Il faut réapprendre le goût amer du conflit pour la défense des valeurs qui définissent ce que nous sommes et ce que nous voulons être.
Il faut réapprendre le goût amer du conflit pour la défense des valeurs qui définissent ce que nous sommes et ce que nous voulons être.
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11 Comments
C’est tellement vrai que l’on doit d’entraîner dans le même temps à garder son calme et ne jamais oublier que le pire n’est jamais sûr.
Disait-il en pensant très très fort à Israël.
salut Pap, oui tout à fait d’accord ; et l’exercice est difficile et exigeant. Le pire est toujours possible, et jamais sûr.
@ THomas : je ne suis pas sûr que cette phrase ne parle que d’Israël. Et quand bien même, qu’est-ce que cela changerait à la véracité du message ?
Hé bien ce que cela changerait, Lomig, c’est qu’en appliquant cette phrase à la France et l’Arabie Saoudite, ou l’Angola, ou le Nigeria, etc. alors cela obligerait la France, avec ses valeurs, à renoncer à tout échange avec chacun de ces pays et des sanctions diplomatiques dures. C’est cela ce que voudrait dire se battre pour ses valeurs.
La volonté de conflit ne se base pas jamais sur les valeurs (comme dit Barnavi) et croyances des gens, dans aucun conflit au monde. Sauf dans un, où seuls les symboles sont important, et qu’il n’y a rien à se partager : la Palestine et Israël.
@ Chitah : je n’ai rien compris à ton commentaire, ou du moins son rapport avec l’affirmation de Thomas.
C’est simple : partons de la citation de Barnavi, et explorons quels genres de conflit cela concerne.
Si nous devons défendre nos valeurs (démocratie, liberté, égalité), alors il faut déclarer la guerre, ou tout du moins rompre nos relations, avec les pays suivants : Arabie Saoudite, Nigéria, Angola. Or, le premier nous fournit du pétrole, le second de l’uranium, le dernier du pétrole et du gaz. On ne peut donc pas chercher à se battre pour nos valeurs, on risque de le payer par ailleurs.
Et c’est vrai pour TOUS les autres conflits qui existent sur Terre, à l’exception d’un nombre restreint. Ce n’est que pour ce petit nombre que la citation de Barnavi peut s’appliquer. Et ce petit nombre comprend des conflits négligeables et microsopiques, mais très chargés en symbolique, valeur, etc. : le conflit israëlo-palestinien est l’exemple typique, et presque unique (il y a le Tibet, aussi, et des petits trucs comme cela).
Barnavi doit savoir que jamais l’Etat français n’a combattu pour des valeurs.
@ Chitah : tu es à coup sûr quelqu’un de rigoureux, mais tu gagnerais à apprendre la nuance, sans laquelle la réflexion n’est que du dogmatisme – cohérent, certes- mais fermé et intransigeant. Ta haine de l’Etat français t’aveugle ; est-ce l’Etat que tu hais, la France, ou les deux ?
Chitah a écrit :
sauf si on pense que le dialogue peut se justifier et doit être maintenu, même avec les pays que tu cites. C’est à dire si l’on est dans la diplomatie.
Chitah a écrit :
A nouveau, quel extrémisme. L’Etat français n’a jamais combattu pour des valeurs. Truisme : l’Etat est une abstraction qui ne pense pas, ne combat pas, ne juge pas. Par contre les individus que le composent, ou qui le représentent, oui. Et parmi ceux-là, une rapide passe historique montre que ta phrase est dénuée de fondement.
Dire « l’Etat français n’a jamais combattu pour des valeurs » est simplement un raccourci d’expression, j’aurais tout autant écrire « l’ensemble des gouvernements de l’Etat français n’a jamais combattu pour des valeurs ».
Et concernant la rapide passe historique, tu pourrais me dire à quel moment l’Etat français a fait une intervention totalement désintéressée, en matière diplomatique, militaire, mettons dans les 100 dernières années? Ca ma échappé manifestement.
Enfin, je n’ai pas de « haine qui m’aveugle », voyons, ou alors on ne se comprend pas. Ensuite, n’essaie pas de me faire dire que « je hais la France », ou que « je nique la France » comme disent les rappeurs, d’une part parce que ce n’est pas ce que je pense, et d’autre part parce que j’avoue ne pas trop savoir ce que tu mets derrière « la France ». Mais tu vas me l’expliquer.
pourquoi aller chercher des pays étrangers? pourquoi envisager aux autres la maxime que lomig nous propose? La défense des valeurs qui font ce que nous sommes, effectivement, liberté, égalité, fraternité, laïcité…doivent être défendues en France. C’est là et pas en palestine que nous retrouvons le goût amer du conflit. Etrange cette façon de ramener le conflit israélo-palestinien à tout propos. Mais après tout chacun peut bien être obsédé par ce qu’il veut. Pour moi je fais une lecture de la citation de Barnavi pour notre situation quotidienne. Et elle s’applique parfaitement: on quitte le confort d’un monde où des valeurs communes, nationales et républicaines, s’étaient imposées, pour retrouver le conflit amer de contestataires communautaires et antirépublicains.
pap a écrit :
c’est exactement comme cela que j’avais compris la phrase, et c’est pour cela que je l’avais choisie comme citation du dimanche…
@pap : Ah, désolé, je te présente mes excuses en mon nom et au nom également, je pense, de Thomas, qui doit être dans la même situation que moi : nous savons qui est Barnavi, quel est son travail.
Tu veux le savoir? Il est historien, il est israëlien. Voici une liste non exhaustive de livres qu’il a écrit :
Voilà qui éclaire mieux l’oeuvre (intéressante par ailleurs, m’a-t-on dit). Désolé encore, la prochaine fois on essaiera de mettre les sous-titres pour ceux qui vont moins vite et/ou qui connaissent moins de choses.