Toutes les citations d’Expression Libre !
A la base de toutes les doctrines totalitaires se trouve la croyance que les gouvernants sont plus sages et d’un esprit plus élevé que leurs sujets, qu’ils savent donc mieux qu’eux ce qui leur est profitable.— Ludwig von Mises
Agir en homme de pensée et penser en homme d’action.— Henri Bergson
Agis comme si la maxime de ton action devait être érigée par ta volonté en loi universelle de la nature.— Emmanuel Kant
Appelons de nos voeux la venue des sceptiques s’ils doivent éteindre le fanatisme.— Raymond Aron
Article IILe but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. — Déclaration des droits de l\’homme et du citoyen de 1789
Assurément, les hommes voudront toujours appartenir aussi à des groupes plus étroits, et ils seront volontaires pour y assumer de plus grandes obligations à l’égard d’amis ou de compagnons librement choisis. Mais de telles obligations morales envers quelques-uns ne peuvent devenir des devoirs obligatoires dans un système de liberté sous la loi, parce que dans un tel système le choix de ceux envers qui un homme souhaite assumer des obligations morales spéciales doit être laissé à sa discrétion et ne peut être dicté par la loi. Un faisceau de règles destiné à une Société Ouverte et applicable, au moins en principe, à n’importe quel individu, doit nécessairement avoir un contenu plus léger que celui qui régit le groupe restreint. [...]Il peut sembler d’abord paradoxal que le progrès de la morale puisse conduire à une réduction des obligations spécifiques à l’égard d’autres personnes : et pourtant, quiconque pense que le principe d’égal traitement pour tous les hommes – qui est probablement la seule chance de paix – est plus important que l’aide spéciale à la souffrance visible, doit souhaiter qu’il en soit ainsi. Cela implique évidemment que nous donnions le pas à notre compréhension raisonnée sur nos instincts hérités. Mais la grande aventure morale dans laquelle l’homme s’est embarqué quand il s’est lancé dans la Grande Société est en péril lorsqu’on demande à l’individu d’appliquer à tous ses semblables humains les règles qui ne conviennent qu’entre les membres du groupe tribal. — Friedrich Hayek
Au bout de ses systèmes et de ses efforts, il semble que le Socialisme, quelque complaisance qu’il ait pour lui-même, ne puisse s’empêcher d’apercevoir le monstre de la Spoliation légale. Mais que fait-il ? Il le déguise habilement à tous les yeux, même aux siens, sous les noms séducteurs de Fraternité, Solidarité, Organisation, Association. Et parce que nous ne demandons pas tant à la Loi, parce que nous n’exigeons d’elle que Justice, il suppose que nous repoussons la fraternité, la solidarité, l’organisation, l’association, et nous jette à la face l’épithète d’individualistes.Qu’il sache donc que ce que nous repoussons, ce n’est pas l’organisation naturelle, mais l’organisation forcée.
Ce n’est pas l’association libre, mais les formes d’association qu’il prétend nous imposer.
Ce n’est pas la fraternité spontanée, mais la fraternité légale.
Ce n’est pas la solidarité providentielle, mais la solidarité artificielle, qui n’est qu’un déplacement injuste de Responsabilité.
Le Socialisme, comme la vieille politique d’où il émane, confond le Gouvernement et la Société. C’est pourquoi, chaque fois que nous ne voulons pas qu’une chose soit faite par le Gouvernement, il en conclut que nous ne voulons pas que cette chose soit faite du tout. Nous repoussons l’instruction par l’État; donc nous ne voulons pas d’instruction. Nous repoussons une religion d’État; donc nous ne voulons pas de religion. Nous repoussons l’égalisation par l’État; donc nous ne voulons pas d’égalité, etc. C’est comme s’il nous accusait de ne vouloir pas que les hommes mangent, parce que nous repoussons la culture du blé par l’État. — Frédéric Bastiat
Au lieu de nous interroger, interrogeons les choses.— Emile Durkheim
Aucun homme ne pense jamais que sur les pensées d’un autre, et cette méthode est visible dans les plus profonds comme dans les plus ambitieux. Les premiers prennent ce qui leur est bon et poussent avant. Les autres rejettent beaucoup et quelquefois tout, par la méthode de réfutation propre aux avocats.— Alain
Aucun homme ne pense jamais que sur les pensées d’un autre, et cette méthode est visible dans les plus profonds comme dans les plus ambitieux. Les premiers prennent ce qui leur est bon et poussent avant. Les autres rejettent beaucoup et quelquefois tout, par la méthode de réfutation propre aux avocats.— Alain
Bonheur : faire ce que l’on veut et vouloir ce que l’on fait.— Françoise Giroud
Car l’angoisse nous contraint à la créativité, et la culpabilité nous invite au respect. Sans angoisses, nous passerions notre vie couchés. Et sans culpabilité, nous resterions soumis à nos pulsions.— Boris Cyrulnik
L’angoisse n’est digne d’éloge que lorsqu’elle est source de création. Elle nous pousse à lutter contre le vertige du vide en le remplissant de représentations. Elle devient source d’élan vers l’autre ou de recherche de contact sécurisant comme lors des étreintes anxieuses. La culpabilité ne nous invite au respect que lorsque la représentation du temps permet d’éprouver les fautes passées, de craindre les fautes à venir, afin de préserver le monde de l’autre et de ne pas lui nuire.
Car le plus sûr moyen d’assassiner une idée, c’est de la vénérer. À force de la répéter, on la transforme en stéréotype, au point que l’on peut la réciter en pensant au dernier match France Angleterre ! Faire vivre une idée, c’est au contraire la débattre, la combattre, chercher à tuer certains éléments qui la composent.— Boris Cyrulnik
Car les habitants des pays pauvres ne sont pas les victimes du capitalisme mondial, ils sont bien au contraire les victimes d’un manque de capitalisme.— Pascal Salin
C’est cela l’amour, tout donner, tout sacrifier sans espoir de retour.— Albert Camus
C’est la force et la liberté qui font les excellents hommes. La faiblesse et l’esclavage n’ont fait jamais que des méchants.— Jean-Jacques Rousseau
C’est peu de prendre les êtres comme ils sont, et il faut toujours en venir là ; mais les vouloir comme ils sont, voilà l’amour vrai.— Alain
C’est une belle chose d’être honnête, mais il est également important d’avoir raison.— Winston Churchill
Ce n’est pas dans les résolutions d’une majorité que nous trouverons une sagesse supérieure. Elles sont plutôt à même d’être inférieures aux résolutions qu’auraient prises les plus intelligents des membres du groupe après avoir écouté tous les avis.— Friedrich Hayek
Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger, que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme.— Adam Smith
Ce n’est pas la source mais la limitation du pouvoir qui l’empêche d’être arbitraire.— Friedrich Hayek
Ce n’est pas l’incrédulité qui est dangereuse dans notre société, c’est la croyance.— George Bernard Shaw
Ce n’est point parce que j’ai réussi que je suis content ; mais c’est parce que j’étais content que j’ai réussi.— Alain
Ce qu’on appelle une raison de vivre est en même temps une excellente raison de mourir.— Albert Camus
Ce que les Français détestent, ce ne sont pas les inégalités, ce sont les inégalités autres que celles qui sont octroyées par l’État.— Jean-François Revel
Ce que les hommes cherchent à personnifier dans le mot pensée, c’est la matière en mouvement.— Edgar Allan Poe
Ce qui compte c’est d’être humain et simple. Non, ce qui compte, c’est d’être vrai et alors tout s’y inscrit, l’humanité et la simplicité. Et quand donc suis-je plus vrai que lorsque je suis le monde ? Je suis comblé avant d’avoir désiré. L’éternité est là et moi je l’espérais. Ce n’est plus d’être heureux que je souhaite maintenant, mais seulement d’être conscient.— Albert Camus
Ce qui est négligé, dans le concept des droits de l’homme, c’est la responsabilité de l’individu vis-à-vis de la société.— Jean-François Revel
Ce qui produit le profit d’un homme dans le cours des affaires dans une société libre de marché, ce n’est pas la misère et la détresse de son concitoyen, mais le fait qu’il allège ou enlève complètement ce qui cause la sensation de gêne de son concitoyen. Ce qui fait souffrir le malade, c’est la peste, pas le médecin qui traite la maladie. Le gain du docteur n’est pas le résultat des épidémies, mais de l’aide qu’il apporte à ceux qui sont affectés.— Ludwig Von Mises
Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire viennent aisément.— Nicolas Boileau
Celui qui tient la femme tient tout, c’est pour cela que l’Eglise veut retenir la femme, et c’est aussi pour cela qu’il faut que la démocratie la lui enlève.— Jules Ferry
Chose remarquable et trop peu remarquée, ce n’est point la pensée qui nous délivre des passions, mais c’est plutôt l’action qui nous délivre.— Alain
Comme il arrive souvent, la nature de notre civilisation a été plus clairement discernée par ses ennemis que par la plupart de ses amis : “l’éternelle maladie occidentale, la révolte de l’individu contre l’espèce” comme disait ce totalitaire du XIXe siècle, Auguste Comte, a bien été la force qui a construit notre civilisation. Ce que le XIXe siècle a ajouté à l’individualisme de la période antérieure a simplement consisté à donner à toutes les classes la conscience de la liberté, à développer systématiquement et sans discontinuer ce qui s’était répandu au hasard et par places, enfin à le faire passer d’Angleterre et de Hollande à la plus grande partie du continent européen.— Friedrich Hayek
Comment peut-on manquer de logique au point de prétendre que des hommes libres risquent d’abuser de leur liberté et de supposer par ailleurs que ces autres hommes chargés de les contrôler ne risquent absolument pas d’abuser de leur propre liberté ? Pourtant, cette dernière ne comporte aucune limite naturelle, puisqu’elle est en fait une liberté sans principe, sans régulation, la liberté de contraindre autrui ! Il est donc absurde — mais aussi immoral — de vouloir confier à quelques personnes la tâche d’imposer aux autres de manière arbitraire des limites à l’exercice de leur liberté. Oui, cela est certain, il n’y a rien de mieux que la concurrence et la liberté d’agir.— Pascal Salin
Critiquer les moeurs des hommes sans attaquer personne nominativement, est-ce vraiment mordre ? N’est-ce pas plutôt instruire et conseiller ?— Erasme
Croire au progrès ne signifie pas qu’un progrès ait déjà eu lieu.— Franz Kafka
Croire, c’est être capable aussi de porter ses doutes.— Romano Guardini
Dans la guerre, le plus fort accable le plus faible. Dans le travail, le plus fort communique de la force au plus faible.— Frédéric Bastiat
Dans le climat terrorisant de la “pensée unique” qui domine notre pays, il faut du courage pour réclamer la suppression du salaire minimum. On a tôt fait d’interpréter cette position comme l’expression du désir de favoriser “les patrons” aux dépens des “travailleurs”. Il s’agit, bien au contraire, de rendre leurs chances en rendant leur Droit à ceux qui, c’est le cas de le dire, sont les moins favorisés. C’est pourquoi je considère que réclamer la suppression du salaire minimum est un devoir moral qui s’impose à tous et je souhaite donc que tous hommes de bonne volonté, de tous horizons, s’engagent dans une campagne pour sa suppression.— Pascal Salin
Dans les pays démocratiques, la science de l’association est la science mère (…). Parmi les lois qui régissent les sociétés humaines, il y en a une qui semble plus précise et plus claire que toutes les autres. Pour que les hommes restent civilisés ou le deviennent, il faut que parmi eux l’art de s’associer se développe et se perfectionne comme dans le même rapport que dans l’égalité des conditions.— Alexis de Tocqueville
Dans les régimes dits « libéraux », le conformisme, si marqué soit-il, est d’une toute autre nature. Il ne renvoie pas à une doctrine officielle appuyée sur un bras séculier ; il est insinuant et diffus. Ce conformisme constitue, lui aussi, une censure ; mais cette censure ne ferme pas les journaux, ne condamne pas les « dissidents » à la prison, à l’exil ou à l’hôpital psychiatrique. Marcuse a parlé à ce propos de « tolérance répressive ».En fait, le conformisme dans les régimes « libéraux », qui ne saurait être confondu avec le conformisme totalitaire, se caractérise par trois traits. Il s’en tient à l’implicite et préfère présenter ses dogmes comme des évidences « scientifiques », comme on le voit par l’exemple des diverses idéologies qui ont cours dans l’ordre pédagogique ou économique. En deuxième lieu, la défense du conformisme n’est pas directement assumée par l’Etat. Les « listes noires », l’étouffement par le silence remplacent le camp de concentration. En troisième lieu, la censure du point de vue cognitif constitue moins un mécanisme de répression qu’un mécanisme d’inhibition. Elle appauvrit le champ des possibles parmi lesquels notre esprit pourrait exercer sa capacité d’élection. Elle ne nous interdit pas telle pensée, elle nous détourne de nous y arrêter. Elle surveille plus qu’elle ne punit. Comme elle n’est pas strictement centralisée, elle procède par addition de biais cumulatifs, qui produisent un consensus sur des « croyances négatives » plutôt que sur des « croyances dogmatiques ». — Raymond Boudon
Dans une société où les inégalités résultent non de la compétition ou du marché, mais de décisions de l’État, le grand art économique consiste à obtenir de la puissance publique qu’elle dévalise à mon profit mon voisin, si possible sans que celui-ci sache à qui va la somme qu’on lui prend.— Jean-François Revel
Démocratie et socialisme n’ont rien en commun sauf un mot, l’égalité. Mais notez la différence : pendant que la démocratie cherche l’égalité dans la liberté, le socialisme cherche l’égalité dans la restriction et la servitude.— Alexis de Tocqueville
Des êtres intelligents peuvent avoir des lois qu’ils ont faites, mais ils en ont aussi qu’ils n’ont pas faites.— Montesquieu
Douter de tout ou tout croire sont deux solutions également commodes, qui l’une et l’autre nous dispensent de réfléchir.— Henri Poincaré
En dernier ressort, la société de concurrence recourt à l’huissier, et l’économie dirigée, au bourreau.— Friedrich Hayek
En terre démocratique, l’esprit islamique se révèle réfractaire à la civilisation du pluralisme que nous avons mis des siècles à construire, une civilisation où la religion est une affaire privée, où aucune religion ne jouit d’un privilège par rapport aux autres, où aucune ne peut exiger l’appui de la force publique en fonction de son dogme et en dehors de ce qui découle du droit commun, une civilisation, enfin, où c’est l’opinion qui tient en échec la violence, et non la violence qui tient en échec l’opinion.— Jean-François Revel
Equilibre est synonyme d’activité.— Jean Piaget
Est-il indispensable d’être cultivé quand il suffit de fermer sa gueule pour briller en société ?— Pierre Desproges
Et cependant, comme ce mot sacré a encore la puissance de faire palpiter les cœurs, on dépouille la Liberté de son prestige en lui arrachant son nom ; et c’est sous le nom de concurrence que la triste victime est conduite à l’autel, aux applaudissements de la foule tendant ses bras aux liens de la servitude.— Frédéric Bastiat
Exogamie et langage ont la même fonction fondamentale : la communication avec autrui et l’intégration du groupe.— Claude Lévi-Strauss
Il est évident que la Concurrence, c’est la liberté. Détruire la liberté d’agir, c’est détruire la possibilité et par suite la faculté de choisir, de juger, de comparer; c’est tuer l’intelligence, c’est tuer la pensée, c’est tuer l’homme. De quelque coté qu’ils partent, voilà où aboutissent toujours les réformateurs modernes; pour amélio¬rer la société, ils commencent par anéantir l’individu, sous prétexte que tous les maux en viennent, comme si tous les biens n’en venaient pas aussi.— Frédéric Bastiat
Il est indispensable d’espérer pour entreprendre.— Yvon Gattaz
Il est maintenant nécessaire de distinguer nettement entre deux problèmes entièrement différents que la demande de “justice sociale” soulève dans un ordre de marché.Le premier est : dans un ordre économique basé sur le marché, le concept de “justice sociale” a-t-il un sens, un quelconque contenu ?
Le second est : est-il possible de maintenir un ordre de marché tout en lui imposant (au nom de la “justice sociale” ou sous tout autre prétexte) un modèle de rémunération fondé sur l’estimation des performances ou des besoins des différents individus ou groupes par une autorité ayant pouvoir de le rendre obligatoire ?
La réponse aux deux questions est nettement non. — Friedrich Hayek
Il est temps de faire apparaître les véritables responsabilités. Ce n’est pas l’économie de marché, ni le Capitalisme qu’il faut rendre responsables des malheurs des années 1930; mais le monde de la politique, les bureaucrates, et tous ces économistes soi disant éclairés qui n’ont jamais compris que la gravité des cycles économiques est moins liée à la logique des affaires elles-mêmes qu’à la multiplication par les pouvoirs publics des entraves au fonctionnement des mécanismes économiques de régulation. Il est vrai que les fluctuations conjoncturelles font partie intégrante des mécanismes de l’économie de marché. Mais ces fluctuations ne se seraient jamais transformées en dépression si l’Etat ne s’en était pas mêlé. Il en fut ainsi en 1929, comme il en avait été lors des dépressions précédentes de 1837, 1873 ou de 1892: un examen attentif des événements qui précédèrent ces accidents montre que, contrairement à la légende, ceux-ci n’ont jamais été le fruit d’un quelconque «laissez-faire», mais bien au contraire la conséquence d’attitudes irresponsables de la part des pouvoirs publics utilisant l’action économique et monétaire à des fins spécifiques.— Murray Rothbard
Il faut avoir femmes, enfants, biens, et surtout de la santé, si l’on peut; mais non pas s’y attacher en manière que notre bonheur en dépende. Il faut se réserver une arrière-boutique toute nôtre, toute franche, en laquelle nous établissions notre vraie liberté et principale retraite et solitude.— Montaigne
Il faut imaginer Sisyphe heureux.— Albert Camus
Il faut juger à froid et agir à chaud. Mais rien de plus rare à obtenir des circonstances et de soi.— Paul Valéry
Il faut réapprendre le goût amer du conflit pour la défense des valeurs qui définissent ce que nous sommes et ce que nous voulons être.— Elie Barnavi
Il m’arrive de me demander si deux erreurs qui se combattent ne sont pas plus fécondes qu’une vérité qui régnât sans conteste.— Jean Rostand
Il m’est tout à fait impossible de séparer le mot fraternité du mot volontaire. Il m’est tout à fait impossible de concevoir la Fraternité légalement forcée, sans que la Liberté soit légalement détruite, et la Justice légalement foulée aux pieds.— Frédéric Bastiat
Il n’est pas difficile d’être malheureux ; ce qui est difficile c’est d’être heureux. Ce n’est pas une raison pour ne pas essayer ; au contraire : le proverbe dit que toutes les belles choses sont difficiles.— Alain
Il n’est pas nécessaire d’avoir un diplôme universitaire pour être un sceptique, comme le montre bien le fait que tant de personnes peuvent acheter une voiture usagée sans se faire rouler. L’idéal que vise la démocratisation du scepticisme est au fond celui-ci: chacun devrait posséder des outils de base qui permettent d’évaluer rigoureusement et constructivement des propositions qui se donnent comme vraies.— Carl Sagan
Il n’est pas possible de se faire élire sur un programme et de l’appliquer. Car le choix est simple : ou l’élu trompe ses électeurs, ou il trompe l’intérêt du pays.— Charles De Gaulle
Il n’y a d’amour généreux que celui qui se sait en même temps passager et singulier.— Albert Camus
Il n’y a pas d’évolution sans liberté d’essayer.— François Dalle
Il n’y a pas d’espoir sans crainte ni de crainte sans espoir.— Baruch Spinoza
Il n’y a pas de simplicité véritable. Il n’y a que des simplifications.— Léon-Paul Fargue
Il n’y a qu’une route vers le bonheur c’est de renoncer aux choses qui ne dépendent pas de notre volonté.— Epictète
Il n’y a qu’une seule et même raison pour tous les hommes ; ils ne deviennent étrangers et impénétrables les uns aux autres que lorsqu’ils s’en écartent.— Simone Weil
Il n’y a rien dans les principes du libéralisme qui permette d’en faire un dogme immuable ; il n’y a pas de règles stables, fixées une fois pour toutes. Il y a un principe fondamental : à savoir que dans la conduite de nos affaires nous devons faire le plus grand usage possible des forces sociales spontanées, et recourir le moins possible à la coercition.— Friedrich Hayek
Il n’y a rien de plus pratique qu’une bonne théorie.— Henri Poincaré
Il vient toujours un temps où il faut choisir entre la contemplation et l’action. Cela s’appelle devenir un homme.— Albert Camus
Il y a quelques rencontres dans la vie où la vérité et la simplicité sont le meilleur manège du monde.— Jean de La Bruyère
Il y a toutes les différences du monde entre traiter les gens de façon égale et tenter de les rendre égaux. Si le premier est la condition d’une société libre, le second n’est qu’une forme de servitude.— Hayek
Il y a trop de grands hommes dans le monde; il y a trop de législateurs, organisateurs, instituteurs de sociétés, conducteurs de peuples, pères des nations, etc. Trop de gens se placent au dessus de l’humanité pour la régenter, trop de gens font métier de s’occuper d’elle.— Frédéric Bastiat
J’ai compris aussi ce que bien d’autres avaient découvert avant moi, que l’on naît, que l’on vit, et que l’on meurt seul au monde, enfermé dans sa structure biologique qui n’a qu’une seule raison d’être, celle de se conserver. Mais j’ai découvert aussi que, chose étrange, la mémoire et l’apprentissage faisaient pénétrer les autres dans cette structure, et qu’au niveau de l’organisation du moi, elle n’était plus qu’eux. J’ai compris enfin que la source profonde de l’angoisse existentielle, occultée par la vie quotidienne et les relations interindividuelles dans une société de production, c’était cette solitude de notre structure biologique enfermant en elle-même l’ensemble, anonyme le plus souvent, des expériences que nous avons retenues des autres. Angoisse de ne pas comprendre ce que nous sommes et ce qu’ils sont, prisonniers enchaînés au même monde de l’incohérence et de la mort.— Henri Laborit
J’ai peur de l’homme d’un seul livre.— Thomas D’Aquin
J’ai remarqué que tout ce qui arrive d’important à n’importe qui était imprévu et imprévisible.— Alain
J’ai toujours vigoureusement défendu le droit de chaque homme à sa propre opinion, aussi différente qu’elle puisse être de la mienne. Celui qui refuse à un autre ce droit se rend lui-même esclave de son opinion présente, car il se prive du droit d’en changer… L’infidélité ne consiste pas à croire ou à ne pas croire, mais à affirmer croire ce que l’on ne croit pas. Il est impossible d’évaluer les dégâts moraux que le mensonge à soi-même provoque dans une société.— Thomas Paine
J’aurais voulu être espion, mais il fallait avaler des microfilms et mon médecin me l’a interdit.— Woody Allen
J’écris autrement que je ne parle, je parle autrement que je ne pense, je pense autrement que je ne devrais penser, et ainsi jusqu’au plus profond de l’obscurité.— Franz Kafka
Je comprends alors pourquoi les doctrines qui m’expliquent tout m’affaiblissent en même temps. Elles me déchargent du poids de ma propre vie et il faut bien pourtant que je le porte seul.— Albert Camus
Je comprends que toute mon horreur de mourir tient dans ma jalousie de vivre. Je suis jaloux de ceux qui vivront et pour qui fleurs et désirs de femme auront tout leur sens de chair et de sang. Je suis envieux, parce que j’aime trop la vie pour ne pas être égoïste.— Albert Camus
Je m’insurge contre l’abus de langage par lequel, de plus en plus, on en vient à confondre le racisme et des attitudes normales, légitimes même, en tout cas inévitables. Le racisme est une doctrine qui prétend voir dans les caractères intellectuels et moraux attribués à un ensemble d’individus l’effet nécessaire d’un commun patrimoine génétique. On ne saurait ranger sous la même rubrique, ou imputer automatiquement au même préjugé l’attitude d’individus ou de groupes que leur fidélité à certaines valeurs rend partiellement ou totalement insensibles à d’autres valeurs. Il n’est nullement coupable de placer une manière de vivre et de la penser au-dessus de toutes les autres et d’éprouver peu d’attirance envers tels ou tels dont le genre de vie, respectable en lui-même, s’éloigne par trop de celui auquel on est traditionnellement attaché. Cette incommunicabilité relative peut même représenter le prix à payer pour que les systèmes de valeurs de chaque famille spirituelle ou de chaque communauté se conservent, et trouvent dans leur propre fonds les ressources nécessaires à leur renouvellement.Si comme je l’ai écrit ailleurs, il existe entre les sociétés humaines un certain optimum de diversité au-delà duquel elles ne sauraient aller, mais en dessous duquel elles ne peuvent non plus descendre sans danger, on doit reconnaître que cette diversité résulte pour une grande part du désir de chaque culture de s’opposer à celles qui l’environnent, de se distinguer d’elles, en un mot d’être soi : elles ne s’ignorent pas, s’empruntent à l’occasion, mais pour ne pas périr, il faut que, sous d’autres rapports persiste entre elles une certaine imperméabilité. — Claude Lévi-Strauss
Je ne connais qu’un seul devoir : celui d’aimer.— Albert Camus
Je ne sais comment concevoir le bien, si j’écarte les plaisirs du goût, les plaisirs de l’amour, les plaisirs de l’ouïe, et les émotions agréables que cause à la vue une belle forme.— Epicure
Je suis effondré ! Je viens d’apprendre que mon psychanalyste était mort depuis deux ans : je ne m’en étais pas rendu compte !— Woody Allen
Je veux que la mort me trouve plantant mes choux, mais nonchalant d’elle, et encore plus de mon jardin imparfait.— Michel Eyquem de Montaigne
La clinique des lobotomies nous conduit à un douloureux paradoxe de la condition humaine : sans angoisse et sans souffrance, l’existence perdrait son goût. Ceux qui prétendent organiser une culture sécuritaire qui détruirait l’angoisse et nous offrirait des distractions incessantes pour lutter contre l’ennui nous proposent-ils autre chose qu’une lobotomie culturelle ?— Boris Cyrulnik
La concurrence prévaut sur un marché dans la mesure où tous les producteurs sont libres de proposer leurs produits et où, par ailleurs, tous les consommateurs sont libres de les acheter (ou de les refuser). Accepter la concurrence, c’est donc accepter la liberté d’agir ; limiter la concurrence, c’est limiter la liberté. C’est la raison pour laquelle, je pense que, par principe, “la concurrence est toujours bonne” : elle consiste, pour chacun, à exercer sa liberté dans le respect de la liberté d’autrui.— Pascal Salin
La crainte de mourir est une pensée d’oisif, aussitôt effacée par une action pressante, si dangereuse qu’elle soit. Une bataille est sans doute une des circonstances où l’on pense le moins à la mort. D’où ce paradoxe : mieux on remplit sa vie, moins on craint de la perdre.— Alain
La crainte de mourir est une pensée d’oisif, aussitôt effacée par une action pressante, si dangereuse qu’elle soit. Une bataille est sans doute une des circonstances où l’on pense le moins à la mort. D’où ce paradoxe : mieux on remplit sa vie, moins on craint de la perdre.— Alain
La démocratie incline à méconnaître, voire à nier les menaces dont elle est l’objet, tant elle répugne à prendre les mesures propres à y répliquer.— Jean-François Revel
La démocratie, ce n’est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité.— Albert Camus
La dimension de l’Etat, dans la plupart des pays et à notre époque, est donc très supérieure à ce qu’elle devrait être. C’est bien la preuve que les systèmes institutionnels existants ne permettent pas de déterminer de manière correcte les limites de l’action étatique (par exemple la Défense nationale, une partie de la sécurité intérieure et de la justice, certains moyens de communication ?) ; même si la contrainte est nécessaire pour la fourniture de \ »biens publics\ », la possibilité ainsi donnée aux hommes de l’Etat d’y avoir recours et même de disposer du monopole de la contrainte leur permet d’étendre leurs activités bien au-delà de la fourniture de \ »biens publics\ ». Les institutions démocratiques habituelles ne suffisent pas à enrayer cette extension. Rechercher les moyens de limiter l’Etat, tel est donc bien le problème essentiel que pose l’organisation sociale à notre époque.— Pascal Salin
La liberté ce n’est pas pouvoir ce que l’on veut, c’est vouloir ce que l’on peut.— Jean-Paul Sartre
La liberté du commerce, les libres relations des peuples, la libre circulation des choses, des hommes et des idées, la libre disposition pour chacun du fruit de son travail, l’égalité de tous devant la loi, l’extinction des animosités nationales, la paix des nations assurée par leur mutuelle solidarité, toutes les réformes financières rendues possibles et faciles par la paix, les affaires humaines arrachées aux dangereuses mains de la diplomatie, la fusion des idées et par conséquent l’ascendant progressif de l’idée démocratique, voilà ce qui passionnera notre patrie, voilà ce qui est compris dans ce mot: Libre-Échange; et il ne faut point être surpris si son apparition excite tant de clameurs. Ce fut le sort du libre examen et de toutes les autres libertés dont il tire sa populaire origine.— Frédéric Bastiat
La liberté, ce n’est pas la liberté de faire n’importe quoi, c’est le refus de faire ce qui est nuisible.— Alexandre Minkowski
La Loi, c’est la force commune organisée pour faire obstacle à l’Injustice.— Frédéric Bastiat
La lutte contre toutes les formes de discrimination participe de ce même mouvement qui entraîne l’humanité vers une civilisation mondiale, destructrice de ces vieux particularismes auxquels revient l’honneur d’avoir créé les valeurs esthétiques et spirituelles qui donnent son prix à la vie.— Claude Lévi-Strauss
La personnalité créatrice doit penser et juger par elle-même car le progrès moral de la société dépend exclusivement de son indépendance.— Albert Einstein
La philosophie est une lutte contre la manière dont le langage ensorcelle notre intelligence.— Ludwig Wittgenstein
La plus grande injustice est de traiter également les choses inégales.— Aristote
La prédilection du libéralisme pour la paix n’est pas un sport de bienfaisance qui s’accommode fort bien de toute sorte de convictions. Elle répond à l’ensemble de sa théorie sociale où elle s’insère harmonieusement. [...] Le pacifisme libéral est un produit logique de la philosophie sociale du libéralisme. Lorsqu’il entend protéger la propriété et rejeter la guerre, ce sont là deux expressions d’un même principe.— Ludwig Von Mises
La prudence ne prévient pas tous les malheurs, mais le défaut de prudence ne manque jamais de les attirer.— Proverbe espagnol
La réflexion logique et la vie réelle ne sont pas deux sphères séparées. La logique est pour l’homme le seul moyen pour maîtriser les problèmes de la réalité.— Ludwig Von Mises
La relation d’échange est la relation sociale fondamentale. L’échange interpersonnel des biens et des services tisse le lien qui unit les hommes dans la société. La formule sociétale est : do ut des (je te donne afin que tu me donnes).— Ludwig Von Mises
La seule chose absolue dans un monde comme le nôtre, c’est l’humour.— Albert Einstein
La simplicité est en définitive très difficile à atteindre. Elle repose sur l’attention, la pensée, le savoir et la patience.— John Pawson
La simplicité n’a pas besoin d’être simple, mais du complexe resserré et synthétisé.— Alfred Jarry
La tempérance est un arbre qui a pour racine le contentement de peu, et pour fruits le calme et la paix.— Ferdinant Denis
La tendance la plus profonde de toute activité humaine est la marche vers l’équilibre.— Jean Piaget
La tolérance n’est point d’indifférence, elle n’est point de s’abstenir d’exprimer sa pensée pour éviter de contredire autrui, elle est le scrupule moral qui se refuse à l’usage de toute autre arme que l’expression de la pensée.— Jean-François Revel
La véritable forme du sentiment, ce n’est pas la conscience qu’on en a, mais l’action qu’on en tire.— Ramon Fernandez
La vérité existe. On n’invente que le mensonge.— Georges Braque
La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.— Albert Einstein
La vie, la liberté et la propriété n’existent pas parce que les hommes ont fait des lois. Au contraire c’est parce que la vie, la liberté et la propriété existaient que l’homme a pu ensuite faire des lois.— Frédéric Bastiat
La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, beaucoup de gens sont brillants jusqu’à ce qu’ils ouvrent leur gueule.— Georges Brassens
La vraie vertu morale c’est d’abord la responsabilité de soi. Qui ne voit à quel point la société marcherait mieux si les gens se sentaient responsables d’eux-mêmes! La véritable morale consiste à supporter soi-même les conséquences de ses actes, et à ne pas imposer aux autres de porter le fardeau de ses inconséquences. Au fond, seul celui qui est responsable de soi est vraiment solidaire des autres.— Alain Laurent
Laissez faire ne signifie pas : laissez agir des forces mécaniques sans âme. Il signifie : permettez à chaque individu de choisir comment il veut coopérer dans la division sociale du travail ; permettez aux consommateurs de déterminer ce que les entrepreneurs doivent produire.— Ludwig Von Mises
L’absurde naît de cette confrontation entre l’appel humain et le silence déraisonnable du monde.— Albert Camus
L’art de vivre pleinement ne consiste pas tant à compliquer les choses simples qu’à simplifier celles qui ne le sont pas.— François Hertel
L’autonomie de la volonté est le principe unique de toutes les lois morales et des devoirs qui y sont conformes.— Emmanuel Kant
L’avantage des médecins, c’est que lorsqu’ils font des erreurs, ils les enterrent très vite ensuite…— Alphonse Allais
L’économie de marché, fondée sur la liberté d’entreprendre et le capitalisme démocratique, un capitalisme privé, dissocié du pouvoir politique mais associé à l’état de droit, cette économie-là seule peut se réclamer du libéralisme. Et c’est celle qui est en train de se mettre en place dans le monde, souvent à l’insu même des hommes qui la consolident et l’élargissent chaque jour. Ce n’est pas que ce soit la meilleure ni la pire. C’est qu’il n’y en a pas d’autre – sinon dans l’imagination.— Jean-François Revel
L’économie ne doit pas être reléguée dans les salles de classe et les bureaux de statistique, et ne doit pas être abandonnée aux cercles ésotériques. C’est la philosophie de l’action et de la vie humaine, et elle concerne tout et tout le monde. C’est le nerf de la civilisation et de l’existence humaine de l’homme.— Ludwig Von Mises
L’égalité devant la loi conduit à la revendication que tous les hommes prennent une part égale à la détermination de la loi. Tel est le point de rencontre entre le libéralisme traditionnel et le mouvement démocratique. Cependant, ils n’en ont pas moins une autre préoccupation essentielle. Le libéralisme (dans le sens que ce mot avait en Europe au siècle dernier) se soucie surtout de limiter le pouvoir de contrainte que possède n’importe quel gouvernement, qu’il soit démocrate ou non, cependant que le démocrate dogmatique ne connaît qu’une seule limite au gouvernement, l’opinion courante de la majorité. La différence entre ces deux idéaux apparaît en toute clarté si nous désignons le terme auquel chacun s’oppose : la démocratie s’oppose au gouvernement autoritaire ; le libéralisme au totalitarisme. Aucun des deux systèmes n’exclut nécessairement le contraire de l’autre : une démocratie peut détenir des pouvoirs totalitaires et il est concevable qu’un gouvernement autoritaire agisse selon des principes libéraux.— Friedrich Hayek
L’enthousiasme est à la base de tout progrès.— Henry Ford
L’erreur est humaine. Persévérer est diabolique.— Proverbe Latin
L’histoire universelle est le progrès dans la conscience de la liberté.— Friedrich Hegel
L’homme devient un être social non pas en sacrifiant ses propres intérêts à un Moloch mythique appelé Société, mais en cherchant à améliorer son propre bien-être.— Ludwig Von Mises
L’homme devrait mettre autant d’ardeur à simplifier sa vie qu’il en met à la compliquer.— Henri Bergson
L’homme n’a qu’un seul instrument pour lutter contre l’erreur : la raison.— Ludwig Von Mises
L’homme n’est heureux que de vouloir et d’inventer.— Alain
L’homme porte en lui-même la justification principale de la propriété.— John Locke
L’homme raisonnable s’adapte au monde. Celui qui est déraisonnable persiste à vouloir adapter le monde à lui-même. Aussi tout progrès dépend de l’homme déraisonnable.— George Bernard Shaw
L’homme se forme par la peine ; ses vrais plaisirs, il doit les gagner, il doit les mériter. Il doit donner avant de recevoir. C’est la loi.— Alain
L’individu rationnel et raisonnable des Lumières affirme sa souveraineté dans l’exercice du pouvoir de libre examen et la proclamation du droit de disposer « civilement » de soi, ce qui le rend propriétaire de sa personne. Il lui revient naturellement et en toute liberté de consentir ou non aux contraintes de l’entrée en société : une société dont il ne dépend pas et à laquelle il ne doit initialement rien pour autant qu’il n’en provient pas mais au contraire la compose littéralement avec le concours d’autres hommes ; une société essentiellement conçue comme une collection, ou mieux, une association contractuelle d’individus égaux en leur qualité de citoyens-sociétaires, voire propriétaire ; une société, enfin dont la finalité ne réside que dans la garantie des droits de ses membres en matière de sûreté, de dignité et de propriété. Le lien social s’établissant à partir de la concorde spontanée et raisonnée des intérêts individuels, cet individualisme optimiste et confiant en la nature humaine ignore résolument la nécessité d’un pouvoir politique contraignant.— Alain Laurent
L’individu rationnel et raisonnable des Lumières affirme sa souveraineté dans l’exercice du pouvoir de libre examen et la proclamation du droit de disposer “civilement” de soi, ce qui le rend propriétaire de sa personne. Il lui revient naturellement et en toute liberté de consentir ou non aux contraintes de l’entrée en société : une société dont il ne dépend pas et à laquelle il ne doit initialement rien pour autant qu’il n’en provient pas mais au contraire la compose littéralement avec le concours d’autres hommes ; une société essentiellement conçue comme une collection, ou mieux, une association contractuelle d’individus égaux en leur qualité de citoyens-sociétaires, voire propriétaire ; une société, enfin dont la finalité ne réside que dans la garantie des droits de ses membres en matière de sûreté, de dignité et de propriété. Le lien social s’établissant à partir de la concorde spontanée et raisonnée des intérêts individuels, cet individualisme optimiste et confiant en la nature humaine ignore résolument la nécessité d’un pouvoir politique contraignant.— Alain Laurent
L’injustice ne se trouve jamais dans les droits inégaux, elle se trouve dans la prétention à des droits égaux.— Friedrich Nietzsche
L’intérêt particulier abandonné à lui-même produira plus sûrement le bien général que les opérations du gouvernement, toujours fautives et nécessairement dirigées par une théorie vague et incertaine.— Turgot
L’optimiste est celui qui sait à quel point le monde peut être triste. Le pessimiste, celui qui le découvre tous les jours.— Peter Ustinov
L’univers est une énorme injustice. Le bonheur a toujours été une injustice.— Jules Romains
L’utopie appuyée par l’idéologie n’est astreinte à aucune obligation de résultats. Sa seule fonction est de permettre à ses adeptes de condamner ce qui existe au nom de ce qui n’existe pas.— Jean-François Revel
Le bonheur est une récompense qui vient à ceux qui ne l’ont pas cherché.— Alain
Le bonheur n’est pas un but qu’on poursuit âprement, c’est une fleur que l’on cueille sur la route du devoir.— John Stuart Mill
Le commerce guérit des préjugés destructeurs ; et c’est presque une règle générale, que partout où il a des moeurs douces, il y a du commerce; et que partout où il y a du commerce, il y a des moeurs douces. […]— Montesquieu
L’effet naturel du commerce est de porter à la paix. Deux nations qui négocient ensemble se rendent réciproquement dépendantes : si l’une a intérêt à acheter, l’autre a intérêt à vendre, et toutes les unions sont fondées sur des besoins naturels.
Le contrat social ne doit lier que des individus qui le concluent unanimement entre eux. Ils s’unissent alors en société pour leur conservation, leur sûreté mutuelle, la tranquillité de leur vie, pour jouir paisiblement de ce qui leur appartient en propre, et être mieux à l’abri des insultes de ceux qui voudraient leur nuire et leur faire du mal. Chaque particulier convenant avec les autres de faire un corps politique, sous un certain gouvernement, s’oblige envers chaque membre de cette société de se soumettre à ce qui aura été déterminé par le plus grand nombre et d’y consentir, les autres demeurant selon leur volonté dans l’état de nature par rapport aux premiers. Dans l’état de nature, chaque individu a droit de faire exécuter les lois de la nature et de punir les coupables qui les ont violées.Cette liberté par laquelle l’on n’est point assujetti à un pouvoir absolu et arbitraire est si nécessaire, et est unie si étroitement avec la conservation de l’homme, qu’elle n’en peut être séparée que par ce qui détruit en même temps sa conservation et sa vie. Or, un homme n’ayant point de pouvoir sur sa propre vie ne peut, par aucun traité, ni par son propre consentement, se rendre esclave de qui que ce soit, ni se soumettre au pouvoir absolu et arbitraire d’un autre, qui lui ôte la vie quand il lui plaira.
La liberté individuelle s’exerce même dans le droit dont dispose chaque individu de choisir sa société. Ceux qui veulent nous persuader que ceux qui sont nés sous un gouvernement y sont naturellement sujets et n’ont plus de droit et de prétention à la liberté de l’état de nature, ne produisent d’autres raisons que celle-ci, savoir que nos pères ayant renoncé à leur liberté naturelle, et s’étant soumis à un gouvernement, se sont mis et ont mis leurs descendants dans l’obligation d’être perpétuellement sujets à ce gouvernement-là. Mais nul ne peut, par aucune convention, lier ses enfants ou sa postérité. Hors d’un contrat donnant-donnant, aucun acte du père ne peut plus ravir au fils la liberté qu’aucun acte d’aucun autre homme peut faire. — John Locke
Le coup du lapin ça doit être terrible chez la girafe.— Philippe Geluck
Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire.— Jean Jaurès
Le développement variable de cette aptitude à se représenter le monde des autres peut donner deux stratégies de la connaissance. Ceux qui aiment découvrir dans chaque homme un continent mental nouveau et adoptent une attitude individualiste. Et ceux qui, au contraire, préfèrent une attitude holistique pensent qu’il n’y a qu’une seule manière d’être humain et qu’une seule théorie pour la représenter. Les individualistes, curieux de la différence entre les hommes, sont amusés par les diverses théories qui pourraient les expliquer. Ils sont accusés de cafouillis intellectuel. Alors que les holistes, rigoureux, consacrent leurs efforts à renforcer une théorie de plus en plus cohérente et de plus en plus difficile à déstabiliser, même quand elle finit par ne plus être adéquate au réel. Les individualistes explorateurs de théories et de situations humaines, sont difficiles à suivre car ils sont imprévisibles. Alors que les holistes, renforçateurs d’une seule conception du monde, deviennent inébranlables et parfaitement prévisibles.— Boris Cyrulnik
Le développement variable de cette aptitude à se représenter le monde des autres peut donner deux stratégies de la connaissance. Ceux qui aiment découvrir dans chaque homme un continent mental nouveau et adoptent une attitude individualiste. Et ceux qui, au contraire, préfèrent une attitude holistique pensent qu’il n’y a qu’une seule manière d’être humain et qu’une seule théorie pour la représenter. Les individualistes, curieux de la différence entre les hommes, sont amusés par les diverses théories qui pourraient les expliquer. Ils sont accusés de cafouillis intellectuel. Alors que les holistes, rigoureux, consacrent leurs efforts à renforcer une théorie de plus en plus cohérente et de plus en plus difficile à déstabiliser, même quand elle finit par ne plus être adéquate au réel. Les individualistes explorateurs de théories et de situations humaines, sont difficiles à suivre car ils sont imprévisibles. Alors que les holistes, renforçateurs d’une seule conception du monde, deviennent inébranlables et parfaitement prévisibles.— Boris Cyrulnik
Le doute est le sel de l’esprit. Sans la pointe de doute, toutes les connaissances sont bientôt pourries.— Alain
Le doute n’est pas au-dessous du savoir, mais au-dessus.— Alain
Le droit est l’ensemble des conditions qui permettent à la liberté de chacun de s’accorder à la liberté de tous.— Emmanuel Kant
Le gouvernement n’est pas la solution, il est le problème.— Ronald Reagan
Le grand problème est de savoir si cette nouvelle exigence d’égalité n’est pas en conflit avec l’égalité des règles de juste conduite que le gouvernement est tenu d’imposer à tous dans une société libre. Il y a évidemment une grande différence entre un pouvoir à qui l’on demande de placer les citoyens dans des situations matérielles égales (ou moins inégales) et un pouvoir qui traite tous les citoyens selon les mêmes règles dans toutes les activités qu’il assume par ailleurs. Il peut en vérité surgir un conflit aigu entre ces deux objectifs. Comme les gens diffèrent les uns des autres en de nombreux attributs que le gouvernement ne peut modifier, celui-ci serait obligé de traiter chacun fort différemment des autres pour que tous obtiennent la même situation matérielle. Il est incontestable que pour assurer une même position concrète à des individus extrêmement dissemblables par la vigueur, l’intelligence, le talent, le savoir et la persévérance, tout autant que par leur milieu physique et social, le pouvoir devrait forcément les traiter de façon très dissemblable pour compenser les désavantages et les manques auxquels il ne peut rien changer directement. Et d’autre part, la stricte égalité des prestations qu’un gouvernement pourrait fournir à tous dans cet ordre d’idées conduirait manifestement à l’inégalité des situations matérielles résultantes.— Friedrich Hayek
Le libéralisme est rationaliste. Il soutient qu’il est possible de convaincre l’immense majorité que la coopération paisible dans le cadre de la société sert mieux leurs intérêts justement compris que des batailles mutuelles et la désintégration sociale. Il a pleine confiance dans la raison de l’homme. Il se peut que cet optimisme ne soit pas fondé et que les libéraux se trompent. Mais alors il ne reste plus aucun espoir pour l’avenir de l’humanité.— Ludwig Von Mises
Le mensonge idéologique consiste (dans les pays developpés) a poursuivre les vieilles diatribes contre le capitalisme, tout en sachant que l’on n’a rien pour le remplacer.— Jean-François Revel
Le nazisme et le communisme ont pour trait commun de viser à une métamorphose, à une rédemption “totales” de la société, voire de l’humanité. Ils se sentent, de ce fait, le droit d’anéantir tous les groupes raciaux ou sociaux qui sont censés faire obstacle, fût-ce involontairement et inconsciemment — en jargon marxiste “objectivement” — à cette entreprise sacrée de salut collectif.— Jean-François Revel
Le nazisme et le communisme ont pour trait commun de viser à une métamorphose, à une rédemption \ »totales\ » de la société, voire de l’humanité. Ils se sentent, de ce fait, le droit d’anéantir tous les groupes raciaux ou sociaux qui sont censés faire obstacle, fût-ce involontairement et inconsciemment — en jargon marxiste \ »objectivement\ » — à cette entreprise sacrée de salut collectif.— Jean-François Revel
Le néolibéralisme est en premier lieu une théorie des pratiques économiques et politiques qui dit que le bien-être des humains progressera le mieux en rendant possible l’exercice de la liberté individuelle d’entreprendre, de créer, dans un cadre institutionnel caractérisé par des droits de propriété privée forts, le libre-échange et le marché libre. Le rôle de l’Etat est de créer et préserver un cadre institutionnel approprié à de telles pratiques.— Thorsen & Lie
Le patriotisme, c’est aimer son pays. Le nationalisme, c’est détester celui des autres.— Charles De Gaulle
Le pessimisme de la connaissance n’empèche pas l’optimisme de la volonté.— Antonio Gramsci
Le pessimisme est d’humeur ; l’optimisme est de volonté.— Alain
Le plaisir de lire une oeuvre au piano n’est nullement sensible dans les premières leçons ; il faut savoir s’ennuyer d’abord. C’est pourquoi vous ne pouvez faire goûter à l’enfant les sciences et les arts comme on goûte les fruits confits. L’homme se forme par la peine ; ses vrais plaisirs, il doit les gagner, il doit les mériter. Il doit donner avant de recevoir. C’est la loi.— Alain
Le plus grand secret pour le bonheur, c’est d’être bien avec soi.— Bernard Fontenelle
Le plus grand soin d’un bon gouvernement devrait être d’habituer peu à peu les peuples à se passer de lui.— Alexis de Tocqueville
Le premier des droits de l’homme c’est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail.— Jean Jaurès
Le problème en ce bas monde est que les imbéciles sont sûrs d’eux et prétentieux, alors que les gens intelligents sont emplis de doute.— Bertrand Russell
Le progrès en art n’existe pas. Il y a de grands artistes dans tous les siècles, et dans tous les pays, il y a des développements de style, mais il n’y a pas de progrès.— Pierre Rosenberg
Le progrès et la catastrophe sont l’avers et le revers d’une même médaille.— Hannah Arendt
Le progrès n’a aucun caractère inéluctable, rien ne garantit des lendemains meilleurs.— Karl Popper
Le progrès social commence toujours par l’indépendance des fesses.— Albert Cossery
Le racisme est la forme la plus abjecte et la plus brutalement primitive du collectivisme. C’est le fait d’accorder une importance morale, sociale ou politique à une lignée génétique à laquelle l’homme appartient, et de croire que ses traits intellectuels et caractérologiques sont héréditaires (…). Le racisme prétend que le contenu de l’esprit d’un homme est héréditaire, que les convictions, les valeurs et le caractère d’un homme sont déterminés avant sa naissance, par des facteurs physiques au-delà de son contrôle (…). Le racisme est la doctrine des brutes, conçue par et pour elles. C’est une version du collectivisme pour éleveur de bétail capable de différencier diverses races d’animaux, mais pas les animaux des hommes.— Ayn Rand
Le sage vit dans la conscience des difficultés et n’en souffre pas.— Lao Tseu
Le savant n’est pas l’homme qui fournit de vraies réponses ; c’est celui qui pose les vraies questions.— Claude Levi-Strauss
Le secret du bonheur est la liberté. Le secret de la liberté est le courage.— Périclès
Le sujet de l’économie, ce n’est pas les biens et les services, c’est les actions des hommes vivants. Son but n’est pas de s’étendre sur des constructions ima¬gi¬naires telles que l’équilibre. Ces constructions ne sont que des outils de raisonnement. La seule tâche de l’économie, c’est d’analyser les actions des hommes, d’analyser des processus.— Ludwig Von Mises
Le temps mûrit toute choses ; par le temps toutes choses viennent en évidence ; le temps est père de la vérité.— François Rabelais
Le temps passe. Et chaque fois qu’il y a du temps qui passe, il y a quelque chose qui s’efface.— Jules Romain
Le travail a des exigences étonnantes, et que l’on ne comprend jamais assez. Il ne souffre point que l’esprit considère des fins lointaines ; il veut toute l’attention. Le faucheur ne regarde pas au bout du champ.— Alain
Le travail éloigne de nous trois grands maux : le besoin, le vice, l’ennui.— Voltaire
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses. La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère.— Winston Churchill
Les administrations ont une vision de l’économie qui peut être résumée en quelques mots : “Si ça bouge, taxez-le. Si ça continue à bouger, réglementez-le. Si ça s’arrête de bouger, subventionnez-le.”— Ronald Reagan
Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges.— Friedrich Nietzsche
Les devoirs de l’homme ne consistent qu’en deux points: ce qu’il doit à Dieu, et de ne point faire à autrui ce qu’il ne voudrait pas qu’on lui fît. L’homme n’est point rentré en société pour être pire qu’il était auparavant, ni pour avoir moins de droits qu’il n’en avait, mais pour que ces droits lui fussent mieux assurés. Ses droits naturels sont la base de tous ses droits civils.Les droits naturels sont ceux qui appartiennent à l’homme en raison de son existence: droits de l’esprit, droits d’agir comme un individu, pour sa propre satisfaction et pour son bonheur, en tant qu’il ne blesse pas les droits naturels d’autrui. Les droits civils sont ceux qui appartiennent à l’homme, en ce qu’il est membre de la société. Le pouvoir civil est composé de la réunion de cette classe de droits naturels dont la jouissance n’est pas parfaitement au pouvoir de l’homme. — Thomas Paine
Les esprits sains discutent des actes, les esprits moyens discutent des événements, les esprits médiocres discutent des personnes.— Jules Romains
Les gens n’aiment pas penser ; c’est qu’ils ont peur de se tromper. Penser, c’est aller d’erreur en erreur. Rien n’est tout à fait vrai. De même aucun chant n’est tout à fait juste. Ce qui fait que la mathématique est une épreuve redoutable, c’est qu’elle ne console point de l’erreur. Thalès, Pythagore, Archimède ne nous ont point conté leurs erreurs ; nous n’avons pas connu leurs faux raisonnements ; et c’est bien dommage.— Alain
Les gens qui se battent pour la libre entreprise ne défendent pas les intérêts de ceux qui se trouvent aujourd’hui être riches.— Ludwig Von Mises
Les hommes de l’Etat, pour dépouiller les autres avec des airs arrogants de vertu outragée, ont perverti la charité et la générosité en altruisme collectiviste. Leurs vols, ils les appellent « humanisme », « solidarité » ou « justice sociale ».— François Guillaumat
Les hommes ne peuvent être laissés libres d’agir selon leur propres connaissances et pour leurs propres buts que si la rémunération de leurs efforts dépend en partie de circonstances qu’ils ne peuvent ni régir ni prévoir. Et si l’on doit les laisser libres de se guider dans leurs actes par leurs propres convictions morales, il ne peut être en même temps exigé que l’effet global de leurs actions respectives sur leurs divers contemporains doive être conforme à un certain idéal de justice distributive. En ce sens-là, la liberté est inséparable d’un type de rémunération qui n’a fréquemment aucun rapport avec le mérite, et qui de ce fait est ressenti comme injuste.— Friedrich Hayek
Les hommes trébuchent parfois sur la vérité, mais la plupart se redressent et passent vite leur chemin comme si rien ne leur était arrivé.— Winston Churchill
Les libéraux sont ceux qui estiment que la liberté individuelle est, pour les hommes, une valeur suprême qui, pour peu que soit respectée la liberté des autres individus, ne devrait faire l’objet d’aucun compromis, même dicté par un souci de justice sociale.— Maurice Lagueux
Les préjugés, rustiques ou non, ne trompent point si l’on s’en sert comme de lunettes.— Alain
Les sciences se caractérisent par le fait qu’il y a progrès.— Pierre Rosenberg
Libéralisme et intervention de l’État ne sont pas contradictoires ; aucune liberté n’est possible si l’État ne la garantit pas.— Karl Popper
Liberté implique responsabilité. C’est pourquoi la plupart des hommes la redoutent.— George Bernard Shaw
Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté.— Confucius
Lorsque vous dites la vérité, vous n’avez à vous souvenir de rien.— Mark Twain
Ma façon de plaisanter, c’est de dire la vérité. C’est la plaisanterie la plus drôle du monde.— George Bernard Shaw
Mais n’oublions pas que les fanatiques sont souvent des “peureux mal compensés”. Ils sont dangereux parce que, ayant peur, ils font peur.— Raymond Ruyer
Il faut garder son sang-froid et ne pas prendre soi-même de grands airs. Contentons-nous d’être des dégonfleurs d’esbroufe.
Ne soyons résolus que dans le septicisme.
Manifester son bonheur est un devoir ; être ouvertement heureux donne aux autres la preuve que le bonheur est possible.— Albert Jacquard
Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fît.— Proverbe français
Ni la contradiction n’est marque de fausseté, ni l’incontradiction n’est marque de vérité.— Blaise Pascal
Nos contemporains sont incessamment travaillés par deux passions ennemies : ils sentent le besoin d’être conduits et l’envie de rester libres. Ne pouvant détruire ni l’un ni l’autre de ces ins¬tincts contraires, ils s’efforcent de le satisfaire à la fois tous les deux. Ils imaginent un pouvoir unique, tutélaire, tout-puissant, mais élu par les citoyens. Ils combinent la centralisation et la souveraineté du peuple. Cela leur donne quelque relâche. Ils se consolent d’être en tutelle, en songeant qu’ils ont eux-mêmes choisi leurs tuteurs.— Alexis de Tocqueville
Nos progrès en tant que nation dépendront de nos progrès en matière d’éducation. L’esprit humain est notre ressource fondamentale.— John Fitzgerald Kennedy
On fera valoir aussi que l’augmentation continue des prélèvements obligatoires, des déficits et de l’endettement, se justifie par une politique sociale d’aide aux plus démunis, aux chômeurs, aux “exclus”. Ce serait un bon argument si, d’une part, la politique économique des divers gouvernements européens n’avait pas tout mis en oeuvre depuis 1980 pour faire monter le nombre de ces chômeurs et de ces exclus ; et si, d’autre part, l’argent issu du prélèvement servait à les secourir avec efficacité et honnêteté. Or ce n’est pas le cas. Le Point a, par exemple, publié une enquête minutieuse sur “Les profiteurs de la banlieue”1. Elle montre que les milliards déversés dans les “quartiers” et les “zones franches” (les entreprises qui s’installent dans ces banlieues chaotiques reçoivent de grasses subventions) sont en majeure partie détournés par des associations fantômes voire mafieuses, par des bureaux d’urbanisme peuplés de courants d’air et se gavant d’honoraires en échange de projets destinés à rester dans les cartons. Là encore, l’Etat fait tout sauf son travail, qui consisterait, après avoir prélevé et redistribué, à contrôler et à sanctionner. Mais alors, il perdrait sa clientèle.— Jean-François Revel
On ne peut qu’être frappé par l’importance de la générosité privée dans des pays libéraux comme les Etats-Unis. On l’a un peu oublié en Europe, à cause de l’Etat providence. On y devient égoïste, parce que c’est à l’Etat de s’en occuper et qu’on paie suffisamment d’impôts pour cela… L’Etat détruit tout, même les sentiments altruistes.— Pascal Salin
On peut se promener partout en douceur en mettant une paire de chaussures, ou en exigeant que la Terre entière soit recouverte de cuir souple.— Proverbe indien
On peut se sacrifier pour ses propres idées, mais pas pour la folie des autres.— Stefan Zweig
Penser, c’est inventer sans croire.— Alain
Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer.— Guillaume le Taciturne
Pour eux (les socialistes) l’injustice, les inégalités entre pays riches et pays pauvres sont une conséquence du profit. Le profit lui même est inhérent à la logique du capitalisme privé… Les socialistes, refusant de remettre en question le système abstrait qu’ils veulent imposer à la réalité, attribuent de plus en plus en plus souvent leurs difficultés à des complots et prennent des mesures politiques, pour corriger les effets négatifs de leur obstination.— Jean-François Revel
Pour Hayek, le véritable libéral est celui qui est convaincu que la libre négociation entre les hommes est le meilleur moyen d’arriver aux arrangements les plus satisfaisants et que les solutions imposées par une autorité centrale seront toujours moins satisfaisantes que ces arrangements, faute de pouvoir tenir compte valablement de désirs individuels dispersés et à peu près indénombrables et inanalysables.— Maurice Lagueux
Pour les éveillés, il n’est qu’un seul monde, qui leur est commun; les endormis ont chacun leur monde propre, où ils ne cessent de se retourner.— Héraclite
Pour que la vraie concurrence existe, il faut qu’elle soit imposée par l’infrastructure de la propriété ; tout marxiste devrait le comprendre.— Jean-François Revel
Pourquoi ce qui est beau ne devrait-il pas être vrai ? Quel pessimisme dans ces simples mots !— Mark Fisher
Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.— Prévert
Quant à nous, nous pensons que l’état, ce n’est ou ce ne devrait être autre chose que la force commune instituée, non pour être entre tous les citoyens un instrument d’oppression et de spoliation réciproque, mais, au contraire, pour garantir à chacun le sien, et faire régner la justice et la sécurité.— Frédéric Bastiat
Qu’est-ce que le bonheur sinon l’accord vrai entre un homme et l’existence qu’il mène ?— Albert Camus
Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être, mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre.— Marc-Aurèle
Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par l’obéissance il assure l’ordre ; par la résistance il assure la liberté.— Alain
Referme ton Coran. Pense et regarde librement le ciel et la terre.— Omar Khayyâm
Selon ses défenseurs, le communisme aurait partout et toujours engendré des crimes sans être criminogène. C’est assez curieux comme application du principe de causalité.— Jean-François Revel
Selon ses défenseurs, le communisme aurait partout et toujours engendré des crimes sans être criminogène. C’est assez curieux comme application du principe de causalité.— Jean-François Revel
Si la nature a rendu moins susceptible que toute autre chose l’appropriation exclusive, c’est bien l’action du pouvoir de la pensée que l’on appelle une idée, qu’un individu peut posséder de façon exclusive aussi longtemps qu’il la garde pour lui ; mais au moment où elle est divulguée, elle devient la possession de tous, et celui qui la reçoit ne peut pas en être dépossédé. Sa propriété particulière, aussi, est que personne ne la possède moins parce que tout le monde la possède. Celui qui reçoit une idée de moi reçoit un savoir sans diminuer le mien ; tout comme celui qui allume sa bougie à la mienne reçoit la lumière sans me plonger dans la pénombre. Que les idées circulent librement de l’un à l’autre partout sur la planète.— Thomas Jefferson
Si la vérité est amère, ses fruits sont doux.— Hazrat Ali
Si l’on bannit l’Homme ou l’Être pensant et contemplateur de dessus la surface de la Terre, ce spectacle pathétique et sublime de la Nature n’est plus qu’une scène triste et muette. L’univers se tait ; le silence et la nuit s’en emparent. Tout se change en une vaste solitude où les phénomènes inobservés se passent d’une manière obscure et sourde. C’est la présence de l’Homme qui rend l’existence des êtres intéressante.— Denis Diderot
Si l’on entend par éternité non la durée infinie mais l’intemporalité, alors il a la vie éternelle celui qui vit dans le présent.— Ludwig Wittgenstein
Si tu as une pomme, que j’ai une pomme, et que l’on échange nos pommes, nous aurons chacun une pomme. Mais si tu as une idée, que j’ai une idée et que l’on échange nos idées, nous aurons chacun deux idées.— George Bernard Shaw
Si tu veux te soumettre toutes choses, soumets-toi à la raison.— Sénèque
Si vous avez un travail où il n’y a pas de complications, vous n’avez pas de travail.— Malcom Forbes
Si vous êtes certain, vous vous trompez certainement, parce que rien n’est digne de certitude ; et on devrait toujours laisser place à quelque doute au sein de ce qu’on croit ; et on devrait être capable d’agir avec énergie, malgré ce doute.— Bertrand Russell
Si vous êtes certain, vous vous trompez certainement, parce que rien n’est digne de certitude ; et on devrait toujours laisser place à quelque doute au sein de ce qu’on croit ; et on devrait être capable d’agir avec énergie, malgré ce doute.— Bertrand Russel
Sous prétexte de tolérance, on devient complaisant.— Marie-France Hirigoyen
Ta seule obligation en n’importe quelle vie est d’être vrai envers toi-même.— Richard Bach
Tandis que la règle du capitalisme américain est “permettre aux nouvelles entreprises de voir le jour”, il semble que celle du capitalisme français soit “permettre aux vieilles entreprises de ne pas mourir” ! Mais le capitalisme français ne peut obtenir ce résultat contre nature sans une intervention active de l’Etat. C’est ce qui doit changer.— Léon Blum
Tolérance. C’est arriver à penser : «Bien que je croie avoir rai¬son, et que la vérité existe, je ne ferai rien pour vous l’imposer».— Albert Memmi
Tolérer, c’est accepter ce qu’on pourrait condamner, c’est laisser faire ce qu’on pourrait empêcher ou combattre. C’est donc renoncer à une part de son pouvoir, de sa force, de sa colère. […] La tolérance ne vaut que contre soi, et pour autrui. Il n’y a pas de tolérance quand on n’a rien à perdre. […] Tolérer, c’est prendre sur soi.— André Comte-Sponville
Tout ce qui est excessif est insignifiant.— Talleyrand
Tout ce qui existe dans l’Univers est le fruit du hasard et de la nécessité.— Démocrite
Toute forme d’absolu relève de la pathologie.— Friedrich Nietzsche
Toute loi, prescription ou défense, édictée en vue du soi-disant intérêt de la masse au détriment des individus, est une duperie. Que l’individu se développe au contraire dans la plénitude de sa liberté, et la masse jouira d’un bonheur total fait de tous les bonheurs particuliers.— Jules Verne
Toute mesure qui fonde la charité sur une base permanente et qui lui donne une forme administrative crée une classe oisive et paresseuse, vivant aux dépens de la classe industrielle et travaillante (…). Je suis profondément convaincu que tout système régulier, permanent, administratif dont le but sera de pourvoir aux besoins du pauvre, fera naître plus de misères qu’il n’en peut guérir, dépravera la population qu’il veut secourir et consoler, réduira avec le temps les riches à n’être que les fermiers des pauvres, tarira les sources de l’épargne, arrêtera l’accumulation des capitaux, comprimera l’essor du commerce, engourdira l’activité et l’industrie humaines et finira par amener une révolution violente dans l’État, lorsque le nombre de ceux qui reçoivent l’aumône sera devenu presque aussi grand que le nombre de ceux qui la donnent.— Alexis de Tocqueville
Toute tolérance devient à la longue un droit acquis.— Georges Clémenceau
Toute vérité est une route tracée à travers la réalité.— Henri Bergson
Toutes les doctrines totalitaires, dont le socialisme n’est que la plus noble et la plus influente, sont concernées par cette critique du constructivisme. Elles sont fausses, non en raison des valeurs sur lesquelles elles s’appuient, mais parce qu’il y méconnaissance des forces qui ont rendu possible la Grande Société et la civilisation.— Friedrich Hayek
Toutes les grandes vérités commencent par être des blasphèmes.— George Bernard Shaw
Toutes les personnes sont respectables, mais aucune croyance n’est respectable.— Alain
Un bon politicien est celui qui est capable de prédire l’avenir et qui, par la suite, est également capable d’expliquer pourquoi les choses ne se sont pas passées comme il l’avait prédit.— Winston Churchill
Un conducteur dangereux, c’est celui qui vous dépasse malgré tous vos efforts pour l’en empêcher.— Woody Allen
Un homme qui réussit est un homme qui se lève le matin et qui se couche le soir, et qui entre les deux fait ce qui lui plaît.— Bob Dylan
Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté.— Winston Churchill
Un petit nombre de règles universelles sont nécessaires et suffisantes pour qu’une société soit une société libre: la reconnaissance des droits de propriété, la liberté contractuelle (qui en est une conséquence naturelle) et l’exercice de la responsabilité qui est rendu possible par la détermination antérieure des droits de propriété.— Pascal Salin
Une assemblée qui a le pouvoir de voter des faveurs à des groupes particuliers devient forcément le cadre où les compromis au sein de la majorité entraîneront la décision. La prétendue volonté de la majorité élaborée dans le processus de marchandages n’est rien de plus qu’une entente pour favoriser ses clientèles au détriment du reste. Le discrédit de la politique parmi les simples citoyens est dû à la constatation de ce fait que les politiques poursuivies sont largement déterminées par des séries de troc avec des groupes d’intérêts organisés.— Friedrich Hayek
Une image vaut mille mots.— Confucius
Une religion qui peut tolérer les autres ne songe guère à sa propagation.— Montesquieu
Une théorie qui n’est réfutable par aucun événement qui se puisse concevoir est dépourvue de caractère scientifique.— Karl Popper
Utopie, comme idéologie, est aujourd’hui un mot péjoratif ; et il vrai que la plupart des utopies visent à remodeler la société de fond en comble et souffrent de contradictions internes qui rendent leur réalisation impossible. Mais une image idéale d’une société qui ne serait pas entièrement réalisable, ou une conception pilote de l’ordre global à viser, n’en est pas moins la condition préalable et indispensable d’une politique rationnelle, en même temps que la contribution essentielle que la science peut apporter à la solution des problèmes de politique pratique.— Friedrich Hayek
Vieillir c’est simplifier.— Daniel Thibault
Vous ne pouvez pas apporter la prospérité au pauvre en la retirant au riche. Vous ne pouvez pas multiplier les richesses en les divisant. Le gouvernement ne peut rien donner à personne sans l’avoir au préalable pris à un autre. Tout ce qu’un individu reçoit sans rien faire pour l’obtenir, un autre individu a dû travailler pour le produire sans en tirer profit. La pire chose qui puisse arriver à une Nation c’est que la moitié du peuple croit qu’elle n’a pas à travailler parce l’autre moitié travaillera pour elle, et que cette dernière moitié se dit qu’il ne sert à rien de travailler parce qu’elle ne pourra pas bénéficier des fruits de ce travail.— Adrian Rogers
[...] ce qui compte c’est d’être humain et simple. Non, ce qui compte, c’est d’être vrai et alors tout s’y inscrit, l’humanité et la simplicité. Et quand donc suis-je plus vrai que lorsque je suis le monde ? Je suis comblé avant d’avoir désiré. L’éternité est là et moi je l’espérais. Ce n’est plus d’être heureux que je souhaite maintenant, mais seulement d’être conscient.— Albert Camus
[...] je comprends que toute mon horreur de mourir tient dans ma jalousie de vivre. Je suis jaloux de ceux qui vivront et pour qui fleurs et désirs de femme auront tout leur sens de chair et de sang. Je suis envieux, parce que j’aime trop la vie pour ne pas être égoïste.— Albert Camus
[Il y a quatre ingrédients du bonheur] que je juge importants. Le premier, c’est peut-être la santé. Le deuxième, les moyens voulus pour être à l’abri du besoin. Le troisième, d’heureux rapports avec les autres. Le quatrième, la réussite dans le travail.— Bertrand Russell




