Les hommes de l’Etat, pour dépouiller les autres avec des airs arrogants de vertu outragée, ont perverti la charité et la générosité en altruisme collectiviste. Leurs vols, ils les appellent « humanisme », « solidarité » ou « justice sociale ».
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Les hommes de l’Etat, pour dépouiller les autres avec des airs arrogants de vertu outragée, ont perverti la charité et la générosité en altruisme collectiviste. Leurs vols, ils les appellent « humanisme », « solidarité » ou « justice sociale ».
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11 Comments
Superbe !
D’où provient cette citation? Quel article ?
Salut Aequalis, je ne sais plus : va jeter un coup d’oeil sur cette page de liberpedia, et tu trouveras peut-être ton bonheur : Publications originales de Guillaumat en ligne
à bientôt, merci d’être passé !
Ben dis-donc, ils en ont du pouvoir, les hommes d’Etat! Capables de pervertir la charité et la générosité de leurs concitoyens qui seraient si bons sans cette vilaine intervention… Le pays des Bisounours, c’est par ici?
salut Manu, le pays des bisounours, probablement pas. Le blog de quelqu’un qui place une certaine confiance dans la nature humaine, oui. Par ailleurs, si les hommes sont si mauvais pourquoi les hommes d’Etat seraient-ils moins mauvais ?
Je ne considère pas les hommes comme aussi mauvais que tu ne le penses, mais j’évite simplement de trouver des excuses à leur médiocrité, comme tu le fais.
A quelle médiocrité je trouve une excuse ? Je ne comprends pas de quoi tu veux parler.
Je ne cherche d’excuses à personne ; et je ne vois pas le rapport avec la citation.
N’est-il pas lui aussi un bisounours, celui qui, confiant dans l’esprit du socialisme, se persuade que personne n’abusera de cette générosité de l’État dont on répète inlassablement qu’il ne peut faire faillite ? J’en ai connu beaucoup, de ces chantres de l’État-providence qui trompaient le fisc; de ces apôtres de la solidarité qui abusaient de leurs proches; et bien sûr de ces gens assez lucides pour ne pas compter sur la liberté de l’individu, mais assez con en même temps pour croire que l’État, se substituant aux individus, servira à autre chose qu’à blanchir l’argent mal gagné. Les socialistes et étatistes en tout genre aiment reprocher aux libéraux d’être des bisounours, et ils n’ont pas tout à fait tort. Force est de constater pourtant qu’il faut beaucoup de naïveté et d’optimisme pour croire que l’État-maman ne sert qu’à redistribuer…
J’appelle médiocrité ces autres, dont parle François Guillaumat et dont la charité et la générosité ont été perverties en altruisme collectiviste. Je trouve étonnant que l’on attribue à l’État l’absence ou le manque d’altruisme et de charité. C’est simplement humain. Maxime, je ne suis ni chantre d’un quelconque Etat providence, ni même si confiant dans l’esprit du socialisme, mais je suis persuadé qu’un équilibre est nécessaire. On peut appeler cela une régulation étatique, pour éviter les excès, mais certainement pas un Etat tout puissant. Oui, les socialistes peuvent être des raclures, t’es perspicace, dis-donc…
manu, je ne prétendais pas être perspicace, je ne faisais qu’illustrer mon propos. La faiblesse des libéraux, c’est qu’ils veulent donner à leur vision des choses cette perfection idéologique que l’on trouve dans les doctrines socialistes et marxistes. Avec ça, comment ne pas passer pour un bisounours ? Les libéraux les plus philosophes devraient avoir conscience que l’affirmation de la liberté contre la servitude se traduit, au plan strictement intellectuel, par la défiance des systèmes et des équations, autrement dit par le refus de voir l’homme s’éclipser derrière une vision du monde qui penserait à sa place. La notion d’équilibre, dans sa prétendue modération, a quelque chose d’ambigu. On raisonne encore comme si on avait une courbe de l’offre dans la main gauche, un courbe de la demande dans la droite, et qu’il suffisait de les croiser pour obtenir son modèle de société équilibré. La recherche de l’équilibre n’est pas forcément l’équivalent de la mesure, elle peut n’être parfois que l’affirmation toute absolue d’un moyen terme. Cela me fait penser à l’adolescent qui, au lieu d’utiliser le peigne et le sèche-cheveux après la douche, se mettrait partout du gel et, pour l’équilibre, déciderait d’en enlever ou de ne pas en mettre à certains endroits, pour ne pas étouffer son cuir chevelu… Moi je trouve ça très bien les brushings !
J’ai dû me méprendre, je pensais que tu m’assimilais à un bisounours de gauche trompeur de fisc… Je suis étonné par ton aversion pour le mot équilibre auquel tu t’es empressé de coller le mot « prétendue », pourtant je n’y vois ni insulte, ni utopie, l’équilibre est ce qui permet à une boite de fonctionner, à un couple de durer, et c… Mais peut-etre il a t-il une méthode non équilibrée que je ne connais pas… Le coup du gel, j’ai pas compris.
J’ai parlé de la prétendue modération de la notion d’équilibre, et non d’un « prétendu équilibre », car la recherche de l’équilibre, au fond, n’est jamais que l’affirmation absolue d’un moyen terme entre deux alternatives. Un absolu négatif, en somme. Pour ceux qui d’ailleurs contestent les diverses implications dudit équilibre, celui-ci n’a rien de modéré. Le point d’équilibre, c’est toujours « moi », « mon idéologie ». Donc je ne pense pas que la recherche de l’équilibre soit un bon point de départ, ou plutôt j’y vois une superstition. Les systèmes rassurent intellectuellement et apaisent moralement, mais on ne peut rien contre cette évidence qu’une chose n’a rien à voir avec une autre, et qu’un même acte, odieux dans telle situation, sera louable dans telle autre, et cela sans recours d’une quelconque dialectique excusant certains crimes et en condamnant d’autres au nom d’une même loi de l’Histoire. En somme, malgré toutes nos belles construction et l’apparente modération de notre goût pour l’équilibre, nous n’échappons ni à l’Histoire, ni au politique. Il nous faut toujours faire un choix particulier dans une situation particulière, et les mesures prises à cette occasion peuvent être les plus raisonnables tout en étant les moins mesurées; les plus radicales tout en étant les plus modérées; les moins extrémistes tout en étant les plus absolus; etc…