­tères forts qui se révol­te­ront toujours. Mais ce n’est pas la règle. Donc, on ne peut pas accep­ter l’hypothèse que «cher­cher à se pro­té­ger des coups» soit un indi­ca­teur suf­fi­sant de la non consen­tance. On peut être non consen­tant et res­ter silen­cieux, ne pas bou­ger. C’est même l’attitude la plus fréquente quand la menace de vio­lence est forte, réelle, proche. Je te le dis sans agres­si­vité, il n’est pas accep­table de par­ler de per­sonnes consen­tantes pour la plu­part des alié­na­tions impo­sées par les cultures de vio­lence, les tyrans (domes­tiques ou sociaux), les socié­tés fer­mées, les sectes ou reli­gions fon­dées sur la sou­mis­sion, les ins­ti­tu­tions hie­rar­chi­sées dans lesquelles l’individu n’est pas consulté… Ta posi­tion exces­sive est celle qui ins­pire direc­te­ment le «il est inter­dit d’interdire». Le monde ne peut fonc­tion­ner sur de tels excès. Le consen­te­ment sup­pose la liberté. Que veut dire le libé­ra­lisme sans la liberté? C’est là la faille du sys­tème atha­na­gor. Il veut bien le libé­ra­lisme mais refuse la liberté pour tous et toutes il n’arrive pas à ima­gi­ner une société sans sou­mis­sion. Je ne suis pas agres­sif mais je te signale cette contra­dic­tion fla­grante: le libé­ra­lisme ne peut accep­ter que cer­tain membres de la société (les femmes en l’occurence pour l’islam) soient moins libres et moins égaux que d’autres. Ce n’est pas du sala­fisme, ce n’est pas la charia…c’est le vécu quo­ti­dien de mil­lions de mal­heu­reuses. Alors, les dire, en plus, consen­tantes c’est vraie­ment les mettre plus bas que terre. Non?

    Posted 2 novembre 2009 at 11:16 | Permalink
  92. pap

    Cru­col
    je pour­rai te dire les mêmes choses pour les mal­heu­reux qui meurent au tra­vail dans bien des régions du monde, y com­pris en France: sont-ils consentant?

    Posted 2 novembre 2009 at 11:17 | Permalink
  93. Crucol

    Pap,

    Un sym­bole de refus implique la non-consentance. la non consen­tance implique que la vio­lence exer­cée est tota­le­ment illé­gi­time. En conséquence, la per­sonne attaquée peut se défendre, en fai­sant appel à divers moyens; armes, aides exté­rieures maté­ria­li­sées par des indi­vi­dus armés (socié­tés de sécu­ri­tés, type véri­tas ou la police)… les gens qui ne font pas appels à ces moyens ne le font pas parce qu’ils ont une peur irra­tion­nelle de leur tor­tion­naire, mais parce qu’ils savent que les moyens mis à leur dis­po­si­tion actuel­le­ment sont inef­fi­caces. Dans une société libé­rale, vrai­ment libé­rale (même un minar­chisme a priori), ce ne serait pas le cas.

    Cor­dia­le­ment,
    Crucol

    Posted 2 novembre 2009 at 11:25 | Permalink
  94. LOmig

    @ Pap & Cru­col : merci pour vos échanges qui pré­cisent bien les positions.

    @ Cru­col : ta posi­tion (met­tant en avant ce qui serait pos­sible) en reje­tant la des­crip­tion pour­tant dif­fi­cile à remettre en cause du réel faite par Pap, me fait pen­ser à cette phrase de Revel :

    L’utopie appuyée par l’idéologie n’est astreinte à aucune obli­ga­tion de résul­tats. Sa seule fonc­tion est de per­mettre à ses adeptes de condam­ner ce qui existe au nom de ce qui n’existe pas.Jean-François Revel

    Tu rejettes visi­ble­ment le fait qu’on puisse subir des vio­lences sans être pour autant consen­tant. C’est pour­tant la réa­lité quo­ti­dienne. Pourquoi rejet­ter la réa­lité, qui doit nous ser­vir pour com­prendre le monde ?

    Posted 2 novembre 2009 at 12:24 | Permalink
  95. Crucol

    @Lomig

    Je dois manquer de clarté:
    1. A tape sa femme B
    2. B tente de se défendre en se pro­té­geant
    2. bis B ne tente aucune action pour se pro­té­ger, ni même atté­nuer la force des coups

    1. c’est un fait réel que je n’ai à aucun moment essayer de nier, ni moi ni Athan­gor je suppose.

    2. dans le cas 2. B n’est pas consen­tante. Dans le cas 2.bis, ou B ne fait abso­lu­ment rien (pas même lever le bras pour se pro­té­ger, pas même sup­plier d’arrêter, ni même cher­cher à fuir) Alors il m’est for­te­ment per­mis de pen­ser que B est consen­tante.
    Pour le cas il y a donc 2 (je dis bien DEUX) pos­si­bi­li­tés ou bien B tente un quel­conque acte pour éviter la bas­ton­nade et B n’est pas consen­tante ou bien B ne tente stric­te­ment rien! et B est consen­tant.
    On remarquera que pour que B soit consen­tant il faut une volonté mani­feste B, car le réflexe humain est de se pro­te­ger du dan­ger en levant le bras par exemple ou en cher­chant à fuir.

    Si ces mes­sieurs vou­lait bien se don­ner la peine de com­prendre ce dit leur inter­lo­cu­teur, ils arrê­te­raient de lui assé­ner des asser­tions sans fon­de­ment en inter­pré­tant sa pen­sée dans leur sens.

    Cor­dia­le­ment,
    Crucol

    Posted 2 novembre 2009 at 16:10 | Permalink
  96. Athanagor

    @pap : tu es égal à toi-même. L’invective, c’est tout ce que tu sais faire, les accu­sa­tions à la con aussi. Mais ne t’inquiète pas : tes camps d’extermination pour musul­mans n’existeront jamais, parce que les petites frappes comme toi sont neu­tra­li­sées depuis bien longtemps.

    Sur le reste, d’un point de vue du fond de ce que tu racontes, c’est de la merde, et je décon­seille aux lec­teurs de ce blog de perdre du temps à lire ces conne­ries. Aucun recul, aucune capa­cité de réflexion, un truc de ouf : soit tu as 11 ans, soit tu es défi­cient intel­lec­tuel.
    Exemple : «Je ne suis pas agres­sif mais je te signale cette contra­dic­tion fla­grante: le libé­ra­lisme ne peut accep­ter que cer­tain membres de la société (les femmes en l’occurence pour l’islam) soient moins libres et moins égaux que d’autres.»

    Voilà, ça, c’est n’importe quoi. Abso­lu­ment n’importe quoi. Il confond égalité en droit et égalité sociale. En fait, il parle du libé­ra­lisme comme si c’était du socia­lisme : il parle du jour en disant que à midi, on peut voir les étoiles. N’importe nawak.

    Posted 2 novembre 2009 at 17:07 | Permalink
  97. pap

    cru­col
    je crois que nous ne par­lons pas de la même chose et c’est peut être la rai­son pour laquelle tu as le sen­ti­ment que nos argu­ments se croisent sans se ren­con­trer. Je crois com­prendre que tu me parles d’une femme qui se fait taper sans le moindre mou­ve­ment de recul ni mani­fes­ta­tion de refus. Tu penses comme moi que c’est une malade (le maso­chisme est une mala­die). On peut aussi pen­ser qu’elle a déjà tel­le­ment subi de vio­lence qu’elle est neu­tra­li­sée et inca­pable de bou­ger, comme un boxeur sonné. Tu m’accorderas qu’il est dif­fi­cile de par­ler de consen­te­ment.
    Mais peu importe car mon pro­pos n’était pas exac­te­ment celui là. Je par­lais de toutes ces femmes qu’on dit consen­tantes et qui ne sont que des vic­times d’aliénations anciennes, depuis la plus tendre enfance, en fait. Elles n’ont jamais su qu’elles avaient les mêmes droit que les garçons, qu’elles auraient pu sor­tir avec qui elles vou­laient, qu’elles aussi avaient droit à l’éducation, à la liberté… mais voila, un grand frère, un père, des copains, de struc­tures sociales ou reli­gieuses les ont pla­cées sous tutelle. Que ces femmes acceptent un héri­tage deux fois moindre que leur frère, qu’elles acceptent que leur témoi­gnage vale moins que celui d’un homme…je sais que ça existe. Mais jamais je ne dirai qu’elles sont consen­tantes. La liberté est la même pour tout le monde. Et si on peut oppri­mer des per­sonnes en les plaçant dans des condi­tions d’autorité «consen­tie» cela n’a rien à voir avec un consen­te­ment vrai qui est l’accord com­plet de la per­sonne libre.
    L’exemple choisi par atha­na­gor était celui de per­sonnes consen­tantes et du coran. ce n’est pas moi qui ait sug­géré cet exemple. Tout le monde connait le sta­tut des femmes dans l’islam. cordialement

    Posted 2 novembre 2009 at 22:30 | Permalink
  98. cilia

    Paul, et tous,

    La ques­tion des femmes mal­trai­tées est vaste et com­plexe.
    Bien sûr, vous avez rai­son de sou­le­ver la non dénon­cia­tion encore fréquente à la police, mais ce n’est pas du tout le seul aspect de la réso­lu­tion du pro­blème.
    Vous avez même des ser­vices sociaux qui viennent en aide aux femmes mal­trai­tées sans que le pro­ces­sus n’impose de pas­ser par la case police. C’est dire com­bien on ne peut abso­lu­ment pas résu­mer la ques­tion de la mal­trai­tance des femmes au seul consentement/ non consentement.

    Plus lar­ge­ment, j’ai l’impression que vous réflé­chis­sez au strict niveau de l’individu et de ce que vous nom­mez sa liberté sans vou­loir prendre en compte le groupe, la société.
    Or quelle que soit la taille de cette société humaine et quelle que soit son mode d’organisation (privé/public), il peut y avoir conflit d’intérêt entre la liberté indi­vi­duelle et la liberté de la société à tendre vers la pros­pé­rité ou ce qu’elle pense être le mieux pour sa prospérité.

    L’exemple que vous don­niez en 60 du duel illustre assez bien cela.
    Si le duel a été inter­dit, ce n’est pas pour de sombres motifs d’interventionnisme liber­ti­cide mais parce que la société, en l’occurrence repré­sen­tée par un Etat et une monar­chie, devait trou­ver une solu­tion à la véri­table sai­gnée parmi ses forces vives (noblesse) que cette pra­tique engendrait.

    Et d’ailleurs, si même on ima­gine une société entiè­re­ment libé­rale, voire anar­cap, ce type de mesures (inter­dic­tion du duel) seraient cer­tai­ne­ment prises par les sys­tèmes pri­vés d’assurance.

    Posted 3 novembre 2009 at 10:04 | Permalink
  99. Crucol

    @ Cilia,

    Je rebon­dis sur votre pro­pos:
    Le duel n’a pas été inter­dit pour des rai­sons huma­ni­taires, les der­niers duels étaient au pre­mier sang et non à mort. le duel a à mon sens été inter­dit car il fai­sait concur­rence à la jus­tice d’Etat.

    une société libé­rale n’interdirait pas le duel. les assu­rances n’interdiraient pas le duel, mais n’assureraient pro­ba­ble­ment pas ou à avec de fortes coti­sa­tions les duels -> vous n’êtes pas rem­boursé par votre assu­rance en cas de bles­sures dues à un duel.

    Cor­dia­le­ment,
    Crucol

    Posted 3 novembre 2009 at 16:18 | Permalink
  100. LOmiG

    @ Cru­col : je me per­met de reco­pier une par­tie du com­men­taire de Pap, car je pense que c’est le noeud du désac­cord entre nous (désolé pour mes mots qui ont dépas­sés ma pensée) :

    Je par­lais de toutes ces femmes qu’on dit consen­tantes et qui ne sont que des vic­times d’aliénations anciennes, depuis la plus tendre enfance, en fait. Elles n’ont jamais su qu’elles avaient les mêmes droit que les garçons, qu’elles auraient pu sor­tir avec qui elles vou­laient, qu’elles aussi avaient droit à l’éducation, à la liberté… mais voila, un grand frère, un père, des copains, de struc­tures sociales ou reli­gieuses les ont pla­cées sous tutelle. Que ces femmes acceptent un héri­tage deux fois moindre que leur frère, qu’elles acceptent que leur témoi­gnage vale moins que celui d’un homme…je sais que ça existe. Mais jamais je ne dirai qu’elles sont consen­tantes. La liberté est la même pour tout le monde. Et si on peut oppri­mer des per­sonnes en les plaçant dans des condi­tions d’autorité “consen­tie” cela n’a rien à voir avec un consen­te­ment vrai qui est l’accord com­plet de la per­sonne libre.

    Je pense que cela est vrai ; et que cela doit — par consé­quent — être pris en compte dans notre réflexion…

    Posted 4 novembre 2009 at 08:56 | Permalink
  101. cilia

    Cru­col,

    Moui…
    Deux remarques si vous me le permettez.

    Mes com­pé­tences en his­toire sont pitoyables, mais je crois bien que nous avons tous les deux rai­son sur les motifs d’interdiction du duel. Vous, pour un passé plus loin­tain, moi, pour un passé plus proche. Mais nous sommes au moins d’accord sur le point qu’il ne s’agissait pas d’interdictions pour des rai­sons huma­ni­taires (au sens où nous l’entendons aujourd’hui).

    Cepen­dant, votre concep­tion ultra libé­rale est-elle si ori­gi­nale ?
    Dans le sys­tème actuel, il y a des inter­dits. Dans le vôtre, il y aurait des contrats si…contraignants qu’ils crée­raient, de fait, des inter­dits.
    A ce jour, la dif­fé­rence essen­tielle ne me saute pas aux yeux…
    Ou plu­tôt, ce qui me saute aux yeux, c’est la dif­fé­rence entre le qui­dam qui se borne à res­pec­ter une loi, une règle par la peur du gen­darme (et pourquoi il paye des impôts), et le qui­dam qui consi­dère néces­saire de com­prendre pourquoi tel acte est néfaste pour lui-même, pour ses proches, pour sa société et pour les socié­tés liées (et pourquoi il paye des coti­sa­tions et des prestations).

    Ce qui m’amène à ma deuxième remarque. Considérez-vous l’humanité comme un groupe d’individus homo­gène, tant sur le plan indi­vi­duel (intel­li­gence, adap­ta­bi­lité, force de carac­tère), que sur le plan col­lec­tif (culture, valeurs/moralité/religion, his­toire, géo­po­li­tique) ?
    Bon, oui, ma ques­tion est volon­tai­re­ment mal posée — encore qu’avec les anar­cap, je m’attends à tout, y com­pris à une réponse ;) -.
    Mais que faites-vous du préa­lable de connais­sances avan­cées et conver­gentes, indis­pen­sable, selon votre modèle, du pres­ta­taire et du client ?
    Plus encore, com­ment envisagez-vous la période de tran­si­tion de notre sys­tème au vôtre ?
    Com­ment régleriez-vous les cas des réfractaires ?

    Posted 4 novembre 2009 at 13:31 | Permalink
  102. Athanagor

    @Lomig : ce qu’écrit pap et que tu cites se situe entre la bana­lité et l’enfonçage de portes ouvertes.
    D’abord, au risque de don­ner un scoop mon­dial qui va ébran­ler les cer­ti­tudes de tous, les hommes et les femmes sont deux sujets anthro­po­lo­giques dif­fé­rents. C’est ce qui explique de loin beau­coup de choses.

    Ensuite, la phrase «si on peut oppri­mer des per­sonnes en les plaçant dans des condi­tions d’autorité “consen­tie” cela n’a rien à voir avec un consen­te­ment vrai qui est l’accord com­plet de la per­sonne libre.» est une belle conne­rie.
    En effet, j’aimerai deman­der à pap com­ment il mesure le «véri­table consen­te­ment» d’une per­sonne.
    Par exemple, quelqu’un qui se met, comme Lomig ou pap, à lire matin midi et soir des trucs comme Bivouac Id et autres sites isla­mo­phobes, et unique­ment ces sites-là, est-il vrai­ment consen­tant, à la fin, concer­nant ses opi­nions isla­mo­phobes? A-t-il eu le choix finalement?

    L’homme n’est pas une réa­lité flot­tant dans les airs de manière abs­traite, il n’y a que des hommes et des femmes concrets dans une situa­tion donnée.

    Et enfin, concer­nant l’héritage : pourquoi faudrait-il obli­ga­toi­re­ment qu’un parent donne la même part à cha­cun de ses enfants? Et d’ailleurs, pourquoi serait-il obligé de don­ner son héri­tage à ses enfants? Si il veut don­ner 99% à sa fille et 1% à son fils, ou le contraire, qu’y-a-t-il de mal?

    C’est un non-sujet pour moi.

    Posted 4 novembre 2009 at 15:04 | Permalink
  103. a

    @Cilia :
    «Dans le sys­tème actuel, il y a des inter­dits. Dans le vôtre, il y aurait des contrats si…contraignants qu’ils crée­raient, de fait, des inter­dits.
    A ce jour, la dif­fé­rence essen­tielle ne me saute pas aux yeux…»

    D’une part, tout n’a pas besoin d’être modé­lisé dans des contrats. Si j’entre chez vous, que je m’installe sur votre canapé, et que sou­dain une étagère se détache et me fra­casse le crane, vous serez res­pon­sable (à un cer­tain degré) bien qu’on n’ait pas signé de contrat spé­ci­fiant que toutes vos étagères étaient bien fixées.
    Ensuite, concer­nant les lois et règle­ments d’Etat, il en existe de :
    – légi­times car exis­tant depuis l’aube de l’humanité, bien avant l’avènement des Etats : inter­dic­tion du meurtre, du vol, etc;
    – illé­gi­times, car tota­le­ment arbi­traires et issus d’un com­bat, débat, poli­tique : inter­dic­tion de consom­mer des drogues, inter­dic­tion de lan­cer une banque, une entre­prise de tele­coms, d’electricité, etc, sans auto­ri­sa­tion déro­ga­toire de l’Etat, etc.

    Dans la majo­rité des cas, les gens, notam­ment vous et moi Cilia, n’assassinont pas notre pro­chain non pas par peur du gen­darme (per­so­nel­le­ment, je m’en fous des flics) mais parce que c’est mal. Tout sim­ple­ment. Et nous le savons. Donc on ne le fait pas.

    Enfin, il faut bien com­prendre que ce que les libé­raux pro­posent, ce n’est pas un nou­veau sys­tème, c’est un non-système. On appelle cela l’ordre spon­tané : http://www.wikiberal.org/wiki/Ordre_spontané
    La tran­si­tion vers ce nou­vel ordre est simple : la désetatitsation.

    Posted 4 novembre 2009 at 15:59 | Permalink
  104. pap

    Atha­na­gor post 4:
    «Main­te­nant, si demain tu apprends que dans un cadre privé, un tes­ta­ment, un contrat de suc­ces­sion, a été signé entre per­sonnes consen­tantes, et que ledit contrat a pour ins­pi­ra­tion le Coran, que penserais-tu? Bien, pas bien? …Pour moi, cette ques­tion, c’est la ques­tion libé­rale ultime»

    Atha­na­gor post 102:
    «concer­nant l’héritage : pourquoi faudrait-il obli­ga­toi­re­ment qu’un parent donne la même part à cha­cun de ses enfants? Et d’ailleurs, pourquoi serait-il obligé de don­ner son héri­tage à ses enfants? Si il veut don­ner 99% à sa fille et 1% à son fils, ou le contraire, qu’y-a-t-il de mal? C’est un non-sujet pour moi.»

    ça doit être dur dans sa tête non?

    Posted 4 novembre 2009 at 16:57 | Permalink
  105. Athanagor

    Je sais, pap, c’est trop dur pour toi de com­prendre ce genre de choses.
    Le post 4 pose la ques­tion sui­vante à Lomig «penses-tu que les règles en matière d’héritage doivent être pri­vées, qu’elle soient issues du Coran ou de tout autre chose?«
    Le post 102 pose la ques­tion «pourquoi les règles en matière d’héritage devraient-elles être les mêmes pour tout le monde, et pourquoi ne doivent-elles pas être privées?»

    C’est la même chose à chaque fois, mais tu es trop bête pour le com­prendre. Trop bête pour com­prendre qu’une même ques­tion peut être abor­dée sous plu­sieurs angles :
    – dans le mes­sage 4, je ten­tais de coin­cer Lomig sur ce que je croyais être une contra­dic­tion chez lui (j’ai été ras­suré plei­ne­ment sur ce point)
    – dans le mes­sage 102, j’essaie de com­prendre comme quelqu’un d’aussi stu­pide que toi peut pré­tendre régir les règles d’héritage pour tout le monde. Occupe-toi d’abord de ta misé­rable petite vie avant d’expliquer aux gens qu’ils doivent don­ner x% à un tel et y à un autre.

    Posted 4 novembre 2009 at 17:14 | Permalink
  106. cilia

    Chi­tah,

    Si vous venez chez moi, je ne signe pas de contrat avec vous, mais j’en ai signé un, au départ, avec mon assu­reur pour toute per­sonne qui vien­drait à la mai­son. Idem pour la voi­ture.
    Donc, si, tout est plus ou moins modé­lisé. (ceci dit je n’ai pas d’étagères mal fixées au-dessus de mon canapé ;) ).

    Sur les lois et règle­ments, vous y allez un peu fort en oppo­sant par exemple l’interdiction du meurtre et l’interdiction de fumer un pétard. Mais quand bien même, à l’origine de ses règles, que trouve-t-on toujours, sinon une volonté sen­sée favo­ri­ser le groupe et les indi­vi­dus qui le consti­tuent ?
    Ne me repre­nez pas, je sais très bien que ma der­nière phrase est en grande par­tie très théorique…

    En ce qui concerne l’héritage, je ne vou­lais pas réagir puisque votre ques­tion s’adressait clai­re­ment aux libé­raux. Mais, il y a quelque chose dans votre inti­tulé qui me fait pen­ser que parents et enfants seraient comme des par­te­naires com­mer­ciaux. Les parents se per­met­tant de choi­sir comme un client choi­si­rait parmi des four­nis­seurs après un appel d’offre.
    Je ne veux sur­tout pas don­ner l’impression de ver­ser dans le sen­ti­men­ta­lisme. Au contraire, sur le sujet, ma pen­sée est dure et froide.
    Les parents sont res­pon­sables. C’est à eux qu’incombe la charge de favo­ri­ser le déve­lop­pe­ment de cha­cun de leurs enfants, de prendre sur eux de dépas­ser la com­pa­ti­bi­lité de carac­tères plus ou moins grande qui existe entre eux et cha­cun de leurs enfants, de ne jamais oublier que cha­cun de leurs enfants, pen­dant en gros les deux pre­mières décen­nies de sa vie, va se construire en dépen­dant des choix de ses parents, y com­pris ceux qui per­mettent à ses mêmes parents d’accumuler, pen­dant ce temps, ces biens maté­riels dont on par­lera plus tard quand il sera ques­tion d’héritage.
    Il n’y a pas de liberté entre parents et enfants. Pour moi, ce serait contre nature.
    Et juste une paren­thèse, qu’est ce que le Coran vient faire dans cette histoire ?

    PS : je crois que votre lien sur l’ordre spon­tané va me per­mettre de com­prendre un peu mieux les choses, merci…

    Posted 4 novembre 2009 at 21:14 | Permalink
  107. cilia

    une volonté cen­sée…
    désolée

    Posted 4 novembre 2009 at 21:17 | Permalink
  108. Que de haine les amis, on avait dit amour amour, n’est-ce pas Chitah ???

    Quelle haine t’anime mon cher, je te cite, c’est trop beau (ou plu­tôt triste) :

    - Sur le reste, d’un point de vue du fond de ce que tu racontes, c’est de la merde, et je décon­seille aux lec­teurs de ce blog de perdre du temps à lire ces conne­ries. Aucun recul, aucune capa­cité de réflexion, un truc de ouf : soit tu as 11 ans, soit tu es défi­cient intel­lec­tuel.
    – C’est la même chose à chaque fois, mais tu es trop bête pour le com­prendre. Trop bête pour com­prendre qu’une même ques­tion peut être abor­dée sous plu­sieurs angles
    – Occupe-toi d’abord de ta misé­rable petite vie…

    Pourquoi tant de haine en toi, pourquoi insul­ter les autres de façon si odieuse, est-ce due à cette idéo­lo­gie poli­tique mor­ti­fère qui t’anime, manques tu de recon­nais­sance, d’amis, d’amour tout sim­ple­ment.
    On voit bien en te lisant que l’islam est une reli­gion d’amour, belle démons­tra­tion ! Soigne toi bien car cela semble en effet être très dur dans ta tête mon pauvre ami.

    Posted 5 novembre 2009 at 00:14 | Permalink
  109. Chi­tah dit :

    D’abord, au risque de don­ner un scoop mon­dial qui va ébran­ler les cer­ti­tudes de tous, les hommes et les femmes sont deux sujets anthro­po­lo­giques dif­fé­rents. C’est ce qui explique de loin beau­coup de choses.

    Que l’on puisse com­prendre qu’il soit écrit dans le coran que l’on peut taper des­sus et les relé­guer dans leurs appar­te­ments quand elles ne sont pas obéis­santes par exemple ??? Char­mant mes­sage d’amour ma foi.

    Voilà typique­ment le genre de vérité, qui dans la façon d’être posée peut vou­loir dire tout et son contraire, bref très dangeureux !

    Je suis très curieux de savoir toutes les choses que cela peut expliquer.

    Posted 5 novembre 2009 at 00:23 | Permalink
  110. Athanagor

    @Cilia : effec­ti­ve­ment ce que j’ai écrit, sur l’héritage, peut paraître froid et déshu­ma­nisé. Cepen­dant, je pense ce que j’ai écrit.
    En effet, je com­prends que, dans la tra­di­tion, les parents trans­mettent à leurs enfants tel ou tel héri­tage. Ce que je dis, c’est que d’un point de vue du droit, il n’existe cepen­dant pas d’obligation, pour un parent, de remettre tout ou par­tie de son héri­tage à ses enfants. C’est une dis­po­si­tion de l’ordre de la vie pri­vée des gens. Et l’Etat ne devrait pas s’en méler.

    Main­te­nant, pourquoi ai-je parlé du Coran? Tout sim­ple­ment parce qu’un éminent pen­seur contem­po­rain du libé­ra­lisme avait parlé une fois de tri­bu­naux isla­miques pré­sents au Royaume-Uni et au Canada. Il disait que la Shari’a était en train d’être intro­duite. J’ai été assez stu­pé­fait de cette affir­ma­tion, et du coup j’ai cher­ché de quoi il s’agissait.
    En réa­lité, ce n’était pas du tout de tri­bu­naux dont il s’agissait, mais d’instances d’arbitrage pri­vées (comme on en a déjà pour le droit com­mer­cial par exemple), dont les com­pé­tences étaient limi­tées à… des affaires pri­vées, comme par exemple l’héritage, ou les démarches pré-mariage ou pré-divorces (au final, c’est bien l’Etat cen­tral qui avait le der­nier mot).

    Ce pen­seur était par­fai­te­ment d’accord avec moi, lorsque j’affirmais que l’Etat devait se reti­rer des affaires pri­vées type héri­tage, mariage, etc. Mais il n’était pas d’accord quand ces ins­tances d’arbitrages étaient ins­pi­rées par l’islam. Ce que je trou­vais curieux, parce que per­son­nel­le­ment, je m’en fiche de savoir si c’est l’islam, ou bien Johnny Hal­ly­day qui ins­pire les règles d’héritage ici ou là.

    D’où ma ques­tion à Lomig, qui m’a ras­suré, puisque contrai­re­ment à ce pen­seur ses opi­nions ne sont pas à géo­mé­trie variable selon que des musul­mans sont impliqués ou non.

    Posted 5 novembre 2009 at 14:46 | Permalink
  111. Athanagor

    @Simon :
    «Que l’on puisse com­prendre qu’il soit écrit dans le coran que l’on peut taper des­sus et les relé­guer dans leurs appar­te­ments quand elles ne sont pas obéis­santes par exemple ??? Char­mant mes­sage d’amour ma foi.»

    Tu affirmes que je pense qu’il est nor­mal de tabas­ser sa femme. De deux choses l’une : soit tu retires ce que tu as écrit, et me pré­sente tes excuses, soit je porte cette affaire devant la jus­tice, qui pourra relire ce que j’ai écrit et déter­mi­ner si ta dénon­cia­tion est calom­nieuse ou pas.

    Posted 5 novembre 2009 at 14:47 | Permalink
  112. pap

    Cru­col,
    Ne crois pas qu’ai une quel­conque envie de faire du mal à Atha­na­gor: je sou­haite seule­ment mettre en évidence son inco­hé­rence et il m’aide très bien.
    Après avoir posé 2 fois la même pro­blème, ce qu’il tra­duit par une aigreur contre moi : «Trop bête pour com­prendre qu’une même ques­tion peut être abor­dée sous plu­sieurs angles» (post 105) il ne voit même pas sa propre contra­dic­tion puisque à la même ques­tion il apporte 2 réponses oppo­sées:
    » c’est la ques­tion libé­rale ultime” (post 4) et «C’est un non-sujet pour moi». (post 102)
    La logique n’est pas un exer­cice de style mais un moyen de pro­gres­ser dans les dis­cus­sions, de mieux com­prendre l’opinion de ses inter­lo­cu­teurs, leurs idéaux ou projets, de mieux sai­sir les limites de ce que l’on a en com­mun ou ce qui nous sépare. Avec un inter­lo­cu­teur qui dit une chose et son contraire on ne peut pas aller bien loin. Et c’est le cas d’athanagor qui visi­ble­ment mani­pule des concepts trop riche pour lui dès qu’on dépasse l’islamisme. La preuve cette belle insulte à mon égard:(post 96)
    » tes camps d’extermination pour musul­mans n’existeront jamais, parce que les petites frappes comme toi sont neu­tra­li­sées depuis bien long­temps.«
    Outre que cette accu­sa­tion est ridi­cule car je n’ai jamais à aucun moment laissé entendre que je sou­hai­tais l’extermination des musul­mans ni de qui que ce soit (merci de me dire dans quel post de quelle dis­cus­sion j’aurais eu un avis qui laisse pen­ser le contraire), je me per­mets de rap­pe­ler à l’imprécateur que la mémoire aussi lui fait défaut: je me sou­viens par­fai­te­ment des camps de concen­tra­tion pour musul­mans bos­niaques orga­ni­sés par les serbes il y a une dizaine d’années. Le néga­tion­nisme est aussi du coté d’athanagor et c’est vrai que c’est une démarche clas­sique des isla­mistes les plus dangereux.

    Posted 5 novembre 2009 at 14:53 | Permalink
  113. Athanagor

    Pap, tu es bête à man­ger du foin, et tu tronques les cita­tions pour mon­ter des contra­dic­tions là où il n’y en a pas :
    – dans mon post 4, mon but était de deman­der à Lomig si, comme il le dit, il est prêt à pro­po­ser de pri­va­ti­ser le droit…privé (mariage, héri­tage, etc.) et je l’ai taquiné en lui deman­dant si ce droit privé, étant par exemple et au hasard musul­man, était un pro­blème pour lui. Il a bien entendu répondu non.
    – dans mon post 102, j’explique pourquoi j’ai posé cette ques­tion au post 4 : parce que pour moi, le droit privé (héri­tage, mariage, etc.) est un non-sujet de dis­cus­sion car jus­te­ment, il doit appar­te­nir à la sphère privée.

    Si tu es trop bête pour com­prendre cela, j’avoue mon impuis­sance, je ne peux pas être plus clair.

    Posted 5 novembre 2009 at 15:30 | Permalink
  114. LOmiG

    hey Atha­na­gor : sois tu te calmes, soit tu vires. les menaces de pour­suite judi­ciaire sur mon blog, pour faire taire les gens, ça va bien deux minutes. Tu aggresses tout le monde, et en plus il fau­drait que tes inter­lo­cu­teurs se taisent…?

    Barres-toi d’ici si tu n’es content. Per­sonne ne te force à venir dis­cu­ter ; joue le jeu de la DISCUSSION, sans insul­ter les autres toutes les deux lignes, et ça sera déjà bien.

    En résumé : encore une menace de muse­lage avec pour­suite et tu vires. C’est clair ?

    Posted 5 novembre 2009 at 16:15 | Permalink
  115. Athanagor

    @Lomig :
    Peux-tu me don­ner ton avis sur ces propos :

    Alors main­te­nant les choses sont claires: le libé­ra­lisme ultime qui pas­sionne atha­na­gor c’est celui qui lui per­met­trait d’exercer son pou­voir sur des per­sonnes décrites comme consen­tantes mais dont on sait que c’est un leurre.

    Atha­na­gor = cal­cu­la­teur cher­chant à écra­ser l’autre

    le libé­ra­lisme n’intéresse atha­na­gor que s’il per­met à l’islam d’avancer dans ses conquêtes. Nous sommes bien dans le cadre du jihad. mais de là à en faire un emploi à temps plein…

    Atha­na­gor = conqué­rant cher­chant à asser­vir l’autre

    En fait c’est la loi du plus fort et le libé­ra­lisme affi­ché d’athanagor ne sert qu’à cou­vrir la loi de ce qu’il consi­dère comme le plus fort: l’islam. je suis contre la loi du plus fort et s’il faut au besoin en appe­ler à l’état contre les petits caïds je suis pour.

    Atha­na­gor = cherche à ins­tru­men­ta­li­ser l’Etat pour écra­ser les plus faibles.

    Je n’ai aucune dia­tribe contre atha­na­gor: je lève son masque, je dénonce son libé­ra­lisme de façade pour mieux oppri­mer. C’est l’apanage des tyrans de dire que les vic­times sont consen­tantes. Au para­dis de la sou­mis­sion on ne peut pas entendre par­ler de femme consen­tantes: demande-t-on son avis à un utérus?

    Atha­na­gor = avance masqué et cherche à écra­ser toutes les femmes.

    C’est là la faille du sys­tème atha­na­gor. Il veut bien le libé­ra­lisme mais refuse la liberté pour tous et toutes il n’arrive pas à ima­gi­ner une société sans soumission.

    Atha­na­gor = esclavagiste.

    Et ce n’est qu’un flo­ri­lège de ce qu’écrit pap, post après post, je n’ai pris que ce fil de dis­cus­sion et quelques uns des posts.

    Tu trouves nor­mal de me par­ler comme ça? Tu trouves nor­mal de prendre la défense de pap lorsque je dis UN mot plus haut que l’autre? Tu trouves nor­mal que ton parti-pris fasse qu’on puisse à peu près me trai­ter de tous les noms alors que moi je n’ai pas le droit de répliquer?

    Dis-moi ce que tu penses de ce que pap écrit. A côté de se faire trai­ter d’esclavagiste, le trai­ter d’idiot est une douce caresse.

    Posted 5 novembre 2009 at 17:28 | Permalink
  116. LOmiG

    Atha­na­gor a écrit :

    alors que moi je n’ai pas le droit de répliquer?

    ah ah ah. Tu répliques ce que tu veux : la preuve le nombre de com­men­taires que tu viens faire chaque jour sur ce blog. Tu me fais pen­ser à Bay­rou qui pas­sait à la télé et qui disait, en gros, j’en ai marre de ne pas avoir le droit de pas­ser à la télé.

    D’où sort-tu que tu n’as le droit de répliquer ? Tu en as par­fai­te­ment le droit ; ce que je t’ai ordonné de ne plus faire, c’est de MENACER les gens. Tu sai­sis la nuance ?

    Des­cends de tes grands che­vaux, et tu seras le bien­venu pour DISCUTER. Je ne sais pas si tu sais le faire…Poster 1000 com­men­taires par jour n’est pas discuter.

    Posted 5 novembre 2009 at 19:19 | Permalink
  117. Crucol

    Cilia,

    je reprend ton post qui répond au mien, il s’articule si je ne m’abuse sur deux points:

    1. les obli­ga­tions actuelles, quelles seraient leur deve­nir dans un uni­vers anarcap?

    2. l’héritage, com­ment serait-il géré?

    Si j’oublie quelque chose, je te prie de m’excuser.

    1. Actuel­le­ment, il existe des lois et des normes pour beau­coup de choses. Je vais prendre un exemple que je connais plu­tôt bien et qui touche tout le monde: le bâti­ment.
    Il existe aujourd’hui plé­thore de normes et de lois sur le BTP. Observe-t-on pour autant moins de sinistres qu’auparavant? je ne crois pas, mais ce n’est pas le pro­pos.
    Dans un monde anar­cap, il exis­te­rait aussi moult normes pour le BTP, mais, à la dif­fé­rence d’aujourd’hui, elles ne serait pas obligatoires.

    La dif­fe­rence joue sur deux points, la construc­tion et le logement:

    1. La construc­tion:
    –Aujourd’hui, il faut attendre des délais mons­trueux, satis­faire à des règles à l’utilité dou­teuse (notam­ment le recours à un archi­tecte, l’accès aux Per­sonnes à Mobi­li­tés Réduites, Per­mis de construire, etc…) qui coûtent des sommes astro­no­miques (par­fois en pots-de-vins) et ralen­tissent la fameuse crois­sance (que tous cherchent en vain !)
    Résul­tats : les inves­tis­seurs aban­donnent du ter­rain et les prix des loge­ments montent arbi­trai­re­ment pour une qua­lité pas for­cé­ment au rendez-vous. (pour plus d’info, si ça t’intéresse je te conseille le site d’objectif liberté, c’est tenu par un spé­cia­liste de l’immobilier, V. Bénard http://www.objectifliberte.fr/2003/01/objectif-libert.html )

    –dans un monde anar­cap, l’investisseur peut construire où il veut et ce qu’il veut dans SA pro­priété. Je pré­cise bien sa pro­priété, car dans le cadre d’un loge­ment, le volet pay­sa­ger influe sur la valeur de ce loge­ment (entre autres para­mètres exté­rieurs au loge­ment, comme l’air ambiant, comme le volume sonore ambiant…). Si la construc­tion influe de manière signi­fi­ca­tive sur un des éléments, le pro­prié­taire lésé peut se retour­ner contre l’investisseur en faute, d’où l’inutilité du per­mis de construire (qui de toute façon n’a jamais prouvé son uti­lité, sur­tout dans le sud de la France).
    Pour en reve­nir aux normes, si l’investisseur sou­haite satis­faire à cer­taines normes il le fera et met­tra ça en avant comme argu­ment de vente, comme actuel­le­ment avec la course au bâti­ment HQE ou self-sufficient etc… Le res­pect d’une norme au lieu d’être un pas­sage obligé (pas for­cé­ment res­pecté) devient un argu­ment de vente.
    Résul­tat : l’investisseur sou­hai­tant vendre va pro­mou­voir des habi­tats en met­tant en valeur le res­pect des normes sui­vant la clien­tèle qu’il vise. Par exemple, pour les plus pauvres, un logis au res­pect de la norme 1 (nom arbi­traire pour l’exemple ^^) qui est la norme mini­male qui compte un toit etc… s’il sou­haite avoir accès à une clien­tèle plus haut de gamme, ce sera des habi­tats norme 2 (qui reprend la norme et ajoute des éléments, comme fenêtres plus grandes, un cui­sine sépa­rée…). On peut ainsi aller jusqu’à la norme XP, qui reprend toutes les normes pré­cé­dentes et intro­duit d’autres éléments pré­ci­sés dans l’offre (jacousi, pis­cine chauf­fée, etc…).

    2. voir le site de mon­sieur Bénard qui connaît bien mieux le sujet que moi

    2. l’héritage, c’est pour moi et dans le cadre d’une anar­ca­pie une affaire pri­vée. L’homme gère comme il le sou­haite son héri­tage. Car celui-ci est consi­déré comme un don comme les autres. Il n’y a aucun pro­blème pour qu’un homme donne tout à son fils, par­tage équi­ta­ble­ment, donne tout au pre­mier pas­sant venu (pen­dant l’écriture du tes­ta­ment, devant témoins, ce der­nier point est impor­tant), qu’il demande de brû­ler ses biens, de cacher son coffre avec ses sou­sous dans la cave, ou d’enterrer un tableau sous un arbre. Il faut juste qu’il mette les moyens néces­saires à l’accomplissement de son souhait.

    Cor­dia­le­ment,
    Crucol

    Posted 5 novembre 2009 at 22:07 | Permalink
  118. pap

    Cru­col,
    merci pour ces expli­ca­tions. Ne crois tu pas qu’on devrait dif­fé­ren­cier (en matière de dons) ce qui est fait du vivant d’une per­sonne de ce qui est fait à pos­te­riori (tes­ta­ment)? Par ailleurs, ne penses tu pas que si par tes­ta­ment quelqu’un créé des dés­équi­libres fla­grants entre des proches équi­va­lents (enfants par exemple) on puisse arri­ver à des conflits graves et durables?

    Posted 5 novembre 2009 at 23:12 | Permalink
  119. Crucol

    Pap,
    Les conflits sont pos­sibles et les dés­équi­libres aussi, mais qui sommes-nous pour juger des dés­équi­libres induits pas tels actes? Com­ment défi­nir un dés­équi­libre, pourquoi le léga­taire a décidé de pro­duire un tel dés­équi­libre? autant de ques­tion auquel je n’ai pas la réponse et toi non plus, je me trompe?
    Pour ce qui est des conflits, ils arrivent déjà, alors avec ou sans règles si des conflits se pro­duisent, ces règles sont-elles utiles?

    Cor­dia­le­ment,
    Crucol

    Posted 5 novembre 2009 at 23:40 | Permalink
  120. cilia

    Cru­col,

    Tout ceci est très inté­res­sant ! En effet, en te lisant, je me retrouve quelques jours en arrière lorsque je répon­dais au test pro­posé par Lomig.

    Et, alors comme aujourd’hui, je constate bien l’écart entre ma posi­tion quant aux liber­tés écono­miques et quant aux liber­tés indi­vi­duelles.
    Ou plus pré­ci­sé­ment, ma rela­tive confiance en la nature humaine pour appré­hen­der et faire pros­pé­rer ce qui relève du concret, du maté­riel, à court et à moyen terme, et ma rela­tive défiance de cette même nature humaine pour prendre la mesure à moyen et à long terme, et même sim­ple­ment pour se cas­ser la tête à y réflé­chir, de ce qui relève des valeurs, ou de ce que je nomme volon­tiers la mentalité.

    Je n’ai pris le temps que de lire un seul billet, réca­pi­tu­la­tif, de V. Bénard sur la crise du loge­ment, et je suis en tout point d’accord avec ce qu’il écrit (même si j’aurais davan­tage insisté sur les ravages des lois pro­tec­trices des loca­taires, mais il est très pro­bable qu’il déve­loppe plus ce point dans d’autres billets).

    Quand tu parles de règles de construc­tion, j’ai égale­ment ten­dance à être de ton avis.
    Cepen­dant, je serais inté­res­sée de connaître ce qui te fait pen­ser qu’il n’y a pas moins de sinistres avec l’élévation du nombre et de l’exigence des normes (je ne pense pas là à une norme 1 un toit et quatre murs et une norme XP pis­cine chauf­fée dans le salon, mais plu­tôt à une norme 0, une vague prise élec­trique, on branche une lampe et que la lumière soit, et une norme 1, pauvre ou riche, ne pas risquer de crâ­mer la mai­son et ses occu­pants parce qu’on uti­lise l’électricité en 2009 a un sens).

    Plus géné­ra­le­ment, je note que V. Bénard parle de chèque-logement comme d’autres libé­raux parlent de chèque-éducation. Cette orga­ni­sa­tion pon­dé­rée ne serait-elle pas plus néces­saire à défendre et à pro­mou­voir que l’anarcapie pure et dure ?

    A mon ques­tion­ne­ment sur la tran­si­tion entre notre orga­ni­sa­tion et une orga­ni­sa­tion abso­lu­ment libé­rale, Chi­tah me répon­dait, la dés­éta­ti­sa­tion. C’est certes une réponse, mais je ne me figure pas com­ment elle pour­rait se réa­li­ser démo­cra­tique­ment et pacifiquement.

    PS : Je zappe la ques­tion de l’héritage. Je ne veux pas enva­hir le fil…

    Posted 6 novembre 2009 at 13:22 | Permalink
  121. Salut à tous
    A Chi­tah, (je suis sympa je te répond, t’as vu)

    Alors, pre­miè­re­ment, je n’ai rien décla­rer du tout, j’ai juste dis que tu étais capable de com­prendre (ou inter­pré­ter… je rigole…) que dans le coran il puisse être écrit que l’on peut battre sa femme si elle n’est pas obéiss­sante, je le sup­pose puisque tu te dis musul­man il me semble.

    Je reviens sur mon mes­sage prin­ci­pal dans cette dis­cus­sion, je parle d’amour.
    Après m’avoir déjà bal­lancé une fatwa sur la tête (pour avoir dit que le coran rescel­lait des tré­sors de bar­ba­ries), tu me menace main­te­nant de tri­bu­nal, te rends tu compte de ton agres­si­vité ??? D’où te viens ce trait de carac­tère, serait-ce de ton fameux tor­chon qui pro­clame l’amour et la tolérance ???

    Bon cou­rage, un petit séjour zen au Japon te ferait sans doute le plus grand bien.

    Bisous

    Simon

    Posted 6 novembre 2009 at 15:01 | Permalink
  122. Athanagor

    @cilia :
    «je serais inté­res­sée de connaître ce qui te fait pen­ser qu’il n’y a pas moins de sinistres avec l’élévation du nombre et de l’exigence des normes (je ne pense pas là à une norme 1 un toit et quatre murs et une norme XP pis­cine chauf­fée dans le salon, mais plu­tôt à une norme 0, une vague prise élec­trique, on branche une lampe et que la lumière soit, et une norme 1, pauvre ou riche, ne pas risquer de crâ­mer la mai­son et ses occu­pants parce qu’on uti­lise l’électricité en 2009 a un sens).»

    Le cas des normes est l’exemple typique, au contraire, de l’endroit où l’Etat ne devrait pas être : en effet, l’histoire montre que ce sont des asso­cia­tion pro­fes­sion­nelles qui les ont défi­nies, à chaque fois. Que ce soit pour la construc­tion, l’électricité, ou tout ce que tu veux. Elles ont été établies par des pros, et l’exemple des tele­coms et d’Internet est abso­lu­ment fon­da­men­tal : ce qui était étatique français (Bebop, Mini­tel, etc.) a foiré et dis­paru, ce qui était inter­na­tio­nal, neutre, et d’essence busi­ness, per­dure (HTTP, email, etc.) Ca c’est pour la technique.

    Pour ce qui est du droit, si Chi­tah vend un pro­duit defec­tueux à cilia, sa res­pon­sa­bi­lité est enga­gée, et ce depuis l’Empire Romain, on n’a pas entendu l’Etat pour l’établir. http://www.unige.ch/droit/publi/winiger.html

    Donc, typique­ment, dans ce cas de la norme, on n’a pas vrai­ment besoin d’Etat.

    Et tiens, à pro­pos de norme, je vais t’en racon­ter une bonne : il existe des normes pour les cen­trales nucléaires, elles n’ont pas le droit de déver­ser de l’eau, dans les rivières, à plus de X degrés cen­ti­grades.
    Hé bien de temps en temps, quand ça arrange EDF, petit coup de fil au minis­tère pour chan­ger tem­po­rai­re­ment la norme, parce que sinon, vous com­pre­nez, c’est chiant de res­pec­ter les règles.
    Autre exemple : en France, il est inter­dit de prendre trois fois de suite un employé en CDD, il faut lui filer un CDI. La Poste a été condam­née plu­sieurs fois parce que cette entre­prise avait donné, à une même employé, envi­ron 360 CDD suc­ces­sifs (je dis bien : trois cent soixante CDD successifs).

    L’Etat ne res­pecte même pas les règles qu’il édicte.

    Posted 6 novembre 2009 at 15:58 | Permalink
  123. Crucol

    @ Cilia:

    Je remarque avec un cer­tains amu­se­ment, que tu te défies de la nature humaine, n’est-ce pas? Dis-moi, de quoi est consti­tué l’Etat?

    Quant au chèque-logement, c’est une idée inté­res­sante, mais pourquoi devrait-elle être géré par une entité mono­po­lis­tique? Je défends l’anarcapie, car que l’on ai confiance ou non dans la nature humaine, l’Etat reste consti­tué d’humains, pourquoi ceux-ci devraient avoir plus de pou­voir sur ma pro­priété que moi? De quel droit devrai-je être l’esclave d’un autre, fût-il fonc­tion­naire ou élus?

    Concer­nant la dés­éta­ti­sa­tion, je ne me rap­pelles plus très bien les étapes, mais cela part du prin­cipe que ce qui payent l’impôt nour­risse l’Etat, donc ceux qui fraudent le font péri­cli­ter. Ainsi, plus les gens fraudent, moins l’Etat a de pou­voir, et ainsi de suite. Je vais recher­cher un lien vers cette théo­rie, «déjà mise en pra­tique» aux Etats-Unis (à leur fondation).

    Posted 6 novembre 2009 at 20:55 | Permalink
  124. cilia

    Chi­tah,

    J’étais sur­prise que Cru­col dise qu’il n’y a pas moins de sinistres, en ce qui concerne le BTP.

    Je ne pen­sais pas à l’aspect étatique ou privé en l’occurrence. Je suis sim­ple­ment très curieuse de savoir, mais il est vrai qu’on s’éloigne toujours plus du billet, com­ment il peut ne pas y avoir de pro­grès en matière de sécu­rité alors que les normes de construc­tion ne cessent de pro­gres­ser.
    C’est juste une ques­tion. Pas un juge­ment a priori.
    J’ai vécu dans un sec­teur sinis­tré par des inon­da­tions, et le seul pont qui a tenu était romain, alors…

    Pour ce qui concerne le busi­ness, mais j’en rêve depuis long­temps que le code du tra­vail soit réformé, libé­ra­lisé. Idem sur la ques­tion du loge­ment d’ailleurs.

    Sur le point pré­cis de la fonc­tion publique, je marque un temps d’arrêt. Mais c’est assez cohé­rent fina­le­ment. Si nous fonc­tion­nons avec un Etat, il y a besoin de fonc­tion­naires, même si je pense plus aux mili­taires qu’aux employés de la poste.

    Quant aux petits arran­ge­ments entre EDF et l’Etat…merci de l’info. Ca me scie les pattes, mais je pré­fère encore le savoir !

    Posted 6 novembre 2009 at 21:37 | Permalink
  125. Crucol

    @ Cilia:

    Concer­nant le BTP, les normes évoluent, certes, mais à vou­loir faire res­pec­ter trop de normes, on en perd quelques unes, car cela coûte cher. Je me per­met d’ajouter que là où on triche, c’est sur les éléments que l’on ne voit pas, en appliquant le prin­cipe du pas-vu-pas-pris…

    Pour les fonc­tion­naires qui font par­tie de l’Etat, ne sont-ils pas aussi de nature humaine? Ceux qui votent les lois, ne sont-ils pas eux aussi de nature humaine? Pourquoi faites-vous confiance à une struc­ture basé sur la nature humaine, si vous vous en défiez?

    Cor­dia­le­ment,
    Crucol

    Posted 6 novembre 2009 at 22:46 | Permalink
  126. cilia

    Mon côté misan­thrope ne m’empêche pas de vivre dans la réa­lité Cru­col. Et puis la démo­cra­tie est le pire des sys­tèmes à l’exception de tous les autres ;)

    Et dans la réa­lité, la France ne bas­cu­lera pas dans l’anarcapie. Ni même dans la minar­chie. Ame­ner un peu de libé­ra­lisme est déjà un projet un peu fou. Pour­tant, la solu­tion ne serait-elle pas de tra­vailler à avoir un (et un seul) parti libé­ral français qui arrive à faire quelques % ?
    Sarko a per­turbé l’électorat de droite, pourquoi ne pas en profiter ?

    Posted 7 novembre 2009 at 09:47 | Permalink
  127. Crucol

    @ Cilia:

    Le pro­blème c’est que ça ne mar­chera pas, pour élire un pré­sident il faut déjà avoir les 500 signa­tures, hors AL n’y est pas arri­vée, du fait des pres­sions de l’UMP sur ses maires affi­liés pour éviter toute concur­rence à droite.

    Cor­dia­le­ment,
    Crucol

    Posted 7 novembre 2009 at 12:27 | Permalink
  128. cilia

    C’est bien pour cela que je par­lais de l’état actuel de la droite.
    On ne pré­pare plus 2007…

    Posted 7 novembre 2009 at 13:34 | Permalink

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